‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 61 sur 364 · Mercure, décembre 1757, p · texte numérisé non relu

Mercure, décembre 1757, p

10. Voir M. Brenct. loco cit., p. 350. En 1764, La Garde publia les Soirées de t'Isle-Adam, première, suite de différents morceaux de chant â une et deux voix, avec aacoinpai/nement de violon, basse, basson, cor et hautbois, exécutés au Concert de J/s' le Prince de Conty.

U. Sur François Rebel, voir le Recueil de la Société internationale de musique, janvier l'J06. Sur François Francœur, voir à la troi-

Noisy (16 septembre 1760)', sans révéler des talents supérieurs, sont l'indice d'une honorable fécondité. Comme toujours, c'est le ballet qui domine dans ces productions, au détriment de la tragédie lyrique.

En résumé, l'époque préramiste, emplie du contlit des opinions et des goûts, dominée par l'influence lulliste, à laquelle s'oppose le courant italien, présente tous les aspects d'une période de transition au cours de laquelle les musiciens français procèdent Èi de lentes conquêtes sur le terrain de l'harmonie, de la mélodie et de l'instrumentation. Mais leurs efforts s'éparpillent et se dispersent. Aucun d'eux ne possède un style homogène; lorsque certains l'ont des découvertes de haute valeur, comme Campra et Destouches, ces découvertes demeurent isolées, sans lien déterminé les unes avec les autres. Les musiciens pratiquent un art de cour, un art opportuniste; ils cultivent le goût du public et s'appliquent, avant tout, à dissimuler leurs innovations afin de ne choquer personne.

Il appartenait à Rameau d'apporter une synthèse puissante des tendances novatrices du début du xviii" siècle, de réaliser ce qui manquait à ses précurseurs, l'unité du style, de poser avec une ferme intransigeance ses conditions au public, au lieu de se laisser tracer par celui-ci la voie qu'il devait suivre. Dans toute la force du terme. Hameau fut un artiste, nn artiste complet, fier, indépendant, dépourvu de l'ordinaire courlisannerie des musiciens de son temps.

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Rameau, par G. Ltagoty ( 17 l'abbé de Fonlenai |177bl, II,

— La Rnrdc. Essai sur la r,

LAmi des Arts (1770).

• et moderne (1780), ill, Vie des hommes qui ont ( horon et hajolle Dic p 190 {"S — Maurice fe P m 18111 — Gil-

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,s (18o4) — Arsène Houssaye

— A Farr ne Notice sur Itameau

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DenUL Laruii Jt im ,t (1802) — E Nesle le Panthéon

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Keucliscl les 1 étis de Hameau a Dijon [Itevue e e i f nrt^ .0 ao il IS t — Arliclc de A Poupin

U convient toutefois de rendre justice à ses prédécesseurs, et de leur donner acte du travail qu'ils accomplirent. Durant le premier tiers du .xyiii^ siècle, la musique prend conscience d'elle-même. Elle se révèle sous forme de symphonies, d'ouvertures ou d'airs de danses, toutes pièces qui commentent, soit un spectacle proprement dit, comme une tempête, ou une scène pastorale, laissant ainsi l'art se pénétrer du sentiment de la nature, soit des épisodes chorégraphiques. En outre, la mélodie vocale s'assouplit et se caractérise musicalement en se libérant de son asservissement au langage, afin de revêtir des formes musicales organisées, et, en même temps, elle se pénètre d'éléments expressifs dont la tragédie bénéficiera par la suite.

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