‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 542 sur 633 · SPARTIUM. Linné · texte numérisé non relu

SPARTIUM. Linné

Sous-arbrisseaux à feuilles dépourvues de stipules. Fleurs axillaires, solitaires. Galice à cinq divisions plus ou moins profondes. Corolle à étendard très-grand, dépassant les ailes et la carène. Étamines monadelphes. Filets adhérents à l'ovaire. Style très-long. Stigmate longitudinal, velu en dessus. Gousse comprimée, polysperme.

On cultive dans les jardins, comme plante d'ornement, le S. junceum, L., vulgairement Genêt d'Espagne, qui croît spontanément dans l'Europe méridionale. Le S. scoparium, L. (Sarothamnus scoparius, Wim.), est très-commun dans les bois, dans les lieux incultes et sablonneux. On retire de ces deux espèces, par le rouissage, une très-bonne filasse. On peut les cultiver avantageusement, la première surtout, dans les sols trop pauvres, où le Ghanvre et le Lin ne pourraient réussir; c’est ce qui se pratique aux environs de Lodève. Du temps de Pline et de Dioscoride, elle servait à faire des liens sous le nom de sparton. Le S. purgans, L., vulgairement Gent griol, commun dans les départements méridionaux, peut être employé en médecine.

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