RUMEX. Linné. (Osertre
Périanthe à six divisions, dont trois extérieures réfléchies, les intérieures rapprochées. Ovaire surmonté de trois styles capillaires terminés chacun par un stigmate déchiqueté. Utricule trigone, recouverte par le périanthe.
Genre composé d'un grand nombre d'espèces qui ne brillent pas par l'élégance de leurs fleurs, mais que la nature à douées de propriétés officinales et alimentaires. Leurs racines sont amères, fondantes et laxatives; leurs feuilles ont souvent une saveur acide très-prononcée, et elles passent, en outre, pour être antiscorbutiques. — Le R. patientia, L. (Patience), qui croît auprès des ruisseaux dans une partie de l'Europe, était autrefois employé dans les affections de la peau. On dit que son nom français lui a été donné pour faire allusion à la patience nécessaire an malade qui en fait usage, par suite de la lenteur avec laquelle il agit. — Le R. alpinus, L., a été souvent à forte dose substitué à la Rhubarbe. — Le À. aquaticus, L., croît au bord des rivières, et se fait remarquer par ses fortes proportions. Sa racine, mâchée et réduite en poudre, possède, dit-on, la propriété de calmer les douleurs de dents. — Le R. sanguineus, L., se distingue à la teinte pourpre de ses tiges et de ses feuilles. 11 habite les lieux humides, ainsi qu'un grand nombre de ses congénères. — Le Re. acetosa, L., ou Oseille commune, est trop connu pour qu’il soit nécessaire de le décrire ici. La culture de cette plante a produit un grand nombre de variétés. Ses feuilles doivent à leur acidité d'être employées comme aliment peu nourrissant, il est vrai, mais très-rafraichissant et agréable. — Le À. acetosella. L., qui participe des qualités de l'Oseille ordinaire, est plus petit, et croît communément dans les terrains arides et les prés secs. Nous citerons encore les R. scutatus, L.; tuberosus, L., plante à racines tubéreuses, propre aux contrées méridionales de l’Europe; crispus, L.; pulcher, L.; mari-
timus, L., et palustris, Smith; tous communs dans nos contrées, à l'exception du dernier.