HISTOIRE NATURELLE PREMIER ORDRE. — FLUVIALES
Végétaux aquatiques, à embryon dépourvu de périsperme.
17% FAMILLE. — NAYADÉES.
Syn. : NAYADES, Jussieu; FLUVIALES, Ventenat; POTAMOPHILES, Richard.
Plantes croissant dans l’eau ou nageant à sa surface; feuilles alternes, souvent embrassantes à la base. Fleurs très-petites, unisexuées, monoïques ou rarement dioïques. Fleurs mâles consistant en une étamine nue ou accompagnée d’une écaille, ou enfin renfermée dans une spathe qui contient plusieurs fleurs, rarement plusieurs étamines. Fleurs femelles composées d’un pistil nu ou renfermé dans une spathe, solitaires ou réunies. Ovaire libre, à une seule loge, qui contient un seul ovule pendant; style généralement court, terminé par un stigmate tantôt simple, discoïde, plan et membraneux, tantôt à deux ou trois divisions longues et linéaires. Fruit sec, monosperme, indéhiscent; graine renfermant sous son tégument propre un embryon dépourvu de périsperme, le plus souvent recourbé sur lui-même, à radicule très-grosse et opposée au hile.
Placée d'abord par A.-L. De Jussieu parmi les plantes cryptogames et composée alors de douze ou quinze geures qui n'avaient pas encore été bien étudiés, cette famille se trouve aujourd'hui réduite par suite de démembrements successifs; elle se compose uniquement, comme l’indique son nom mythologique, de plantes croissant dans les eaux douces ou salées. Elles constituent essentiellement la végétation des eaux vives ou stagnantes, et sont répandues dans tous les pays. Des espèces assez nombreuses paraissent croître dans les mers des régions équatoriales et australes, et offrir des modifications curieuses dans la forme de leurs feuilles, qui sont ovales, pétiolées et à trois nervures. Il y a aussi des Nayadées fossiles, dont M. Ad. Brongniart à fait trois genres, et qui se rencontrent dans des terrains assez modernes.