‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 13 sur 633 · LL · texte numérisé non relu

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< Larix Europæa, D. C., Abies Lariæ, Lam., Pinus Larix, L. (Mélèze, Sapin d'Europe.) Arbre de n: plus de cent pieds de hauteur, dont le tronc droit est garni de nombreuses branches horizontales, Ci étalées et formant une vaste pyramide. Feuilles linéaires, étroites, aiguës, caduques, éparses sur les 4 jeunes rameaux, disposées en rosettes sur ceux de deux ans. Cônes oblongs, légèrement pointus, co- = lorés en brun. Ce Mélèze, qui croît sur les hautes montagnes à une élévation moyenne, est rechern':

ché pour l’ornementation des parcs et des jardins paysagers. Son bois est très-dur et acquiert, avec le temps, une espèce d’inaltérabilité due au desséchement de la résine qui en ferme tous les pores. M. de Malesherbes cite un chalet construit sur les Alpes avec des poutres équarries de cet arbre,

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simplement superposées les unes sur les autres, et dans lesquelles il ne put faire entrer la pointe de son couteau. La conservation de ce bâtiment était complète, quoiqu'il eût été élevé depuis plus de deux cents ans. Le Mélèze est employé pour la menuiserie, la charpente, la construction de petits bâtiments, etc. La résine qui découle de cet arbre avec abondance est recueillie avec soin et vendue sous le nom de térébenthine de Venise. Ses feuilles sécrètent au printemps, sous forme de grains plus ou moins arrondis, une substance un peu gluante appelée manne de Briançon, et douée, à un degré moins prononcé, il est vrai, de propriétés purgatives analogues à celles de la manne ordinaire. Larix cedrus, Tournef., Pinus cedrus, L. (Gèdre du Liban.) Tronc pouvant acquérir de trente à trente-six pieds de circonférence. Tige s’élevant à plus de cent pieds, portant des branches disposées en étages irréguliers et divisées en rameaux nombreux se déployant horizontalement. Flèche dirigée et inclinée vers le nord. Cet arbre, qui croit dans diverses contrées de l'Asie, était célèbre dans l'antiquité. Son bois était regardé comme incorruptible, et on en tirait une résine qui servait à embaumer les morts. Le temple de Salomon fut en partie construit avec des Cèdres coupés sur le mont Liban. Les vastes forêts que cet arbre formait alors sur cette montagne ont aujourd'hui entièrement disparu et on n'y observe plus que quelques pieds solitaires croissant de loin en loin. Le Cèdre fut planté en Europe, pour la première fois, en 4AGS5, dans le jardin de Chelsea près de Londres. En 1734, Bernard de Jussieu en apporta d'Angleterre un pied, qu'il planta dans le Jardin des Plantes de Paris, où cet arbre de toute beauté est l’objet de l'admiration publique, quoiqu'il ait cessé de s’accroître en hauteur, sa flèche ou bouton terminal ayant été enlevée par une balle. On ne sait trop pourquoi te Cèdre n'est pas plus répandu, car il réussit dans les plus mauvais sols; peut-être en faut-il chercher fa cause dans la lenteur de sa croissance, qui, du reste, est en rapport avec sa durée, car il vit, dit-on, plus de mille ans. Son bois, inférieur au Pin, est de meilleure qualité que celui du Sapin.

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