‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette science (volume 2)Chapitre 94 sur 633 · CROTON. Linné · texte numérisé non relu

CROTON. Linné

Fleurs monoïques. Les mâles : calice à cinq divisions. Corolle (manquant quelquefois) de cinq pétales. [uit à quinze étamines, à filets soudés à la base. Fleurs femelles : calice à cinq divisions, persistant. Corolle nulle. Gvare surmonté de trois styles écartés, bifides. Capsule à trois loges bivalves, monospermes.

Ce genre considérable ne renferme pas moins de cent cinquante espèces ligneuses ou herbacées, dont la plus grande partie habite l'Amérique du Sud. Plusieurs de ces végétaux, remarquables par leurs produits, méritent une mention spéciale. — Le C. cascarilla, L., arbrisseau de quatre à six pieds, à fleurs blanchâtres, en épis, croît aux Antilles, dans les îles de Bahama, etc. Son écorce, connue sous le nom de quinquina gris, répand une odeur agréable, surtout lorsqu'on la brûle. Douée de proprié. tés cordiales, toniques, stimulantes, elle était employée autrefois comme fébrifuge. Gn:la mêle souvent avec le Tabac, afin de parfumer ce dernier. — Le C. sebiferum, L., est un arbre ressemblant, par le port, au Peuplier. De ses graines les Chinois retirent une matière grasse dont ils font des chandelles et une huile qu'ils emploient également pour l’éclairage. — Le C. tiglion, L., arbrisseau de moyenne grandeur, à fleurs jaunâtres, originaire des Indes orientales. Ses graines donnent une huile, le plus violent des drastiques connus. — Le C. lacciferum, L., arbre à feuilles ovales, cotonneuses, croit dans l'ile de Ceylan Il fournit une gomme laque excrétée sous forme de petites boules à l'aisselle des rameaux et à la naissance des feuilles. — Le C. balsamiferum, arbrisseau des Antilles, où il porte le nom de petit Baume, laisse couler un suc jaunâtre, aromatique, souverain, dit-on, pour

Cycas des Indes, (Femelle. )

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la guérison des plaies. On fait avec cette plante, distillée dans l'alcool, une liqueur spiritueuse appelée eau de Mantes. — Le GC. gratissimum, Burchel, donne un cosmétique odoriférant, — Les C. campestris et perdiceps, espèces américaines, sont réputés diurétiques, — Enfin, le GC. benzoe se distingue par la production dure résine analogue au benjoin.

22, ADELIA. P. Brown. (Anéuie.)

Fleurs dioïques. Périanthe à cinq ou six lobes. Les mâles : étamines nombreuses, à filets dressés, soudés à la base. Anthères globuleuses. Fleurs femelles : ovaire porté sur un disque, à trois loges uniovulées. Trois stigmates déchiquetés. Capsule à trois coques.

Arbrisseaux à rameaux parfois épineux, garnis de feuilles alternes, entières ou faiblement dentelées, glabres ou couvertes, ainsi que les pédoncules et les calices, d’un duvet tomenteux. Fleurs bractées, axillaires ou terminales, en épis fasciculés ou solitaires. Presque tous habitent l'Amérique.

Fig. 38. — Adélie.

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