‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 3)Chapitre 59 sur 330 · V.' iign · texte numérisé non relu

V.' iign

Quelques théoriciens ont doiim'; aux lif;nes de la

et aux interlignes de ces noms n'a

Portée le nom de burreaux noii-x celui de barreaux blancs. L'usag pas été adopté.

Onze notes seulement peuvent être placées sur la PorlOe : cinq sur les lignes, quatre dans les interlignes, une au-dessous de la première lif;ne et une audessus de la cinquir-me (ligne supérieure).

En convenant que les notes sont l'eprésentées par ce signe O, plaçons-le sur les onze positions dont il vient d'être parlé, et, par cet exemple, nous comprendrons plus facilement l'observation précédente :

3. Petites lignes supplémentaires. — L'ensemble de tous les sons formant l'Echelle musicale est bien supérieur à onze notes. 11 fallait donc employer un moyen permettant d'agrandir dans le bas et dans le haut l'étendue de la Portée. On y est parvenu en ajoutant au-dessous et au-dessus de la Portée, de petites lignes auxquelles'on a donné le nom de lignes supplémentaires ou additionnelles'.

Les petites lignes supplémentaires placées au-dessous de la portée se comptent de haut en tas, c'està-dire que la première est celle qui se trouve immé-

diatementau-dessousde la premièrelignede laportée.

Les lignes supplémentaires placées au-dessus de la portée se comptent de bas en haut; la première est donc celle qui se trouve immédiatement au-dessus de la portée.

Les chiffres placés dans l'exemple suivant indiquent l'ordi'e de ces lignes.

Le nombre des petites lignes supplémentaires n'est pas limité. On n'en fait usage qu'à mesure qu'on en a besoin. Toutefois, il est rare d'en voir employer plus de cinq. Exemple :

Les notes placées dans le bas de la portée et celles placées au-di^ssous,au moyen deé lignes supplémentaires, appartiennent au registre grave; celles placées dans le milieu forment la région du médium: enfin les notes du registre aigu sont posées sur ou entre les petites lignes supplémentaires placées audessus de la portée.

1-. Origine du mot Portée. — On a donné le nom de Portée à la réunion des cinq lignes sur et entre lesquelles on écrit la musique, parce que ces lignes peuvent contenir [ol portée c'est-à-dire Vétcndue appartenant à une voix pur^t'e, ordinaire, qui, en sons bien pleins, doimés sans elïort, ne comprend le phis souvent que onze notes. Laportée musicale, avec ses cinq lignes et ses quatre interlignes, ne peut recevoir qu'une série de onze notes consécutives. On le sait déjà. Le mot portée, pris dans le sens A'étenduc de la voix humaine, a donné son nom, par une sorte de métonymie^, à la réunion des lignes pouvant contenir l'étendue de cette voix.

Avec moins d'exactitude, quelques écrivains ont dit (non sans naïveté) que la portée avait été ainsi appelée parce qu'elle portait les notes.

o. Notes. — .Nous savons déjà que la notation musicale consiste dans l'ensemble de tous les signes graphiques employés pour représenter les sons musicaux par l'écriture.

Parmi ces signes, les principaux sont les notes, qui ont donné naissance au mot notation, c'est-àdire l'art d'écrire les notes.

1. Uu leur a doaué eocurc le nom de îiijnes accessoires, lignes postiches,

î. La métonymie est une figure de rhétorique par laquelle on

Le mot note, pris dans son sens littéraire et usuel, signifie une « marqup qu'on fait en quelque endroit d'un livre ou d'un éci'it pour s'en souvenir^ ».

Pour représenter les sous musicaux au moyen de l'écriture, on a imaginé des signes de convention, sortes de marques, visibles à l'œil, et indiquant le degré d'élévation et la durée de ces sons; puis, on a donné à ces marques le nom de notes, qu'elles portent dans le langage littéraire. Afin de les distinguer de celles usitées dans ce dernier, on les a appelées : notes de musique.

Les notes par lesquelles on exprime les sons indiqués sur la portée reçoivent les sept noms suivants : ut (ou'rfol, ré, mi, fa, sol, la, si.

6. Gamme. — L'ordre dans lequel se suivent ces sept notes est absolument invariable. On veut dire par là que, dans l'ordre précédemment indiqué, les sept noms de notes représentent sept sons voisins, et que, nommés dans un autre ordre, cet état de voisinage cesserait d'exister.

Dans les études de solfège, consistant à chanter les notes en les nommant, on emploie de préférence la syllabe do, dont l'articulation est plus sonore, moins sourde que celle produite par la syllabe ut, dont l'usage est exclusivement réservé au langage théorique, grammatical.

Ces sept notes forment une série ascendante, montant du grave à l'aigu.

Sept notes sont insuffisantes pour représenter tous les sons musicaux de l'échelle. En écoutant chanter une voix humaine quelconque, ou, encore,

prend la cause pour l'efTet, l'efTet pour la cause, le contenant pour le contenu.

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