‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 3)Chapitre 17 sur 330 · SIEBEL · texte numérisé non relu

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Et l'on trouvera, dans Briséis, de Chabrier (1889) :

La - bas, dans les ertesd Asi . e, on dit qu'unjeuiic ■voy a g;eur

1. Les seconds renversements sonLcn généi-al d'une sonorité b.irmo nieuae et pleine, et c'est par un inexplicable préjugé (reste d'anciennes routines au sujet de la quarte tenur pour disfionaucc) que certains

traités les semblent craindn justice de tout cela..

L'u;uvrc entier de M. G. [■'i.vut, a fait

TECHNIQUE. ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE

Et de même :

Cil. Ko-xHLiN, llj/inne à As/ocit' (1898) extrait des Chansons de Bililis.

Quant il l'accord de septième de dominante â l'état fondamental, on rencontre dans les œuvres de Schl-- UANN^el de Chopin des passages tels que ceux-ci :

ScHUMANN, Scherzino, op. 23, n" 3. Chopin, 21" Mazurka :

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Et dans le Quatuor l'i cordes de César Franck (1889) : 1°'' morceau :

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Final :

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Assez ancien également, cet exemple de Gwcndoline (1882-1886) de Ciiaiirier :

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EXC-yCLOPÉOrE de la lUrSlQUE ET DICTIONNAIRE DV COXSEnVATOWE

Enfin, le troisième renversement (+ i) se trouve employé comme il suit, par M. Mavel : l'Heure Espagnole :

Neuvièmes de dominante. — Ces enchaînements de neuvièmes <i à l'instar de Debussy », qui chez certains imitateurs ne sont plus qu'ennuyeuses formules, oll'rent une crande variété dans Pelléas et ilvlisande

suivant la disposition même des noies de la neuvième. Peul-èlre en pourrait-on déjà rencontrer chez Wagner, et même dans les œuvres de Chopin. Nous citerons quelques exemples, qui ne datent point d'hier :

Final de la Symphonie de C. Franck (1886-88) :

CiiABRiER, le Roi malgré lui (1887) :

I'Irik Satiiî, 2*' Sarabande (1887) :

Erik Satie, 2''" Sarabande.

Léon Moreat, Ballade des dramatiques amours (1890) :

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TECH X lue E. ESTHETIQUE ET PÉDAGOGIE

LA MUSIQUE FRANÇAISE si

G. FAi'Rii : « D'une prison » (poésie de P. Verlaine).

la clo . ehe dans le ciel qu'on -voit, dou-cejnent tin te

Voir aussi la fin de : C'est l'extase..., du même auteur.

On remarquera que chaque musicien écrit ces enchaînements dans un caraclère différent : ce caractère varie avec la nature de l'auteur, avec le senti-

Pcllcas et Mélisande :

GOLAl'D

toutes ces vieilJes fo.rêts sans lu.mie . re

ment à exprimer. C'est ainsi que les neuvièmes de Claude Dkbusst, parfois si limpides et lumineuses, se font sombres à l'occasion :

Tout autre est la soaorité de celles-ci :

M. (duo du 4'' siGie).

Id.

Id.

Debussy, le Tombeau des Naïades (E.xtr. des Chansons de Bilitis).

Id.

On voit la richesse, la variété de ce langage, et comme il serait injuste de parler de « formule », lorsque l'auteur possède une vraie personnalité...

Intervalles dissonants, (secondes, septièmes, neu-

vièmes, quartes) employés suceessiveinont. — Les mouvements mêmes des parties contrapunctiques 'conduisent à de telles « libertés ». Au moyen' âge, ^l'écriture était souvent fort hardie :

Motet de Pierre de la Croix, xiii= siècle.

Guillaume de Machaut, Credo de la Messe, ■s.n[<' siècle.

I? Chez Bach, on trouve de très nombreux exemples de septièmes, neuvièmes et même secondes consécutives : il n'y a pas lieu d'insister, et tous les professeurs de contrepoint savent que de tels procédés d'écriture sont parfois excellents. Mais plus d'un

musicien aujourd'hui prend plaisir à la succession des secondes, pour le cluirme même qu'elles peuvent offrir. On en découvre peut-être l'origine chez les Russes, notamment dans certaines mélodies de

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