‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 59 sur 364 · Ar. h 11, II,, H', Jji., f · texte numérisé non relu

Ar. h 11, II,, H', Jji., f

On trouve les mêmes qualités dans une pastorale en un acte que La Garde écrivit sur des paroles de Laujon, et qu'il fit représenter à Versailles, sous le litre d'JB;//t', le 13 janvier 1748 et le 25 février 1750, puis à l'Opéra le 18 février 1751.

Pierre de La Garde*, qui était ordinaire de la musique de la chambre du roi, ordinaire de l'Académie royale et maître de musique des Enfants de France, devint compositeur de la chambre et batteur de musique à l'Opéra; il conserva ce dernier poste jusqu'en 1756. Le succès remporté par sa pastorale l'incita à entreprendre, à partir de I75S, la publication d'un recueil mensuel de cantatilles, de duos, de chansons, et de hrunettes. avec accompagnement do guitare'^ instrument qui, d'après le Mercure, « semblait l'ait pour la société et pour les personnes dont la voix est souple et légère ».

Les duos de La Garde bénéficièrent d'une grande réputation. Le musicien travailla aussi pour le prince de Conti, dont les concerts du Temple et de l'Isle- Adam étaient justement célèbres'". D'après La Borde, il n'avait pas son pareil dans le genre de la chanson. Remarquablement doué du côté vocal, et possesseur d'une voix de basse-taille très étendue, il chantait avec Jeliotte.

Disons un mot de deux musiciens qui furent toute leurviede fidèles associés, Rebel etFrancœur". Tous deux portaient le prénom de François, et tous deux jouaient du violon alors qu'ils étaient enfants, ce qui les faisait désigner sous le nom de « petits violons ».

François Rebel était fils de Jean-Ferry Rebel, que nous retrouverons dans la troisième partie de cette étude, et naquit le 19 juin 1701 à Paris.

François Francœur, né le 25 septembre 1698, appartenait aussi à une famille de musiciens et se lia d'une vive amitié avec François Rebel, en compagnie duquel il voyagea en Allemagne et en Bohême. Etroitement unis, les deux amis, dont les carrières se développaient parallèlement, obtinrent en 1757 la ferme de l'Académie de musique, mais furent conti'aints de l'abandonner le 1='' avril 1767.

Travaillant toujours ensemble, sans qu'il soit possible de déterminer la part qui revient à chacun d'eux, Rebel et Francœur ont donné à l'Opéra un certain nombre d'ouvrages. La Borde affirme que les u morceaux de force » provenaient de Rebel, tandis que Francœur pouvait revendiquer la paternité des « morceaux de sentiment ». Quoi qu'il en soit, Pyrame etThisbé (17 octobre 1726), Tarsis et lélie (19 octobre 1728), la Pastorale héroïque (1730) (de Hebel seul), Scayiderberg (27 octobre 1735), dont le sujet oriental secouait un peu la routine de l'Opéra, le Ballet de la paix (29 mai 1738), les Auguslales (15 novembre 1744), \aL Félicité (10 juillet 1745), lélindor, roi des Sylphes (10 août 1745), et le Prince de

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