GLAUCIUM. Tournefort. (GLauciÈre
Plantes herbacées, à sue incolore, à fleurs subsolitaires, terminales. Stigmate à deux lobes lamelleux. Capsule linéaire, siliquiforme, divisée en deux loges par une fausse cloison, s’ouvrant en deux
valves. Graines dépourvues d’arille.
La Glaucière commune ou Pavot cornu (G. flavum, Crautz., Chelidonium glaucum, L.) possède
à peu près les propriétés du genre précédent. 6. BOCCONIA. Tournefort.
Plantes sous-frutescentes, à suc jaunâtre, à fleurs disposées en panicules terminales. Calice à deux
sépales. Corolle nulle. Douze étamines environ. Style très-court. Deux stigmates recourbés, plumeux à l'intérieur. Fruit capsulaire, ovale, comprimé, monosperme, s’ouvrant en deux valves.
103" FAMILLE. — CABOMBÉES.
Plantes herbacées, vivaces, aquatiques, à feuilles nageantes, entières et peltées, ou divisées en lobes plus ou moins fins. Fleurs solitaires, longuement pédonculées. Calice à trois on quatre divisions. Corolle à trois ou quatre pétales. Étamines en nombre qui varie de six à trente-six. Pistils réunis au centre de la fleur, en nombre moitié moindre que celui des étamines, c’est-à-dire de trois à dix-huit, Ovaire plus ou moins allongé, à une seule loge contenant deux ovules pariétaux et pendants. Style plus ou moins long, terminé par un stigmate simple. Fruit composé de trois à dix-huit carpelles indéhiscents, insérés sur un réceptacle à peine élargi, et contenant chacun une ou deux graines. Embryon presque discoïde, entouré d’un très-gros endosperme charnu ou farineux.
Cette famille ne renferme que les deux genres Cabomba et Hydropeltis, qui croissent dans les eaux douces du nouveau continent. Il n’est pas facile de déterminer sa place dans la série végétale. Elle à été placée successivement dans les Monocotylées et les Dicotylées. Par l’organisation de sa fleur, elle se rapproche des Alismacées; ehe a aussi quelques rapports avec les Saururées et les Pipéracées. De Candolle les réunit au genre Podophyllum (page 134), dans sa famille des Podophyllées. Nous suivons ici l’opinion la plus généralement adoptée aujourd’hui, en rapprochant les Cabombées des Nymphéacées.