‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 227 sur 633 · CUSPARIA. Humboldt · texte numérisé non relu

CUSPARIA. Humboldt

Arbres à feuilles trifoliées. Fleurs en grappes axillaires. Calice campanulé, à cinq divisions. Corolle tubuleuse à cinq pétales soudés à la base. Cinq ou six étamines, dont deux seulement anthérifères. Ovaire à cinq loges uniovulées; style simple; stigmate à cinq lobes rapprochés. Fruit composé de cinq capsules monospermes, bivalves, réunies à un axe central.

La Cusparie fébrifuge {C. febrifuga, Humb.) est un grand arbre originaire des bords de l’Orénoque, dans l'Amérique du Sud, où MM. De Humboldt et Bonpland l'ont vu former d'immenses forêts; il croît aussi dans d’autres parties du nouveau monde, et spécialement au Brésil. Ces deux savants naturalistes ont reconnu l'écorce de cet arbre dans l’angusture du commerce ou cusparé, que l’on avait crue jusqu'alors fournie par le Magnolia glauque. Cette écorce est en plaques roulées, grises en dehors, fauves en dedans, à saveur amère et nauséeuse, laissant dans la bouche, surtout à la pointe de la langue, un sentiment d’âcreté et de picotement. On l’a employée avec succès contre les fièvres intermittentes et la dyssenterie, pourvu toutefois que celle-ci ait perdu son caractère inflammatoire; on l’a aussi recommandée contre la fièvre jaune. Ge médicament est fort peu employé de nos jours.

QUATRIÈME TRIBU, — SIMAROUBÉES.

Fleurs hermaphrodites ou unisexuées; loges à un seul ovule; carpelles distincts, indéhiscents; embryon sans endosperme.

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