ACER. Tournefort. (Éragce
Arbres ou arbrisseaux à feuilles opposées. Galice à cinq divisions, rarement plus ou moins. Pétales en nombre égal, alternant avec les sépales, rarement nulles. Cinq à douze étamines à anthères oblongues. Ovaire didyme; style simple, surmonté de deux stigmates. Fruit composé de deux samares.
Ce genre renferme un grand nombre d'espèces, presque toutes exotiques, mais généralement cultivées dans nos jardins, à cause de leur tronc droit et de l’élégance de leur port. Les plus communes chez nous sont les Erables sycomore (A. pseudo-platanus, L.), plane (A. platanoïdes, L.), champêtre (À. campestre, L.), de Montpellier (A. Monspessulanum, L.), etc. Les deux premiers sont des arbres qui atteignent d’assez grandes dimensions, et dont le bois est très-estimé dans l’ébénisterie et surtout dans la fabrication des instruments de musique. La séve de plusieurs Érables renferme beaucoup de sucre, et donne par la fermentation une boisson dont les peuples du Nord font un grand
usage; nous citerons surtout, sous ce rapport, l'Érable à sucre (A. saccharinum, L.) de la Pensvlvanie. L'Érable à feuilles de Frêne (A. negundo, L.), à feuilles imparipennées, originaire du Japon, est devenu le type d'un nouveau genre, sous le nom de Negundo fraxinifolia.
Fig. 90. — Erable sycomore,
97" FAMILLE. — MALPIGHIACÉES.
Arbres, arbrisseaux ou arbustes à feuilles opposées, simples ou composées. Fleurs jaunes ou blanches, disposées en grappes ou en corymbes axillaires ou terminaux. Pédicelles floraux souvent articulés et munis de deux petites bractées à la partie moyenne. Calice monosépale, à quatre ou cinq divisions profondes. Corolle à cinq pétales longuement unguiculés, rarement nulle. Dix étamines, - rarement moins, libres ou un peu soudées à la base. Pistil simple, ou formé de trois carpelles plus ou moins soudés entre eux, et contenant chacun un ou deux ovules. Trois styles quelquefois soudés. Fruit sec ou charnu, composé de trois carpelles distincts, ou formant une capsule, à trois, rarement à une ou deux loges, ordinairement relevée d'ailes membraneuses, très-saillantes, ou de pointes épineuses; chaque carpelle ou chaque loge contenant une seule graine, à tégument propre, peu épais. Embryon un peu recourbé, dépourvu d’endosperme. ù
Cette famille a des affinités avec les Hypéricinées et les Acérinées; elle est remarquable en ce que les feuilles sont fréquemment munies de glandes pétiolaires, et portent souvent à la face inférieure des poils très-fins en navette, qui, en s’introduisant sous la peau, causent une cuisson très-vive. On
peut réunir aux Malpighiacées les genres Æsculus, Trigonia, etc, érigés en familles par plusieurs botanistes. Les espèces qui habitent les tropiques ou les régions tempérées voisines, sans s’avancer au delà du trente-sixième degré de latitude, et qui, sur les montagnes des pays les plus chauds, ne dépassent guère deux mille mètres d'élévation, abondent surtout en Amérique et manquent en Océanie.