I.oitl. LORIUS. I lîrisson
GARACTÈRES GÉNÉRIQUES.
Bec aussi haut que large à la base, très-arqué, à arête prononcée à son point de départ seulement, à pointe aiguë et prolongée, comprimée, à bords mandibulaires ondulés et sans échanernre.
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Narines basâtes, arrondies et découvertes.
Fig. 204 Lori garrulus
Fig. '205 — Loi i '.mm clins
Ailes médiocres et pointues, la deuxième rémige lu plus longue. Queue ordinaire, annelée et arrondie à sou extrémité. Tarses courts, réticulés; doigts longs, ongles crochus et aigus
Fig. 266. — Lori grand Lori
Cinq espèces, des Moluques, de Bornéo et de la Nouvelle-Guinée.
« Ces Oiseaux, dit Sonnera t, ont le regard vif, la voix perçante; ils sont prompts et agiles dans leurs mouvements; ils sont en général délicats, difficiles à transporter et sujets à des spasmes convulsifs qui les font mourir en peu de temps. «
« II parait, dit Desmarest, que c'est du Lori tricolore (Lorhis tricolor), Stephens, que l'on a pris la dénomination générale de Lori, mot que cette espèce prononce facilement, pour l'appliquer à toutes les espèces de Perroquets chez lesquelles le rouge domine. »
Le Lori grand Lori de Le Vaillant a la tête, le cou, le dos, les scapulaires, toutes les couvertures des ailes, le croupion et le ventre, d'un rouge cramoisi; la poitrine et les flancs, couverts d'un plastron violet, qui, passant par les côtés du cou, en embrasse la partie postérieure et semble y être suspendu. Les petites couvertures qui bordent le pli des ailes, et les grandes pennes de celles-ci, sont d'un bleu violet; leurs dernières plumes, les plus rapprochées du dos, sont du cramoisi de cette dernière partie. Le dessus de la queue est aussi cramoisi dans les deux tiers de sa longueur, et le reste, c'est-à-dire le bas, est d'un beau jaune d'or; les couvertures du dessous et le revers de la queue sont de ce même jaune; le bec, qui est d'une grosseur remarquable, est tout noir; les pieds et les ongles sont noirs aussi.
Une variété d'âge, décrite et figurée par Le Vaillant, est généralement rouge, avec les plumes de la poitrine et du ventre bordées de vert; la bordure entière des ailes et leurs grandes pennes bleues; le bas-ventre et le bout des pennes caudales jaunes.
Quant au jeune âge, décrit par le même naturaliste, il formerait une seconde variété, rouge sur les parties supérieures du corps, avec la poitrine et le ventre couverts d'une grande quantité de plumes vertes, entremêlées de plumes bleues sur le haut, et de plumes rouges sur le bas, avec la bordure de l'aile bleue, ainsi que les pennes; les couvertures inférieures et le bout des pennes de la queue étant jaunes.
Le grand Lori habite les Moluques. (Desmarest.)
GENRE. - EOS. EOS (Wagler.
H»;, aurore.
Bec large et évasé à la base, très-arqué, à pointe aiguë, à arête arrondie, comprimé sur les côtés, h bords mandibnluires ondulés, et portant une êchancrure. Narines basâtes, oculaires.
Fig. 21)7 . — Ëos ruina
Ailes longues, la troisième rémige la plus grande de toutes Queue allongée, largement élagée.
Tarses courts et scutellés; doigts allongés
Se compose de huit espèces de l'Océanie, habitant le centre des forêts les plus épaisses. Nous figurons le Lori (Eos), de Bornéo (Eos cijanirostrala), G. R. Gray, de 0m,22.
Fig. 268. — Eos de Bornéo
4me GENRE. — CORYPHILE. CORYPHILUS. (Wagler.)
Koju;, casque; coiXew, j'aime.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES
Bec mince, très-arqué jusqu'à la pointe, qui est allongée et aiguë, à arête légèrement prononcée à la base, comprimé latéralement, à bords ondulés, ne formant une dent qu'à la naissance de la pointe, et recouvrant de beaucoup la mandibule inférieure.
Narines arrondies, basâtes, légèrement engagées dans les plumes du front.
Fig. 269. — Coryphile pipilans.
Fig. 270. — Coiyplnle pipilans
Ailes longues, la troisième rémige dépassant les autres.
