SAGUS. Gaertner. (SacouTiEr
Fleurs monoïques, sans spathe; périanthe à six divisions disposées sur deux rangs; six étamines à filets dilatés; ovaire à un seul ovule; style très-court, uni; fruit écailleux.
Le sagou du commerce est fourni en grande partie par deux espèces de ce genre : les S. ruffia et farinifera. On distingue plusieurs sortes de sagou. qui sont probablement fournies par des espèces différentes. Suivant Bergius, les Indiens, après avoir coupé longitudinalement le tronc des Sagoutiers, en râpent les tranches et lavent à l’eau froide la pulpe obtenue; puis ils la forcent à passer à travers un crible, et, l'ayant ainsi granulée, la font sécher d'abord au soleil, puis à la chaleur d’un feu très-modéré. De cette manière, ils obtiennent, dit-on, d’un seul arbre, jusqu'à deux cents kilogrammes de sagou.
Le sagou nous vient ordinairement des Moluques. Il est en grains irréguliers, arrondis, tantôt grisätres, tantôt presque blancs, du volume d’une grosse tête d’épingle. Il est sans odeur et sans saveur marquées; insoluble dans l’eau froide, il se dissout en grande partie dans l’ean bouillante, et se prend en gelée par le refroidissement. Cette substance est beaucoup plus alimentaire que médicale. On en fait des gelées nourrissantes (1).
Le chou ou bourgeon terminal de ces espèces a un goût encore plus agréable que celui du Palmiste; on le mange de la même manière
(1) Ricuann, Botanique medicale.
Le Sagoutier vinifère (S. vinifera, Gaertn.) rend beaucoup de services à quelques peuples d'Afrique; son produit le plus remarquable est une liqueur fermentée, assez analogue au vin de palme, et qu'on extrait de sa séve ou de ses fruits.
Fig. 345. — Sagoutier.