CANNOPIIYLLITES. Ad. Brongniart
Feuilles simples, entières, traversées par une nervure moyenne très-forte; nervures secondaires obliques, simples, parallèles, toutes égales entre elles.
Ce genre a été établi pour une empreinte de feuille fossile trouvée dans les couches qui accompagnent un lit de houille situé au-dessus de la vraie formation houillère de Saint-George Chatailleson.
On a découvert aussi, dans un terrain de sédiment supérieur, des fruits fossiles qui ont beaucoup d'analogie avec ceux du genre Amomum, sans qu'on puisse certifier leur identité.
d 424% FAMILLE. — CRCHIDÉES.
Plantes vivaces, souvent parasites, à racines charnues, fasciculées; feuilles simples, alternes, engainantes; fleurs d’une forme particulièré, solitaires, fasciculées, ou disposées en panicule; périanthe à six divisions profondes, disposées sur deux rangs; les trois externes étalées ou rapprochées à la partie supérieure de la fleur, et formant une sorte de casque; les trois internes inégales, deux supérieures semblables, la troisième inférieure, d’une forme toute particulière, nommée labelle ou tablier, quelquefois prolongée en éperon à sa base; trois étamines, insérées sur l'ovaire, réduites à une seule fertile, les deux autres rudimentaires; anthère à deux loges, à connectif souvent très-développé; pollen réuni en une ou plusieurs masses (Pallinies); style simple, terminé par un stigmate en forme de fossette glanduleuse: ovaire infère; fruit capsulaire, couronné par le périanthe, à une seule loge renfermant un très-grand nombre de graines attachées à trois placentas pariétaux; graines très-petites, à tégument extérieur formant un réseau léger; embryon dépourvu d’endosperme.
Les Orchidées forment un groupe très-naturel, d’une organisation qui paraît exceptionnelle au premier coup d'œil, mais que le botaniste philosophe ramène facilement au type ternaire des Monocotylédones. C’est ainsi qu'on retrouve deux étamines rudimentaires dans les petits tubercules appelés staminotles, étamines dont l'avortement est dù sans doute au développement exagéré du labelle. Celui-ci présente souvent les formes les plus bizarres, comme celles d’une abeille, d’une araignée, d'un homme ou d’un singe, ete. On trouve ordinairement, parmi les racines, deux tubercules, Tun mou, ridé, portant la tige dont le développement l’a épuisé; l’autre dur, charnu, compacte, contenant les rudiments de la tige qui doit se développer l’année suivante. Cette particularité fait que re plantes changent tous les ans de place.
Les Orchidées sont répandues dans toutes les régions du globes. Celles qui viennent dans nos pays sont terrestres; dans les régions tropicales, un grand bnits d'espèces croissent en fausses parasites sur le tronc des arbres, et donnent ainsi à a végétation un caractère tout PAARLRE celles-ci présentent souvent un renflement considérable au bas dé la tige.
Ces plantes présentent une analogie frappante dans les propriétés de leurs tubercules. Dans toutes les espèces où ils sont très- “développés et charnus, ils sont entièrement formés de fécule, et peuvent servir à la préparation du salep. Gette famille, qui ne renferme pas de plantes vénéneuses, a des usages frès-bornés. Mais la beauté et la bizarrerie de formes des fleurs des Orchidées les fait rechercher daïs quelques jardins, et surtout dans les serres. Leur culture est néanmoins très-diffcile; les espèces exotiques demandent toutes une serre chaude et humide; on les cultive dans des paniers à claire-voie, en n’entourant leur base que de mousse humide ou de mottes de terre, pour permettre la cireulation de l'air. Quant aux indigènes, on ne peut les cultiver dans les jardins qu’en les plaçant dans la terre et à l'exposition qu elles ont dans les bois ou les prés.
at. dd us.
PREMIÈRE TRIBU. — MALAXIDÉES.
Herbes épiphytes ou terrestres, à bases des feuilles ou tiges le plus souvent épaissies; pollen cohérent en masses céracées (pollinies), dont le nombre est défini, sans tissu celluleux superflu; anthère terminale, operculaire. .