‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 364 sur 364 · I .1-i Muiiiei|ial Orchestra · texte numérisé non relu

I .1-i Muiiiei|ial Orchestra

l'air.. li's Fond 1903

University of London Musical Societv 1905

Hull Symphony Orchestra 1908

New Svmphonv Orchestra 1908

Beecham Orchestra 1909

Institutions sarantes et littéraires.

Gresham I,eclures (conférences) 1581

Roval s.irieiv of Lon.lon 1660

Roval iMil.lui s..,.|,.|v 1731

Hou. .111 .M • ,s.., ,..[v ..f Cymmro.lorinn 1751

Brilisli Mu- iiiii 1733

Roval S..a.lv ..f Arts 1754

Roval Institution 1799

Gregoriau Association 1870

London Church Choir Association (chœurs d'église) 1870

Musical Association 1874

Purcell Society 1876

Cremona Society 1886

Elizabethan Madrigal Society 1886

PlaiiisoiiL' an.l Mediaeval Music Societv (plain-chantj .. 1S87

Folk-s.,:ij < V 1898

InliTiii I I Society (quartier général Leipzig). 1899

Irish 1 . - I - i Iv 1904

Cbnn h Mil-,' -."I Iv 1906

Welsii F..lk-Soiig Sf.ciety 1908

Éducation. — L'éducation obligatoire existe depuis

environ un siècle en France, en Allemafîne, en Hollande, en Suisse, etc. Elle a commencé en Angleterre en 1870. Depuis cette date, chaque .jeune Anglais doit être instruit Jusqu'à l'âge de to ans, soit chez ses parents dans des cas déterminés, soit à une des écoles supérieures et indépendantes, soit à une école élémeiitaire. L'État donne actuellement environ un demi-milliard de francs par an pour l'instruction publique, environ 10 millions d'élèves reçoivent maintenant celle-ci dans les écoles élémentaires de l'Etat. Depuis 1872 le chant y est obligatoire ; l'on donne des

ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIO.VIVAinE DU CONSERVATOIRE

leçons de cliant en classe de deux à cinq l'ois par semaine. Il y a SO l-j-oles iNormales pour l'enseigtiement des instiliilrniv. cl lu musique vocale et instrumentale y csl ru.ijciiiciit olilif^atoire pour tous. Ces disposition?, il.ins leur cn-^emble, exercent peu à peu une inllneiice sciicuse sui- le f;oût public. — Dans les écoles élémentaires, la lecture à vue, la dictée musicale et le chant choral sont les trois matières principales d'enseignement; et la notation dont on se sert dans 80 p. 100 des cours est celle appelée « Tonic Sol Fa ». La notation Tonic Sol Fa est basée sur le principe qu'a préconisé Jean-Jacques Rousseau (1712- 1778), et qui s'est développé depuis 1830 en France dans le système Galin-Paris-Chevé. Dans ce système la portée est provisoirement mise de côté, la suprématie du sentiment de la tonalité chez le chanteur est reconnue, et le symbole écrit qui représente un son n'est autre que le numéro du son dans l'échelle ordinaire en calculant de la tonique, quel que soit le diapason de celle-ci. Le système « Tonic Sol Fa » anglais fait un pas de plus. 11 regarde le principe même de notes contiguës rangées en échelles, comme moins primordial que le principe des intervalles, et il préfère que les symboles écrits et chantés soient symboles d'intervalle, et non pas des symboles d'échelle. Le système anglais revient donc aux syllabes miguidoniennes Do, He, Mi, Fa, etc. Cette invention est due, en 1812, à Sarah Ann Glover (1785-1867); elle fut perfectionnée en 1842 par John Curwen (1816- 1880). On a emprunté la notation pour la mesure depuis lors à la notation d'Aimé Paris (1708-1866). Le « Tonic Sol Fa Collège .. fut fondé en 1863. Pendant 30 ans il y eut une guerre à outrance dans toute l'Angleterre entre ce système et le système ordinaire de la portée; mais on admet maintenant d'une façon générale que le premier est le meilleur pour le chant élémentaire, et que le véritable étudiant en musique passe sans peine de cette méthode à l'emploi de la portée. Sir John Stainer (1840-1901), lui-même professeur de musique à l'Université d'Oxford, organiste de Saint-Paul's Cathedral », etc., a, d'une manière marquée, pris le parti de la tolérance et du sens commun dans cette affaire. Pour des raisons que la physiologie n'a pas encore expliquées, le sentiment de tonalité est un fait en musique, de même que la logique en est un pour le raisonnement, que la loi et l'ordre en sont d'autres pour l'Klat. L'Hindou a développé le système de la mélodie le plus élaboré et le plus remarquable du monde, mais il l'exerce dans les limites d'une seule tonalité données par une basse de bourdon perpétuelle. La musique d'église de l'école « polyphonique », quoique harmonisée, dépassait de très peu les limites d'une seule tonalité. La musique moderne instrumentale, de Mozart à Strauss, se base définitivement sur des rapports fondamentaux entre tonalités. Le système Tonic Sol Fa éduque l'esprit de l'enfant dans ce qui est essentiel, en le laissant libre de passer à volonté au système plus compliqué de la portée. En tous cas, le fait qu'au moins 8 millions d'enfants reçoivent constamment un enseignement conforme à celte méthode dans les écoles anglaises mérile de retenir l'attention.

