FAMILLE. — CACTÉES
Syn. : NOPALÉES, Vent.; OPUNTIACÉES, D. C.
Plantes vivaces, charnues, souvent arborescentes, d’un port tout particulier, analogue à celui que nous avons observé dans quelques Euphorbes. Tiges cylindriques, rameuses, eulées, anguleuses ou composées de pièces articulées, regardées à tort comme des feuilles. Celles-ci AqUEL presque constamment, et sont remplacées par des épines réunies en faisceaux. Fleurs généralement solitaires à l'aisselle de l’un de cts faisceaux, quelquefois très-grandes et d’un éclat remarquable. Calice monosépale, adhérent, quelquefois écailleux extérieurement, terminé à son sommet par un libes composé d’un grand nombre de lobes inégaux qui se confondent avec les pétales. Ceux-ci sont en général très-nombreux et disposés sur plusieurs rangs. Étamines très-nombreuses, à filets grêles et ” av Fee à ee ie sh un grand nombre d’ovules attachés à des
P e nombre est très-variable, et ordinairement en rapport avec celui des
stigmates. Style simple, terminé par trois ou un plus grand nombre de stigmates rayonnés. Fruit charnu, ombiliqué au sommet. Embryon droit ou recourbé, dépourvu d’ endosperme.
Toutes les espèces de cette famille sont des plantes grasses qui offrent les formes les plus bizarres et les plus variées; quelques-unes sont tout à fait globuleuses, et ressemblent à un Melon. Tous ces tégétaux se plaisent dans les lieux les plus secs et les plus arides; ils s'étendent sur les rochers de l'Amérique et de l'Asie, et s'élèvent au milieu des sables brülants de l'Afrique. Leurs fruits, qui sont assez gros dans quelques espèces, sont pulpeux et rafraichissants, et servent de nourriture aux habitants des régions tropicales. Aucune espèce n’est employée en Europe à titre de médicament; mais plusieurs sont administrées avec avantage dans les lieux où elles croissent, et particulièrement aux Antilles.
4, CACTUS. Linné. (Cierce, Nopaz.)
Plantes grasses, charnues, de formes très-variées, à feuilles remplacées généralement par des faisceaux d'épines. Fleurs tubuleuses ou rotacées, souvent très-grandes, présentant des sépales, des pétales et des étamines en nombre considérable. Ovaire adhérent, à une seule loge Fruit charnu. : À
Fig. 115. — Melocactus.
Ce genre, dans lequel Linné en a réuni plusieurs autres établis par Tournefort, a été de nouveati
démembré en plusieurs groupes, que les botanistes modernes s'accordent à considérer aujourd'hui comme autant de genres. Les bornes de cet ouvrage ne nous permettant pas de nous étendre, nous adopterons l'opinion qui les regarde comme des sections du grand genre Cactus, qui serait alors le seul de cette famille. Nous nous contenterons de les nommer ici.
Pereskia, Plumier. Echinopsis, Zuccar.
Opuntia, Tournefort. Pilocereus, Lemaire.
Nopalea, Salm. Echinocactus, Link.
Fhipsalis, Gaertner. Malacocarpus, Salm Lepismium, Pfeiffer. Melocactus, Tournefort.
Epiphyllum, Pfeiffer. Mamillaria, Haw.
Phyllocactus, Link. Anhalonium. Lemaire.
Cereus, Haw. Pelecyphora, Ehrenberg.
Parmi les nombreuses espèces intéressantes que renferme ce genre, nous citerons surtout : 4° le C. opuntia, L. (Raquette, Figuier de Barbarie), naturalisé aujourd'hui sur tout le littoral de la Méditerranée, où son fruit est alimentaire, et qui présente dans ses étamines un phénomène remarquable d'irritabilité; 2° les C. tuna et coccinellifer, L., sur lesquels vit le précieux insecte connu sous le nom de cochenille, et dont on retire une-si belle couleur rouge; les deux premières espèces sont employées dans quelques pays comme clôtures, et servent même de fortifications; 3° le Pilocereus senilis, Lem., couvert de poils gris soyeux qui lui ont fait donner le nom vulgaire de Faux-Toupet, ete. Presque toutes les espèces de ce genre sont d’ailleurs recherchées dans nos jardins et nos serres à cause de la bizarrerie de leur port et de la beauté de leurs fleurs.
119" FAMILLE. — CRASSULACÉES.
Plantes herbacées ou frutescentes, à feuilles alternes ou opposées, charnues, de même que les tiges et en général toutes les parties herbacées. Inflorescence variée. Fleurs à couleurs quelquefois trèsvives. Calice profondément divisé en un grand nombre de segments. Corolle à pétales réguliers, en nombre variable, quelquefois très-grand, distincts ou soudés en une corolle gamopétale. Étamines en nombre égal aux pétales ou en nombre double. Écailles hypogynes, placées entre les étamines et les pistils, en même nombre que ces derniers. Pistils en nombre qui varie de trois à douze, ou même au delà, composés chacun d’un ovaire plus ou moins allongé, à une seule loge, contenant plusieurs ovules attachés à un placenta qui accompagne la suture interne. Embryon plus ou moins recourbé, enveloppant en quelque sorte un endosperme farineux.
Les Crassulacées viennent pour la plupart sur les rochers arides des régions tempérées. Queiquesunes sont employées en médecine. Mais c'est surtout comme plantes d’ornement qu'elles se font remarquer.