NOSTOC. Vaucher
Expansion gélatineuse, étalée, plissée ou globuleuse, formée de filaments minces, moniliformes, ordinairement courbés en S, composée en entier de corpuscules ovoïdes, accolés par leur plus grand diamètre.
Les Nostocs sont ces masses gélatineuses qu'on voit si souvent par les temps humides au bord des routes ou dans les allées des jardins. Au soleil, elles se dessèchent et se réduisent à une mince membrane, ce qui fait qu'on ne les aperçoit pas. L'humidité, en les gonflant, les fait pour ainsi dire apparaître subitement. Aussi les anciens, et particulièrement les alchimistes, les regardaient comme des productions merveilleuses, comme une émanation des astres, parce qu’on en trouve souvent, après
les nuits humides, dans des endroits où l’on n’en voyait pas la veille. De là les noms de Fleur du ciel, Crachat de la lune, Archée céleste, ete. On leur attribuait, au moyen âge, des vertus médicales extraordinaires. Le Nostoc servait aussi pour préparer la pierre philosophale et la panacée universelle. D’autres auteurs racontent gravement que le Nostoc est un mucilage vomi par les hérons quand ils ont mangé des grenouilles.
Fig. 158 et 159. — Nostoc bleu.
Fig. 160:et 161. — Nostoc commun.
Ces plantes, qui n’offrent au premier coup d’œil ni apparence d'organisation, ni forme déterminée, sont tout à fait sans usages; néanmoins, le Nostoc edule sert, en Chine, à faire des potages qui sont assez nourrissants.
CINQUIÈME TRIBU. — ZYGNÉMÉES.
Tubes cloisonnés, remplis de matière verte, se rapprochant par deux au moment de la reproduction; les deux utricules correspondants s'unissent alors par un canal de communication; les granules qu’ils contiennent se rassemblent pour former une spore.