L'enseignement musical dans les écoles supérieures, appelées en anglais « Secondary », est facultatif et d'une nature très variable. Knviron 75 grandes écoles ont des chapelles, et l'organiste de la chapelle est l'instructeur en chef de musique dans chaque école. Dans les grandes <■ Public Schools », telles que Winchester (1387), Lion (1440), Shrewsbury (lool). Rugby

(1.^67), et Harrow ilo71), la musique s'est développée pendant les 40 dernières années comme une branche d'enseignement tout à fait importante. — Les Universités anciennes sont Oxford (1249), Cambridge (12.Ï7), Saint Andrews (1411), Glasgow (14a0), Aberdeen (1404), Edinburgh (1582), Dublin (1591). Les Universités modernes sont Durham (1831), Londres (1830), Manchester (1850), Pays de Galles (1894), Birmingham (1900), Liverpool (1903), Leeds (1904), Sheflîeld (lOOo), Bristol (1909). Aucune de celles-ci ne donne l'enseignement musical direct; mais Oxford, Cambridge, Edinburgh, Dublin, Durham, Londres et Birmingham ont des chaires de musique (« Professorships ») pour conférences. Quelques-unes donnent les diplômes de Musicae Baccalaureus et Musicae Doctor, surtout Oxford et Cambridge. Le critérium à ces deux Universités est très rigoureux, et le cours ne ilure pas moins de 7 années. On conserve dans les bibliothèques des Universités les partitions des compositions qui sont couronnées. L' « Union of Musical Graduâtes » (1893) est un corps coopératif, qui comprend tous ces diplômés et exerce une assez grande influence en bien des occasions; Président Sir Edward Elgar (1 857-). Les Universités du continent ne donnent pas de diplômes musicaux.

Les institutions d'éducation spécialement consacrées à la musique sont indiquées dans le Tableau ci-dessus. Plus ces institutions touchent le côté artistique de la musique, plus chacune dérive son caractère du proviseur qui la dirige. — La « Royal Academy of Music » fut fondée en 1822. Di-. William Crotch (1775-1847) fut le « Principal » de 1822 jusqu'à 1832; Philip Cipriani Hambly Potier (1792-1871), de 1832 Jusqu'à 1859; Charles Lucas (1808-1869), de 1859 jusqu'à 1866; Sir William Sterndale Bennett (1816-1875). de :1866 jusqu'à 1875; Sir George Alexander Macfarren (1813-1887), de 1875 jusqu'à 1887. Depuis cette date. Sir Alexander MacUenzie (1847-) a été « Principal », et Frederick Corder (1852-) a été « Curator » et professeur en chef pour la composition. La « Royal Academy "compte presque 100 professeurs, et 23 sousprofesseurs pour aider ceux-ci, plus de 650 élèves, et 57 bourses. Elle a été le centre de l'enseignement musical pour les gens du métier pendant ces 90 dernières années, et dans ces 25 dernières années elle a augmenté de beaucoup son prestige, grâce à l'excellence de son enseignement. —La «National Training School of Music » à South Kensington fut fondée en 1873. Sir Arthur Sullivan (1842-1000) en fut le directeur de 1873 jusqu'à 1881 ; Sir John Stainer (1840-1901), en 1881 et en 1882. Cette école instruisait gratis 82 étudiants, grâce à des fonds de plusieurs cotisations, garanties de temps en temps pour de courtes périodes. En 1882 l'institution fut remplacée par le " Royal Collège of Music ». Celle-ci possède un fonds social récolté dans toute l'Angleterre et placé en titres permanents; l'intérêt de ce fonds a suffi pour établir un grand nombre de bourses, quelques-unes avec entretien de l'étudiant. En même temps on a ouvert l'enseignement à tout venant. Sir George Grove (1820-1900),ci-devantsecrétaire du «Crystal Palace», avait fait preuve d'une activité extraordinaire en formulant le projet et en ramassant les fonds nécessaires ; quoique lui-même no fût pas musicien, il fut nommé directeur, ce qui n'était jamais arrivé en Angleterre jusqu'alors. Depuis 1894 Sir Hubert Parry (1848-) a été directeur, et Sir Charles Stanford (1S52-) a été professeur en chef pour la composition. Le << Royal Collège » a environ 70 professeurs, environ

