ERYNGIUM. Tournefort. (Panicaur
Fleurs sessiles, disposées en un capitule multiflore sur un réceptacle cylindrique, entouré à sa base de bractées épineuses. Calice à cinq lobes foliacés, terminés en épine. Fruit obovale, oblong. Carpelles à côtes non distinctes, couverts d’écailles imbriquées, surmontés par les lobes persistants du calice. Canaux résinifères non distincts. Columelle adhérente aux carpelles,
Le Panicaut des champs (E. campestre, L.) croît en abondance dans les lieux incultes, sur le bord des champs et des chemins, et ressemble plutôt, pour le port, à un Chardon qu’à une Ombellifère. On l'appelle vulgairement Chardon Roland, par corruption pour Chardon-Roulant; ce dernier nom, et celui de Chardon-Levraut, qu'on lui donne dans quelques localités, vient de ce que, le bas de la tige se desséchant en automne, la plante se détache avec facilité et roule au moindre vent: on dit même que les chasseurs tirent quelquefois dessus, le prenant pour un lièvre. Sa racine a une saveur un peu amère et légèrement aromatique, qui se perd presque entièrement par son ébullition dans l'eau; dans ce dernier état, elle est alimentaire, et les gens de la campagne la mangent quelquefois. On l’emploie aussi en médecine.