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Fig. 72. — Grappe. Fig. 73. — Thyrse,
Si les axes s’allongent d'autant plus, qu'ils sont plus inférieurs, de manière à ce que les fleurs arrivent toutes à peu près à la même hauteur, on a un corymbe, simple dans le bois de Sainte-Lucie, composé dans l’Alisier des bois.
Supposons maintenant que les axes secondaires soient extrêmement raccourcis, et par conséquent les fleurs sessiles sur l'axe primaire, l’inflorescence est en épi, qui peut être encore simple, comme dans le Plantain, composé comme dans le Froment.
Un chaton est un épi composé uniquement de fleurs mâles ou de fleurs femelles. ( Voir plus loin pour le sexe des fleurs.) Exemple, le Noisetier. Celui qui porte sur le même axe des fleurs mäles en haut et des fleurs femelles en bas prend le nom de spadice s’il est simple, comme dans le Pikd-de-
Veau, de régime, s’il est rameux, comme dans les Palmiers. Dans l’un et l’autre cas, il est enveloppé d’une de ces grandes bractées que nous avons nommée spathe.
Fig. 74. — Corymbe. Fig. 75. — Chaton. Fig. 76. — Spadice.
Supposons, au contraire, que ce soit l'axe primaire qui s’est raccourci de manière à être presque nul; les axes secondaires partent tous alors du même point, comme les rayons d’un parasol, et leur ensemble forme une ombelle. On distingue encore ici l'ombelle simple des Aralia, et l'ombelle composée de la Carotte, du Panais, etc.
Fig. 77. — Ombelle. .
Si les axes secondaires avortent, on a un capitule, Exemple, Scabieuse.
Enfin, l'axe primaire, au lieu de s'étendre en longueur, peut au contraire s’élargir en forme de plateau : celui-ci prend le nom de réceptacle; il est convexe dans la Pâquerette, plan dans le Soleil, concave dans l’Artichaut, tout à fait creux dans la Figue. On donne à cette inflorescence le nom de calathide. On peut aussi l'appeler capitule.
Fig. 78. — Calathide.
Passons maintenant aux inflorescences définies, qu'on désigne par le terme général de cimes. C'est dans les plantes à feuilles opposées qu’elles se montrent avec le plus de constance et de régularité.
L'axe primaire est terminé par une fleur. Au-dessous de celle-ci existent deux feuilles présentant chacune à leur aisselle un axe secondaire terminé également par une fleur. Les axes tertiaires, quaternaires, etc., naissent de même, et on a une cime dichotomique. La cime serait trichotomique si, awlieu de deux axes secondaires, il y en avait trois.
mn GA >> y. a
Fig. 79. — Cime dichotomique.
Mais des avortements, des arrêts ou des irrégularités de développement peuvent faire varier beaucoup cette inflorescence. Les figures ci-jointes indiquent, mieux que toute explication, ces deux principales modifications, la cime héliçoide des Alstræmeria, la cime scorpioide des Myosotis.
Il est toujours facile de déterminer si une inflorescence est définie ou indéfinie, même lorsque les
pédoncules ne portent qu'une seule fleur. Si le pédoncule ou le pédicelle est muni de bractées ou de bractéoles, l’inflorescence est définie, car rien ne s'oppose à ce qu’une autre fleur ne se développe à l’aisselle de chacune des bractées ou bractéoles, et que nous n’aÿons ainsi une cime à trois fleurs, à cina fleurs, etc.
Fig. RO — Cime héliçuide. Fig 81. — Cime scorpioïde.
De Candolle a désigné sous le nom d'inflorescences mixtes celles qui se rattachent à la fois aux définies et aux indéfinies, parce que leurs différents axes ne se comportent pas de la même manière. Elles sont extrêmement fréquentes. Nous devons faire remarquer aussi que les inflorescences définies, considérées jusqu’à présent comme beaucoup plus rares que les indéfinies, se multiplient tous les jours. Le passage des unes aux autres est d’ailleurs fréquent, et quelquefois presque insensible. Il ne faut donc pas s'étonner s’il reste encore quelque obscurité dans cette partie de la science. Jusqu'à ce que toute incertitude ait disparu, il importe de ne pas multiplier les mots nouveaux pour des cas trop variés et séparés par des limites trop indécises.
La marche de la floraison peut souvent faciliter la solution du problème de la détermination de linflorescence. On distingue la floraison centripète, dans laquelle les fleurs vont en se développant de dehors en dedans ou de bas en haut; la floraison centrifuge, dans laquelle la fleur centrale ou supérieure est au contraire la plus développée. La première correspond aux inflorescences indéfinies, ia seconde aux inflorescences définies.
M. De Jussieu à établi trois lois de la floraison, qu’il a exprimées en ces termes :
« 4° Les fleurs terminant des axes différents s’épanouissent dans l’ordre de succession des axes qui les portent;
« 2 Les fleurs terminant des axes de même ordre, situés sur un même axe commun, s’épanouissent de bas en haut;
«5° Dans une inflorescence composée, les inflorescences partielles suivent, pour leur évolution
relative, les mêmes lois que les fleurs dans une inflorescence simple. »