m s TOI ni; de la mi-siqve

450 élèves, et 79 bourses. Il a concouru d'une façon brillante avec la « ISoyal Acndemy ». — L'enseifinement donné à ces deux écoles est é^'al à celui que Ion peut recevoir dans n'importe quel conservatoire de l'Europe, et la méthode est la même qu'ailleurs. Il y a 3 trimestres dans l'année, chacun de 12 semaines. Le cours minimum est d'un an; le cours ordinaire est de 3 ans, mais il est souvent prolongé. Le prix des cours est de 320 francs par trimestre. Moyennant cette rétribution l'élève obtient : a) « Principal Study », en tout 12 heures; b) « Second Study, environ 12 heures; — c) plusieurs cours en classe; — d) plusieurs avantages personnels. Chaque école a un orchestre d'école, un cours dramatique, etc. — La II Corporation » (municipalité) de Londres fondu sa propre « (luildliall Scliool of Music » en 1880. Le violiniste Thomas Henry Weist Hill (1828- 1891) en fut «Principal ..de 18So"à 1891; Sir Joseph Barnby (1838-1896), de 1891 à 1896; William Hayman Gummings, de 1896 à 1910. Depuis 1910 le proviseur est Laudon Ronald (1873-). L'éducation y est plus populaire que dans les deux écoles déjà signalées. Elle compte plus de 2,000 élèves, dont les 9 dixièmes de jeunes (illes, et 97 bourses. Aucune période n'est prescrite, et un élève peut prendre seulement quel- <[ues leçons. Le « Hoyal Manchester Collège of Music » fut fondé en 1893 et sert d'école pour l'Angleterre du Nord;>on « Principal » est Adolf Brodsky (1851-). D'autres écoles ont été fondées dernièrement dans tout le pays, comme le montre le Tableau.

Examens et titres. — Comme conséquence de l'elfervescence générale musicale, il s'est développé, voici environ 30 ans, une véritable lièvre pour les diplômes, non seulement parmi les musiciens de métier, mais aussi parmi les amateurs de musique. Quelques inslilulions d'éducation ont été obligées de s'accommoder au mouvement comme devoir à leurs élèves, d'autres par désir de soutenir la position de telle ou telle spécialité professionnelle, d'autres par prolit seulement, à raison du revenu considérable que donnent les lionoraires. De là, dans les 30 dernières années, le développement d'un vaste système d'examen, qui n'a point de parallèle dans aucun autre pays. Les institutions principales qui font des examens et donnent des diplômes, soit à leurs propres élèves, soil au public en général, sont : Royal Academy of Music (1822) ; Tonic Sol l'a Collège (1863); Royal Collège of Organists (1864); Trinity Collège, London (18721; Guildhall School of Music (1-880); Royal Collège of Music (1882); Incorporated Society of Musiciaiis (1882); Birmingham School of Music (1887); Associated Board (1889); Incorporated Stafl- Sight-Singing Collège (1896). Ces dates sont celles <ie la fondation de chaque institution, mais le mouvement se marque surtout dans ces 30 dernières années. La plus importante parmi ces institutions est r « Associated Doard », un conseil d'administration institué en 1889 par la « Royal Academy » et le « Royal Collège », pour s'occuper conjointement du grand public, de façon analogue à ce qu'antérieurement avait entrepris celle-là seule. Ce « Board » examine au moins 30.000 aspirants par an, tant dans le Royaume-Uni que dans les colonies.

Quant aux titres honorifiques, les Universités qui donnent le doctorat après examen se réservent le droit de le donner honoi'is causa à des musiciens distingués. Eu 1791 Oxford donna le doctorat à Franz Joseph Haydn (1732-1809), et ce dernier semble avoir tenu beaucoup à cette distinction. En 1892 Cam-

bridge donna le doctorat à Camille Saint-Saens (183b-). Ceux qui laissent plus à désirer sont les doctorats donnés par l'aichevôque de Canterbury (vestige du temps on le titulaire de ce siège était légat du pape) à des musiciens ordinaires sans examen et eu s'appmant sur des recommandations. Le titre le plus Il'iiiI (|u'un musicien anglais peut obtenir est celui dr " Kuiglitliood ». Le « Knight Bachelor », un degré plus haut qu' « Esquire » ou « Bachelor » (bas chevalier), mais n'appartenant à aucun ordre, est une particularité de l'Angleterre. Les litres de chevalerie pour la musique appartiennent presque universellement à cette classe. Le « Knightbood » (tout au contraire du « Baronetcy ») est personnel et ne peut pas passer aux héritiers. Voici une liste complète des titres de chevalerie donnés à des musiciens jusqu'à nos jours. Créés chevaliers par le « Lord Lieutenant of Ireland » : William Parsons (1746-1817) en 1795; John Andrew Stevenson (1761- 1833), en 1803; George Thomas Smart (1776-1867), en 1811 ; Robert Prescolt Stewart (1825-1894), en 1872. Créés chevaliers par le souverain : Henry Rowley Bishop' (1786-1855), en 1842; Michael Costa (1810- 1884), en 1869; Julius Beuedict (1804-1885), en 1871 ; William Sterndale Bennett (1816-1875), en 1871; George Job Elvey (1816-1893), en 1871; John Goss (1800-1880), en 1872; Herbert Stanley Oakeley (1830- 1903), en 1876; George Alexander Macfarren ()813- 1887), en 1883 ; Arthur Seymour Sullivan (1842-1900), en 1883; George Grove (1820-1900), en 1883; Charles Halle (1819-1895), en 1888; John Stainer (1840-1901), en 1888 ; Joseph Barnby (1838-1896), en 1892; Alexander Campbell Mackenzie (1847-), en 1895; John Frederick Bridge (1844-), en 1897; George Clément Martin (1844-),enl897;CharlesHubertHaslingsParry(1848-), en 1898, depuis lors créé Baronet en 1902; Charles Villiers Stanford (1852-), en 1902; August Manns (1825-1907), en 1903; Edward William Elgar (1857-), eu 1904; Charles Santley (1834-), en 1907; Francesco Paolo Tosti (1846-), en 1908; Francis J. Campbell (1832-), en 1909; Frédéric Hymen Cowen (1852-), en 1911. Naturellement les prétentions ont été de façon multiple; mais les titres ont été accordés approximativement pour les causes suivantes : 9 pour la composition, 7 à des organistes, 0 à des personnages influents, 6 à des chefs d'orchestre, 2 à des chanteurs. Presque tous ces titres ont été accordés pendant les 50 dernières années.

