‹ Encyclopédie d'histoire naturelle; ou, Traité complet de cette science d'après les travaux des naturalistes les plus éminents de tous les pays et de toutes les époques: Buffon, Daubenton, Lacépède, G. Cuvier, F. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Latreille, De Jussieu, Brongniart, etc. etc (volume 4)Chapitre 39 sur 129 · CORSAC ou ADIVE, CANIS CORSAC. Linné · texte numérisé non relu

CORSAC ou ADIVE, CANIS CORSAC. Linné

CaRACTÈRES SPÉCIFIQUES. — Pelage d'un gris fauve uniforme en dessus, d'un blanc jaunâtre en dessous; membres fauves; queue très-longue, touchant la terre, noire à l'extrémité; de petite taille, car la longueur de la tête et du corps ne dépasse pas 0,50, et celle de la queue 0",26; c'est-à-dire qu'il est plus petit que le Renard, et à peu près de la taille de notre Chat domestique.

Le Corsac est le type de la section des Cynalopex de M. H. Smith; il habite les déserts de la Tartarie, et se retrouve dans l'Inde. Il vit par troupes dans les steppes déserts et couverts de bruyéres, où il est sans cesse occupé à chasser les Oiseaux, les Rats, les Lièvres et autres petits animaux. Sa voix, qu'il fait entendre la nuit, est moins glapissante que celle du Chacal. L'accouplement a lieu au mois de mars; la femelle met bas, au mois de mai, de cinq à six petits. D'après G. Cuvier, le Corsac ne boirait pas; mais ce fait, qui semble étrange, est-il bien avéré?

Ce joli animal, aujourd'hui si peu connu en France, a été néanmoins fort commun à Paris sous le règne de Charles IX, parce qu'il était de mode, chez les dames de la cour, d’en avoir au lieu de Chiens ordinaires; on le désignait sous le nom d'Adive, et on le faisait venir, à grands frais, de l'Asie.

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