Queue assez ample et étagée, composée de plumes larges d'abord et rélrécies à leur extrémité. Tarses médiocres, minces, réticulés; les doigts revêtus de quatre à cinq squamelles près des ongles, qui sont recourbés et aigus.
Ce genre se compose de dix espèces, toutes de la Polynésie. Ce sont les plus gracieux et les plus jolis de tous les Psittacidés, ayant, le plus ordinairement, les plumes de l'occiput plus ou moins effilées et érectiles. Ils sont très-irritables, très-colériques et difficiles à apprivoiser. Leur nourriture consiste en fruits, tels que bananes et cocos; « et leur existence, dit Lesson(l), se termine toujours, en captivité, par des crampes qui se succèdent rapidement, et dont le terme est la mort. L'une de ces espèces porte, dans les îles de la Société, le nom de Vint, mais surtout, et plus particulièrement, celui iVAri-manou, qui veut dire Oiseau des cocotiers, parce qu'elle se tient constamment dans <ies palmiers.
5"'e GENRE. - ÉCLECTliS. ECLECTUS. (Wagler.) ExXixt:;, remarquable, brillant.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES
Bec large, épais et développé à la base, très-arqué, sans arête appréciable, comprimé latéralement à partir de la base, à bords marginaux (lenticules et comme déchirés.
Narines basales, ovalaires, à peine visibles, et presque entièrement cachées dans les plumes du front.
Fig. 271. — Eelcctus de Linné.
Ki;:. 272 — ICcleclus de Linné
(I ) llluslratiens de Xootogu
Ailes longues et pointues, les deuxième et troisième rémiges les plus longues. Queue médiocre, presque égale et élargie h son extrémité
Tarses très-courts, et déprimés; doigts très-longs, recouverts d'écaillés régulières; ongles forts et aigus.
Ce genre renferme sept espèces des Moluques et de la Malaisie.
On ne possède sur leur mœurs aucuns renseignements particuliers.
Fig. 273. — lîcleclus Comélie.
QUATRIÈME FAMILLE. — PSITTACINËS.
Les Psittacinés ont le bec épais, bombé, large à la base, à côtés légèrement comprimés, à bords généralement dentés ou festonnés, à pointe prolongée, aiguë, et équivalant au tiers de la longueur totale du bec; à mandibule inférieure échancrée sur ses bords, légèrement carénée en dessous; les narines basales, arrondies, larges et ouvertes; les ailes, en général, longues et pointues; la queue courte et carrée.
La langue est charnue, épaisse, revêtue d'une épiderme mince.
Cette famille se distingue des autres Psittacidés par des formes plus robustes et plus massives.
M. G. R. Gray en a fait cinq genres :
1° Tanygnathe (Tamjgnatlius), Wagler; 2° Perroquet (Psittacus), Linné; 3° Chrysotis (Chrysotis), Swainson; 4° Psittacule (PsiUacula), Rrisson; 5° Nasiterne (Nasilerna), Wagler.
M. Ch. Ronaparte, qui en fait sa sixième sous-famille, la compose de treize genres ;
1° Tanygnathe;
2° Chrysotis;
5° Pionus (Pionus), Wagler;
4° Dérotype (Derotijpus), Wagler,
5° Caïca (Caïca), Lesson;
6° Poïocéphale (Poïocephalus), Swainson,
7° Perroquet;
8° Triclarie (Trietaria), Wagler;
9° Prioniture (Prionilurus), Wagler;
10" Geoffroy (Geoffroijus) , Lesson,
11° Psittacule;
12° Loricule (Loriculus), Rlyth;
43° Agapornis (Agapornis), Selby,
qui ne sont, à proprement parler, que des démembrements des cinq genres admis par M G. R. Gray, que nous adoptons.
i" GENRE. — TANYGNATHE. TANYGNATHUS. (Wagler )
Tavuw, je saisis, je serre ; ^vaôc;, mâchoire.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES
Bec large, gros, bombé, très-convexe, élevé, sans arêle, trhs-dilaté sur les côtés, qui sont renfles^ maïs non dentés on éckancrés, terminé en pointe recourbée et aiguë.
Narines basâtes, arrondies, mais entièrement cachées par les plumes du bord du front. Ailes longues et pointues, la deuxième rémige la plus grande.
Kig. I . — Trichoglosse porphyre, d'iiprès Guulil.