Festivals et concours. — Les différents « Festivals » ont été signalés, dans l'ordre de leur institution, dans le « Tableau général », sous la rubrique « Institution de Concerts ». Un Festival anglais a été jusqu'à ces derniers temps une alfaire mi-ecclésiastique. Un chœur d'église s'est adjoint un plus grand nombre de membres, ou bien plusieurs chœurs d'église se sont réunis, pour exécuter une série de concerts spéciaux, dont le produit soit affecté à quelque institution de charité locale. L'élément séculier s'est peu à peu introduit, surtout dans les 50 dernières aimées; mais le but charitable reste encore un principe directeur. Le « Sons of the Clergy Festival » (16oo) n'est qu'une dénomination différente appliquée à une représentation donnée tous les ans par le chœur de Saint Paul's Cathedral, Londres, avec l'appui d'une charte royale ancienne. Tous les autres Festivals signalés dans le Tableau sont des festivals provinciaux, et pour la plupart triennaux dans chaque localité. Le plus important est le <t Birmingham Festival » (1768); les détails de celui-ci peuvent être

pris comme typiques, lîirmingham est dans le Warwickshire, jusle au centre de l'Anf^leterre. Au commencement, les chanteurs venaient de chœurs d'église des deux comtés voisins, du Worcestershire et du Slatfordshire; les chanteuses venaient de sociétés chorales du comté de Lancashire, à 160 kilomètres de distance; l'orchestre venait de Londres, également à 160 kilomètres. Pendant 60 ans les représentations se donnèrent dans une église, et on ne les transféra dans une salle de concert qu'en 1834. Maintenant le chœur est local, et spécialement entraîné pour ce seul ohjet; il n'y a qu'une partie de l'orchestre qui vienne de Londres; et le Festival entier est tout autant séculier que sacré. Les festivals de Leeds (1858) et Sheflield (189bl n'ont point de liaison avec l'église, et ont eu leur origine dans l'e.xcellence des chanteurs du comté de Yorkshire. Les Festivals restent encore importants et ils ont un prestige indubitable, mais il est maintenant plus difficile qu'auparavant d'établir une balance satisfaisante; ils sont garantis par certaines individualités contre les pertes, mais les institutions charitables en reçoivent, à l'heure qu'il est, très peu. — Les « Eisteddfodau » annuels du Pays de Galles — le nom veut dire « séances des savants » — datent, selon des documents, du « Grand Eisteddfod » de Carmarthen en 14^0, mais la tradition les fait remonter à bien des siècles avant cette date. Il consiste en un festival national, avec concours musicaux, surtout pour le chant, le chœur et le jeu de la harpe. — Les « Brass Band », concours des 7:j dernières années dans le Lancashire[et dans certains autres comtés du Nord, ont été déjà signalés. — En commençant en 1885 avec les efforts d'Augusta Mary Wakefield (1853-1910), plusieurs « Compétition Festivals » ont pris naissance dans les comtés du Nord, surtout dans le Westmoreland et le Lancashire. Divers chœurs locaux, quelquefois au nombre de 50, s'assemblent en quelque centre; puis aux « Open Days » ils concourent pour des prix, en chantant des morceaux prescrits d'avance; les autres jours ils se réunissent pour exécuter de grandes œuvres qu'ils ont déjà étudiées séparément. Eu 1904, une Association fut fondée pour administrer et développer ce mouvement, et elle tient un Congrès annuel à Londres. Plusieurs <( Compétition Festivals » ont lieu maintenant en différents centres, mais le principal est celui de Morecambe, en Lancashire. Pas moins de 40,000 personnes concourent chaque année.

