‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 147 sur 633 · ELÆAGNUS. Linné. (CHaLer · texte numérisé non relu

ELÆAGNUS. Linné. (CHaLer

Périanthe campanulé, coloré intérieurement, à limbe quadrifide. Quatre étamines alternant avec les divisions calicinales à filets très-courts. Ovaire surmonté d'un style court, terminé par un stigmate obtus. Drupe monosperme.

Genre renfermant une dizaine d'espèces, dont la plus grande partie habite le Japon; une seule croît en Europe. — L’E. angustifolia, L. (Olivier de Bohême), est un arbre de moyenne grandeur, qui produit un effet vraiment pittoresque par la belle couleur blanche, argentée, soyeuse, luisante que présente la face inférieure de ses feuilles. Les fleurs sont jaunätres et exhalent, vers le soir surtout, une odeur très-pénétrante. Le fruit, de la forme d’une olive, est ovoïde, charnu et couvert d’écailles. Selon certains auteurs, on le mange en Perse et dans la Turquie d'Asie. L'Olivier de Bohême, qui est cultivé dans les jardins paysagers, croît dans le sud de l'Europe et le Levant.

Fig. 46. — Chalcf.

9, HPPOPHAE. Linné. (Arcousien.)

Fleurs dioïques. Les mâles : périanthe à limbe biparti. Quatre étamines à filaments très-couris. Anthères oblongues. Fleurs femelles : périanthe tubulé, à bord bifide. Ovaire à style court. Stigmate épais, oblong. Baie uniloculaire, monosperme.

LH. rhamnoides, L., est un arbrissean cultivé dans les pares comme arbrisseau d'agrément et qui croit spontanément dans une partie de l'Europe, depuis les Alpes jusqu'en Suède, surtout dans les sables des bords de la mer, qu'il sert à fixer.

Fig. 47, — Argousier,

72" FAMILLE. — POLYGONÉES.

Ilerbes ou arbrisseaux à feuilles alternes, rarement opposées, simples, entières, quelquefois ondulées, découpées ou incisées, le plus souvent pétiolées, garnies intérieurement d’une stipule membraneuse engaînant la tige et que l’on désigne sous le nom particulier d'Ochrea. Fleurs hermaphrodites ou unisexuées par avortement, axillaires, solitaires, groupées en cymes contractées ou rameuses, en épis ou en grappes terminales. Périanthe herbacé ou pétaloïde, polyphylle, formé de trois à six folioles libres ou soudées par leur base, quelquefois disposées sur deux rangs. Étamines en nombre variable, défini, insérées sur deux rangs vers la base du calice. Filets filiformes ou subulés, libres ou cohérents à la base, et portant des anthères biloculaires s’ouvrant longitudinalement. Ovaire libre ou adhérent à la base du calice, à deux, trois ou rarement quatre angles; à une loge contenant un seul ovule. Deux ou trois styles distincts ou réunis inférieurement, surmontés de stigmates capités, discoïdes ou en forme de houppe.Fruit monosperme. Garyopse ou achaine comprimé, trigone ou trèsrarement tétragone, indéhiscent, sec, nu ou recouvert par le calice persistant. Graine dressée, libre, à test membraneux. Embryon cylindrique, au centre ou sur le côté d’un gros périsperme farineux.

Les Polygonées sont répandues sur toute la terre, mais particulièrement dans les régions tempérées de l'hémisphère boréal, où un grand nombre d'espèces herbacées semble affectionner le séjour’ des lieux humides. Elles sont rares sous les tropiques et ne s’y rencontrent qu'à une certaine élévation. L'Amérique équinoxiale en possède aussi quelques-unes généralement frutescentes ou arborescentes. Ces végétaux rendent divers services à l'homme. Leurs racines sont plus ou moins purgatives, propriété qu’elles doivent à la présence d’une petite quantité de résine associée à des matières gommeuses et astringentes. Elles contiennent aussi des acides végétaux qui, lorsqu'ils sont abondants, communiquent à plusieurs d’entre elles une acidité qui les fait rechercher pour l'alimentation. D’autres sont cultivées pour leurs graines, et, dans certaines contrées, notamment dans l’ouest de la France,

elles servent presque exclusivement à la nourriture de l'homme et des animaux. Enfin, quelques espèces en petit nombre ont été introduites dans nos jardins et concourent à leur décoration.

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