‹ Encyclopédie d'histoire naturelle, ou, Traité complet de cette scienceChapitre 121 sur 430 · ERINEUM. Persoon · texte numérisé non relu

ERINEUM. Persoon

Filaments cylindriques où comprimés, en massue où turbinés, presque simples, formant comme de petits coussins sur les feuilles vivantes; sporules inconnues.

Fis. 215 et 216. — Erincum du Sorbicr.

Fries et Eble regardent les £rineum comme des maladies des poils ou de l’épiderme des feuilles. M. Féc pense que ce sont des nids d'insectes. Le plus remarquable est l'Erineum vütis, D. C. (Phyllerium vitis, Fries); il naît le plus souvent à la face inférieure des feuilles de la Vigne, très-rarement à la face supérieure; ce caractère ne permet pas de le confondre, à la simple vue, avec l'Oidium T'uckerii, qui croît, non-seulement sur les deux faces des feuilles, mais encore sur les pédoncules et les fruits. D’autres espèces se trouvent sur ou sous les feuilles des arbres fruitiers.

5" FAMILLE: — URÉDINÉES.

Syn. : GYMNOMYCÈTES, Link; URÉDINÉES, Ad. Brongniart.

Plantes consistant en sporidies (vésicules reproductrices) simples, rarement cloisonnées, remplies de sporules souvent libres, parfois pédicellées, se développant sous l’épiderme des plantes vivantes ou mortes (quelquefois dessus), lequel épiderme se gonfle, se développe, se durcit et leur forme une sorte de réceptacle (stroma) ou de faux peridium s’il les enveloppe seulement sans changer de nature. Ces plantes pulvériformes n'ont jamais de filaments, ce qui les distingue des Mucédinées. On les voit fréquemment sous forme de taches jaunes, brunes ou noires, à la surface des organes foliacés.

PREMIÈRE TRIBU. — MÉLANCONIÉES.

Sporidies naissant sous l’épiderme des plantes vivantes, qui se rompt à leur maturité,

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