Institutions coopératives. — La société anglosaxonne n'était pas d'une nature aussi barbare qu'on se l'imagine ordinairement; au contraire, elle était strictement organisée. Les corporations anglo-saxonnes appelées « Craft-Cuilds » étaient analogues aux confraternités de l'Kurope du Sud et ont existé de toute antiquité. Une relique de ces Craft-Guilds a été la « Musicians' Guild », qui en 1469 exerçait sa juridiction sur les affaires des musiciens de tous rangs et dans toul, le pays. Kn 160'i- la Worshipful Company of Musiri.iii^ .. irrul une charte pour Londres, et a couliinié ili'imis lors jusqu'ici. Dans les douze dernières années, après un long sommeil, elle s'est réveillée avec une activité surprenante pour patronner la musique. En 1604 elle obtint le Cygne d'Apollon comme blason ; au Cygne on pourrait maintenant joindre sur l'écusson le Phénix d'Osiris. L'k Incorporated Society of Musicians » (1882) fut inaugurée dans les provinces du Nord, par opposition aux actes du << lioyal Collège », à cette époque-là tenus

pour trop peu démocratiques. Bientôt Londres a '

fourni un quart des membres, et l'administration ^

centrale, par suite, fut en 1892 transférée des pro- 1

vinces à Londres. Il y a 23 sections locales, qui com- 1

prennent toute l'étendue du Hoyaume-Uni. La Société '

tient un Congrès annuel en quelque grande ville. j

Les membres, des deux sexes, comprennent environ j

un cinquième de la profession entière. Ayant entre- ]

pris d'instituer des examens pour en tirer profit, i

elle s'est mise en lutte avec les chefs de la profession, ',

et par suite elle manque de guides distingués; mais '

elle a en soi de grands pouvoirs potentiels comme j

exemple de la maxime : « Aide-toi toi-même. » — Le « Royal Collège of Organists » (1864) est une instilu- !

tion très importante, étant une fédération de tous les j

organistes du pays. Les organistes sont comme l'épine ]

dorsale de la profession en Angleterre ; ce qui montre encore une fois la grande inffuence qu'exercent les affaires d'église dans ce pays. — L'« Union of Musical Graduâtes » (1893) a été déjà signalée. — L'« Orchestral Association » (18931 est une espèce de « l'rades Union », comprenant plus de 1,000 musiciens d'orchestre de Londres, et administrée d'une façon très prudente. — La « Society of British Composers » (1905) se charge de protéger les intérêts de ces compositeurs, de publier les listes de leurs œuvres, etc. i La Société a plus de 200 membres, dont environ 70 sont des amateurs de musique qui donnent leur appui, et les autres sont les compositeurs eux-mêmes. Institutions de bienfaisance. — La plus remarquable de celles-ci est la « Uoyal Socieiy of Musi- j clans » (1738). Elle obtient ses fonds à l'aide des dons de bienfaiteurs, et des cotisations de ses membres. Il faut que les membres soient musiciens de métier. ; Les premiers de ceu.^-ci furent Haendel, Boyce, Arne, | etc. Haendel a laissé à l'institution, en 1759, un legs de 25,000 francs. Un seul u Handel Commémoration Festival » en 1784 lui a rapporté un bénéfice de 150,000 francs. Sa propriété en fonds social vaut en ce moment 2 millions et demi de francs. Elle dépense plus de 75,000 francs par au en secours à ses membres indigents. — La « Mendeissohn Scholarship » (1848), donnée pour le talent en composition, est un peu analogue au Grand Prix de Bome (18031, en France; mais la « Mendeissohn Scholarship » est sur une plus petite échelle, et il y a quelques différences entre les deux. La valeur de la bourse est pour cette institution de 2,500 francs par an, et la pension peut être de 4 ans; mais les fonds ne permettent que d'entretenir un seul lauréat à la fois, et dans les 66 dernières années il n'y on a eu que treize, ou un lauréat pour chaque période de o ans. La résidence à l'étranger peut être imposée au lauréat, mais ce n'est pas toujours le cas, ou bien pas toujours pour toute la durée de la pension. Les aspirants (entre les âges de 16 et 22 ans) choisissent eux-mêmes le texte ou le sujet de leurs œuvres et soumettent trois compositions; puis on leur fait subir un examen oral en la présence du comité directeur, et le comité fait son choix. Aucune composition n'est exécutée, et les partitions ne sont pas conservées, comme ou le fait pour le Grand Prix de Kome. Les 13 lauréats jusqu'ici ont été les suivants : Arthur Seymour Sullivan (1842- 1900), en 1856; Charles-Swinnerton Heap (1847-1900), en 1865; William Shakespeare (1849-), en 1871; Frederick Corder (1852-), en 1875; Maude Valérie White (1855-), eu 1879; Eugène François Charles d'Albert (1864-), en 1881 ; Marie Wurm (1S60-), en 1884; Sidney Peine Waddington (1869-), en 1891; Christopher Wil-

HISTOIHE DE LA MUSIQUE

son(l870-),en 18',)".;Percy HilderMiles (1878-),en I.S'.i'.i; George Dysoii (I884-), en 1!I04; Eric William Grillon (1889-1, en 1909; Joseph Alan Talîs (1892-), en 1912. La création récenle d'un grand nombre de bourses d'une valeur considérable dans les écoles de musique a Jelé un peu d'ombre sur la <( Mendelssohn Scholarsliip », malgré son ancienne renommée.

