‹ Encyclopédie d'hygiène et de médecine publique (volume 2)Chapitre 69 sur 176 · REMBOURSEMENTS · texte numérisé non relu

REMBOURSEMENTS

par les

autres départements!

PART CONTRIBUTIVE du département.

en 1891. j en 1 SS5 .

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Meurthe-et-Moselle.

Meuse

Morbihan v. .

Nièvre

Nord

Oise

Orne

Pas-de-Calais

Puy-de- Dôme

Pyrénées (Basses-). .

Pyrénées (Hautes-).

Pyrénées-Orientales.

Rhin (Haut-)

Rhône

| Saône (Haute-) ....

Saône-et Loire ...

Sarthe

Savoie

Savoie (Haute ) . . . .

|- Seine

Seine-Inférieure . . .

lt

Seine-et-Marne ....

Seine-e(-Oise

Sèvres (Deux-) ......

Somme

Tarn

Tarn-et-Garonne . . .

Var

Vaucluse

Vendée

Vienne

Vienne (Haute-) ....

Vosges

Yonne

On peut considérer comme ne faisant rien pour la protection des enfants du premier âge les départements où la dépense effectuée est nulle ou infime et purement nominale, savoir :

L’Ardèche (1), la Charente, la Corrèze, la Corse, les Côtes-du-Nord, la Dordogne, le Finistère, le Lot, le Maine-et-Loire, la Haute-Marne, les Basses-Pyrénées, les Hautes-Pyrénées, le Tarn et la Vendée.

Il y avait donc, en 1891, quatorze départements dont on peut dire qu’ils ne tenaient aucun compte de la loi. Mais, dans beaucoup d’autres, la dépense est très insuffisante. Ou bien les nourrices y sont rarement inspectées, ou bien les médecins-inspecteurs sont irrégulièrement ou même

(1) L’Ardèche s’est amendée. En 1894, la dépense pour le service des nourrissons, inscrite au budget, est de plus de 28,000 francs,

nullement payés. Quand le crédit voté par le conseil général est épuisé, il leur est impossible non seulement de se faire rémunérer de leurs soins, mais de se faire rembourser leurs frais.

Cependant, il est juste de constater que la situation, en 1891, est meilleure qu’en 1886. La dépense, pour l’ensemble des départements a augmenté de 156.570 francs. 11 est vrai que la plus grosse part (94.614 fr. 25) de cette augmentation provient du département de la Seine.

Malgré les imperfections de la loi, malgré l’indifférence d’un grand nombre de conseils généraux, la loi de 1894 a-t-elle produit des effets? Édictée dans le but de réduire la mortalité des nouveau-nés privés du lait et des soins de leur mère, a-t-elle réussi à amener une réduction de cette mortalité, et peut-on espérer, d’après les résultats acquis, une amélioration plus considérable pour le jour où la loi sera intégralement et partout appliquée?

C’est ce que nous allons examiner.

Voici, d’abord, quelle était, en France, la mortalité des enfants de 1 jour à 1 an pour la période de 1857 à 1866. Les départements sont placés par ordre croissant de mortalité. Ce tableau est celui qui accompagnait le rapport de M. Théophile Roussel et le texte du projet de loi présentés à l’Assemblée nationale. C’est un des documents qui contribuèrent à former l’opinion de l’Assemblée sur la nécessité de protéger les enfants du premier âge.

Avant la loi. — 1857-66.

Pour 1,000 enfants nés vivants, combien sont décédés de 1 jour à 1 an.

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