‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 229 sur 633 · SIMARUBA. Richard · texte numérisé non relu

SIMARUBA. Richard

Arbres à feuilles imparipennées, ayant les folioles quelquefois alternes. Fleurs unisexuées. Galice concave, à cinq lobes. Corolle à cinq pétales dressés. Étamines au nombre de cinq à dix. > Le Simarouba de Cayenne (S. Guyanensis, Rich.; Quassia simaruba, L.) est un très-grand arbre dioïque, ayant à peu près le port d'un Frêne. Il atteint vingt à vingt-cinq mètres de hauteur, sur deux pieds de diamètre; on le trouve spontané dans les lieux sablonneux, à la Guyane, à Saint-Domingue et à la Jamaïque. L’écorce de sa racine est le Simarouba du commerce; elle est vendue en plaques roulées, souvent très-longues, d’un gris jaunâtre, d’une texture fibreuse et lâche, sans odeur, mais ayant une saveur très-amère. Son action est essentiellement tonique. C’est un des médicaments qu’on a le plus vantés contre les flux de ventre. On l’a employé encore dans la dyspepsie, le scorbut, les scrofules, la chlorose, les fièvres intermittentes, etc. On lui a attribué aussi la faculté d’arrêter le vomissement, pourvu toutefois que celui-ci ne provienne pas de l’irritation de l'estomac. En général, d’après Richard, ce médicament doit être nuisible dans tous les cas où il y a douleur ou inflammation vive dans quelque organe important. Le Simarouba changeant (S. versicolor, Saint-Hil.), découvert au Brésil par M. Aug. de Saint-Hilaire, possède les mêmes propriétés.

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