Institutions savantes. — Sir Thomas Gresham (1o19-1d79), banquier et orfèvre riche de Londres, fonda par leslanienl les « Gresham Lectures », en Théologie, Astronomie, Géométrie, Musique, Loi, Hhétorique et Médecine. Des conférences de musique, au nombre de 12 par an, ont été données pendant 333 ans et sont, à ce titre, intéressantes. Mais elles montrent avec quelle grande négligence la « City of London «, jusqu'à ces 40 dernières années, a traité les questions musicales; car, quoique le salaire soit bien suffisant, il n'y a guère qu'un tiers des 18 <■ Gresliam Professors » jusqu'à nos jours qui méritent le nom de musiciens, et il y a eu même quelques cas scandaleux de manque de capacité. Le premier « Gresham Professor » fut Dr. John Bull (lo62-1628). Le professeur depuis 1890 a été Sir Frederick Bridge (1S44-). — La " Musical Association » (1874) est la seule société savante en Angleterre qui soit exclusivement consacrée à la musique. Elle fut fondée par Sir John Stainer (1840-1901 ), organiste de Saint Paul's Cathedral. Elle donne 8 séances par an à Londres. A chaque séance l'on donne une conférence suivie d'une discussion. A la lin de chaque année on imprime les conférences et les discussions in e.rlenao dans un volume de « Proceedings ». La moitié des sujets sont historiques, et l'autre moitié s'occupe des affaires en cours. On exécute à l'occasion de la musique. Les présidents ont été : Sir Frederick Arthur Gore Ouseley, Bart.H82;j-1889), en 1874; Sir John Stainer (1840-1901), en 1889; Sir Hubert Parry, Bart (1848-), en 1901; Dr. W. H. Cummings (1831-), en 1909. La « Musical Association » fut la première institution de ce genre fondée en Europe. Cependant les mêmes fonctions qu'elle a exercées pour l'Angleterre depuis 1874 ont été exercées depuis 1899 pour un grand nombre de pays par la Société Internationale de musique (quartier général Leipzig). Par conséquent, atîn d'éviter des démarclies rivales, on a considéré les conférences de la " Musical Association » comme représentant celles de la Société Internationale de musique à Londres, et l'on a réglé les affaires des deux sociétés en conformité de ce principe. A d'autres égards, et en ce qui concerne les publications, les deux organisations demeurent distinctes. — La ic Folk Lore Society >> fut fondée en 1874; son objet est de réunir en arcliives les coutumes Iradilionnelles, ainsi que des contes, des textes de ballades, .etc. Elle a déjà publié environ 70 volumes. En 1898 se fonda la « Folk Song Society », dont le rôle était analogue à l'égard des mélodies traditionnelles; l'on y utilise parfois le phonographe. Dans ces deux domaines, des individus avaient déjà travaillé beaucoup et avec des résultats abondants. La » Folk Song Society » a commencé sans délînilion géographique. Depuis lors, une Société irlandaise a été inaugurée en 1904, et une Société galloise en 1908. De ce fait la « Folk Song Society » a été obligée de limiter sa sphère d'activité à l'Angleterre et à FÉcosse. Cette société publie soit un volume, soit deux volumes par an. Les mélodies anglaises n'ont pas la saveur romantique des mélodies celtiques et cyniriques. Les mélodies irlandaises sont les plus belles de toutes.

La profession.— Il y a environ 10. 000 nuisicieiis do métier dans le Royaume- Uni, dont 3,000 sont organistes. La moitié de ce nombre réside à Londres; de ceux-ci environ 1,500 sont chanteurs, l,bOO jouent du piano ou de l'orgue, et 2,000 jouent des autres instruments ou occupent des emplois divers. Les organistes d'Angleterre ont une grande habileté, soit pour le concert, soit pour le service d'église.

Le public. — Quant au nombre de ceux qui assistent aux concerts et à d'autres divertissements musicaux, les circonstances qui existent à Londres méritent une mention spéciale. La population de Londres est de 7 millions un quart, et les habitations sont répandues sur une surlace de 1,100 kilomètres carrés. Mais, pour remplir ses fonctions professionnelles, le septième de cette population, soit un million de personnes, s'enfonce en foule chaque jour dans la Cité, qui n'a qu'une superficie d'un kilomètre carré et demi. En nombre toujours croissant, ces travailleurs restent à la lin de chaque journée pour chercher quelque amusement dans le quartier voisin du >V6«t End, avant de rentrer cheï eux, et un nombre toujours plus grand désire que cet amusement soit musical. Il résulte de ces faits que le public musical de Londres est devenu en réalité inépuisable, si l'on s'accommode seulement au goût dominant, et cette situation devient chaque année de plus en plus évidente aux entrepreneurs. Par exemple, il ne faut que 4 sur 1000 des habitants de Londres pour remplir le « Queen's Hall », la plus grande salle de concert du West End. Dans d'autres grandes villes, telles que Glasgow, Liverpool, Manchester, on peut quelque peu s'attendre à ce que de pareilles circonstances se réalisent à l'avenir; mais on n'y retrouve nullement ce phénomène d'un million de personnes concentrées pendant la journée dans un sept-centième de l'espace habituel, puis se répandant le soir au dehors. Cette systole el cette diastole extraordinaires sont uniques sur une telle échelle parmi les cités du monde. — Quant à l'état du goût musical dans le public, les généralisations suivantes peuvent être prises comme approximativement justes. Ce goût est : a) pour la musique d'église, rétrograde; 6) pour la musique de chambre, stationnaire, mais bon; c) pour l'opéra, quelque peu progressif; d) pour la musique chorale, progressif; e] pour la musique militaire, très progressif; f) pour la musique d'orchestre, énormément progressif.

Journalisme et littérature. — Il n'y a rien d'exagéré à dire que dans le même cas ou un journal quotidien anglais d'il y a 50 ans consacrait 6 lignes à la musique, il consacre maintenant très souvent la valeur de 4 à 6 pages de cette encyclopédie. Il en est ainsi dans le journal très prospère le Daily Teleijraph (IS.ïo). Le 2'imes (1783) a sans nul doute, dans les 10 dernières années, multiplié par 10 l'espace accordé à la musique, et dans l'année maintenant écoulée il a commencé à consacrer à des sujets de ce genre un de ses trois articles de fond quotidiens. Il y avait à Londres, voici 50 ans, tout au plus deux ou trois journalistes dévoués exclusivement à la critique musicale, il y en a maintenant environ 70. Certains journaux, dans des villes de province telles que Birmingham, Manchester, Leeds, Glasgow, consacrent des colonnes entières à des sujets musicaux, et le travail pour un journal de ce genre occupe tout le temps d'un critique musical. Par contre, cet épanouissement de matière va au delà des capacités d'un sujet esthétique tel que la musique. Le critique

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musical d'il y a oO ans u';iv;iitque quelques lignes à sa disposition, et nécessairement il était fort et concis. Maintenant il est entraîné à un verbiage excessif alin de remplir l'espace voulu. En outre, il y a eu dernièrement dans quelques quartiers une disposition à remplacer les journalistes de Fleet Street par des Jeunes gens sortant des Universités, d'Oxford et de Cambridge. L'avantage est douteux. Ceux-ci ont souvent reçu une éducation générale supérieure, mais c'est le grand monde extérieur, et non pas la vie d'Université, qui est la nourrice d'un sentiment esthétique sain. En eiïet, les écrits les plus brillants, en distinguant ce terme de la simple préciosité, viennent encore de 1' « Institut des Journalistes ». — Il n'y a que deux histoires générales de la musique anglaise, écrites en anglais, l'une par Henry Davey (1853-), publiée en 1893, et l'autre par Ernest Walker (1870-), publiée en 1907. Ce sont des ouvrages habiles, surtout celle de Davey; mais ils traitent très brièvement de la période dont il s'agit ici, et on n'en a pas fait usage dans la préparation de cette étude. Un Dictionaiy of Brilish musical Diographij, par James DulTBrown (1862-) et Stephen Samuel Stratton (1840- 1906), a été publié en 1897; il est le seul ouvrage de ce genre et est d'un intérêt inestimable ; mais, n'ayant pas été tenu à jour depuis 17 ans, il est maintenant suranné. — Il existe un très grand nombre de livres habilement écrits par des auteurs anglais sur la musique en général; mais, comme ils ne concernent pas spécialement l'étude actuelle, je n'en donnerai pas ici la bibliographie. 11 faut faire une exception pour Grove's Diclionary of riutsic and musicians, ouvrage superbe, à disposition pour être consulté sur toute espèce de sujets, et indispensable pour n'importe quel musicien littéraire que ce soit. George Grove (1820-1900) a fait paraître l'ouvrage original en 4 volumes, avec environ 120 collaborateurs, durant la période 1878-1884. John Alexander Fuller Maitland (1850-) a publié un volume supplémentaire (Appendix) en 1889. M"'° Edniund Wodehouse a fait paraître une table alphabétique étendue et très utile en 1901. L'ouvrage a été tenu à jour (en o volumes) par J. A. Fuller Maitland dans la période 1904-1910. Mais cette nouvelle édition n'a pas encore de table alphabétique. — 11 existe environ 70 bibliothèques musicales de quelque renommée dans le Iloynume- Uni. Depuis 1842 la loi exige qu'un exemplaire de tous les livres publiés dans l'empire, ainsi que de toute la musique, soit envoyé : a) au Musée Britannique ; b) à la ic Bodleian Library », Oxford; c) à la Bibliothèque de l'Université, Cambridge; d) à 1' « Advocates' Library », Edinburgh; et e) à Trinity Collège, Dublin. De beaucoup la plus belle collection de musique et de livies musicaux, anciens et modernes, est celle du Musée Britannique, dont un savant bien connu, William Barclay Squire (ISiij-), a actuellement la garde.

Les publications périodiques spécialement consacrées à la musique sont assez nombreuses. — Les publications suivantes ont paru et puis ont cessé d'exister : Musical Magazine and Rcview (trimestriel), 1818-1829; Harmonicon (mensuel), 1823-1833; Musical Wofhl (hebdomadaire), 1832-1891; Musical Magazine (m.), 1835-1836; Musical Examiner (h.), 1842- 1844; Dramatic and Musical Revieiv (h.), 1842-18o2; Choir (h.), 1863-1878; Orchestra (h.), 1863-1887; Concordia{h.), 187o-1876;Li(<e(m.), 1883-1899; Magazine

of Music (m.), 1884-1897; Manchester Musical lieviev (t.), 1883-1888; Yorkshire Musician {m.), 1887-1889; Meister (t.), 1888-1893; Violin-Magazine (m.), 1890- 1891; New Musical Beview (t.), 1893-1896; Musician (h.), 1897; Cliord (t.), 1899-1900; Musical Gazette (m.), 1899-190J;//iN/t,V/(,s/V/// lirrifw (m.), 1902-1903 ;M!(sical Aiili'jinirii it. , l'JO'J-1913. Parmi ceux-ci le A/«sical Wurld cUiit de beaucoup le plus important, et durant une carrière de 59 ans (1832-97), il a joui d'une assez grande iniluence comme journal hebdomadaire. Pour avoir du succès en Angleterre, il faut qu'une publication périodique musicale se ratlache à une maison commerciale puissante, ou représente spécialement une classe très étendue de la profession musicale. Dernièrement le Musical World n'a fait ni l'un ni l'autre, et il est tombé. — Les publications suivantes continuent encore: MusicalTiines (mensuel), fondé en 1844; Musical Herald (m.), 1833; Musical Standard (hebdomadaire), 1862; Musical Record (m.), 1871 ; Music Trades Review (m.), 1877; Musical Opinion (m.), 1877; British Bands man (m.), 1887; Journal of Incorporated Society of Musicians (m.), 1887; Strad (m.), 1890; Musical News (h.), 1891 ; Violin Times (m.), 1893; Orchestral Times (m.), 1893; Organist and Choirmaster (m.), 1894; Journal of International Musical Society (m., polyglotte), 1899; Magazine of ditto (t., polyglotte), 1899; Music Student (m.), 1908. Parmi ceux-ci, le Musical Times (mensuel, fondé en 1844) prend la première place; il s'est rattaché pendant toute cette période de 70 ans à la Maison Novello. Le Musical News (hebdomadaire, fondé en 1891) est particulièrement desliné au monde organiste; il est la propriété d'un syndicat et a pris la place du Miisical World.

Conclusion. — Le développement de la musique en Angleterre depuis oO ans, et surtout dans ces 25 dernières années, a été extraordinaire. Suivant toute apparence, l'Angleterre a pris de la Russie le llanibeau du progrès musical. Si même, dans la sphère créatrice, les 23 dernières années ne semblent avoir produit aucun talent très original, elles ont montré en tous cas une grande augmentation de l'habileté technique de toute espèce, et une fécondité surprenante. L'éducation du goût public a passé au delà de tout calcul. Enfin, cet état des choses a été, beaucoup plus qu'on ne le suppose ordinairement, le résultat des lignes préalables d'elîort continu mentionnées dans cet article. Au point de vue de son propre développement musical, l'Angleterre a sans doute perdu beaucoup à cause de son isolement; mais, pour la même raison, elle a été très insuffisamment comprise par le monde musical général de l'Europe.

Table alphabétique. — On pourra consulter aux pages indiquées ci-dessous les différents sujets dont il s'agit dans cet article : Ballet, page 1901; Bibliothèques, 1912; Bienfaisance (institutions de), 1910; Cantates, 1901; Chambre (musique de), 1902; Comic opcra, 1900; Concours, 1910; Coopératives (institutions); Danses, 1901; Diapason, 1905; Ecoles, 1908; Education, 1908; Eglise (musique d'), 1897; English Opcra, 1899; Examens, 1909; Fêtes, 1910; Institutions (tableau des), 1907; Journalisme, 1911; Littérature, 1912; Musique militaire, 1906; Notation, 1908; Opéra, 1898; Oratorio, 1896; Orchestre (musique d'), 1903; Périodiques (publications), 1912; Profession (la), 1911; Public(le), 1911; Publications savantes, 1911;Tableau des institutions, 1907; Titres, 1909.

CuARLES MACLEA.N, 1914.

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