‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 3)Chapitre 64 sur 330 · NOMS ANCIENS NOMS ACTCELS · texte numérisé non relu

NOMS ANCIENS NOMS ACTCELS

fiasse-contre Deitrièiiie liasse ou liasse profonde.

Ilnsse-taille l'renrtre liasse.

Mn;ienne-tuille. Ilar0oii ou iteu.iit\iic Icnor.

llaute-ttiille l'reiiùcr ténor.

Ilaute-Conlre ou Allô Ilautr-eotilre

(plus élevée de quelques notes que la précédente).

La voix de baryton, ou de seconde basse, et la voix de ténor grave portèrent longtemps le nom de concordant.

L'étendue de ces voix étant intermédiaire entre la voix de basse et .celle de ténor (ancienne taille ou haute taille), moins grave que celle de la bassi' et moins aiguë que celle du ténor, établissait une sorte de lien, de relation entre les voix graves et les voix hautes, et les faisait concorder entre elles.

o. Origine des noms donnés aux différentes voix

I Les llaiii'iis apiicllLMil co |ietil inslrumont oorista. Le diapason (dit ll;n\kins, dans son f/i.^tijirc di; ta musique) fut inventé en 1711 par uu Anglais aoiunie John Slioro.

TECrf.VHWE, ESTIIÉTIOrE ET PÉOACOr.lE

humaines. — L'oriyine des noms de quelques-unes de ces voix esl intéressjuile à eoimailre.

Le mol ténor, en il;ilieii Icnoic. vient du verbe latin lenere, tenir. On appelait anciennement ténor. tenoitr, teneur, la voix qui dans la musique chorale du plain-cimiil liturgique tenait, c'est-à-dire chantait, le plus souveni la partie psalmodique duplain-chanl, qu'on désij;!i;iit par le nom de Icnfur.

La voix (lésif;née sous le nom de taille, qui signifie littéralement htiiitetir, stnictine. iliincnaion, était généralement accompagnée de qualilicalils, comme liante, moijcnw, basse.

En appelant une voix d'homme voix de hante taille. voix de iHoijtnne taille, voix de basse taille, on voulait sans doute désigner de la sorte le degré de hauteur, c'est-à dire d'étendue, de ces variétés de voix.

Alto est un mot ilalieii, francisé par l'usage, et qui vient du latin altus, qui signifie /iuî;(. Il l'ut employé pour désigner la voix la plus élevée des hommes, appelée plus tard /«(«(('-coii/re. Alto est opposé à basse. La voix de basse est la voix la plus grave des hommes. Elle est ainsi appelée parce qu'elle dorme des sons bas. Baryton vient des deux mots grecs bariis, grave, et tonos, ton. Ce mot désigne une voix donnant des sons graves.

Soprano est un mot italien, francisé par l'usage, venant du Inlin supra et do l'italien sapni, qui veut dire : dessus, sur. Il indique une voix élevée, qui chante au-dessus des autres, d'où les noms français de premier et de deu.viùiiw dessus.

Le qualificatif poii/rc a été ajouté à certains termes musicaux ; contralto, haute-contre, basse-contre, contrepoint, contre-basse, contre-chant. Il indique une partie destinée à faire harmonie avec une autre, une partie placée contre une autre, à côté d'une autre. Haute -contre indique la voix venant s'harmoniser comme timbre avec une autre voix un peu moins élevée. Au contraire, la basse-contre donnant des sons [dus i^ravesquela iO]x île basse venait immédiatement se placer à côté de celte dernière.

Contralto est le nom de la voix d ■ femme s'harmonisant comme timbre avec la voix d'alto, voix d'homme appelée également haute-contre, et inteimédiaire entre les voix d'hommes et celles de femmes.

6. Emploi des différentes voix dans la composition musicale. — Uenos jours, dans les traités d'harmonie et décomposition, les exercices à quatre voix sont écrits pour basse, ténor, contraltn et soprano.

Dans la musique religieuse et dans la musique dramatique de théâtre, les chœurs sont disposésdans cet ordre en allant du grave à l'aigu :

(E«ritBre)

VOIX IHÎ hM-lMMUS OU

d'iînkants

/"' Sii/iriiiw (ou l'^ dessus).

Mc::o-f:niiraiio (ou 2» sojirano ou 2° dessus).

Contralto.

C'' Ténor (ténor élové).

:" Ti'iior (tt^nor gi',ivi>).

('■!• liasse (ou liaiyton).

t'o liasse (ou basso profoiul.').

Lesclueurs orpliéoniijues pour voix d'hommes sont écrits pour : [« second. s basses: 2" preinières basses ou bari/tons; 3° seconds ténors; i" premiers t<'nors.

~. Étendue de chaque espèce de voix. Clés attribuées à chacune d'elles. — 11 nous reste à connaître l'étendue de chaque espèce de voix et les clés attribuées à chacune d'elles.

Anciennement, les voix de basses lisaient en clé de fa qiuitriciiir Ut/ne; les voix de basses élevées ou de barytons lisaient en clé de fa troisième; la clé d'ul quatrième était la clé de ténor; la clé d'ut troisième était celle du contralto et de la haute-contre ; la clé à'ut seconde appartenait à la voix de mczzo-soprano ou second dessus; les voix aiguës de soprano ou premier dessus lisaient en clé de sol première et en clé de sol seconde.

lins tard on abandonna la clé de fa troisième pour \ebar>iton. qui s'écrivit sur la clé de fa quatrième, comme la basse.

La clé d'((( seconde fut abandonnée pour la voix de mczzo-soprano ou second dessus, dont on écrivit la partie en clé d'ut première.

Dans la musique moderne actuelle, toutes les voix de femmes, d'enfants et de ténors s'écrivent en clé de sol seconde; les voix de basse et de baryton lisent en clé de fa quatrième. La clé de sol seconde appartient aux voix aiguës et celle de fa quatrième aux voix graves.

Par ce nouveau procédé, on a diminué le nombre des clés à apprendre et à employer; mais on ne peut que regretter l'usage du système si complet et si ' parfaitement compris des sept clés, qui avait été créé poui- toutes les sortes de voix et les plaçait sur la portée musicale à leur véritable diapason.

Avec l'emploi de deux clés, l'une, la clé de sol pour les voix élevées, l'auti'e, la clé de fa quatrième pour les voix graves, le diapuson réel de certaines voix est déplacé et on a dû élablirun diapason de convention. Par exemple, la partie chantée par la voix de ténor s'écrit, en clé de sol, une octave plus haut que le diapason réel, et conséquemment, dans l'exécution, le ténor émet pour l'or^eille des sons une octave au-dessous de l'écriture, la clé de sol étant propre aux voix de femmes qui lisent et chantent à leui diapason réel.

Effet prodnit par one voix de Ténor

Une voix de femme et une voix de ténor, chantant ensemble les sons écrits dans la première moitié de •cet exemple, produiront pourl'oreille l'effet suivant :

ijj,:hr.

Copyrirjht hy Liljrairie Delarjrave, ISii,

8. Étendue de chaque voix. — Chaque espèce de voix n'a pas, comme cela a lieu pour la plupart des instruments de musique, une étendue absolument invariable. Telle voix aura une étendue ne dépassant pas la limite moyenne; telle autre, de même natuie, possédera au contraire quelques notes exceptionnelles, soit dans le grave, soit dans l'aigu.

Il résulte de cela que, dans plusieurs ouvrages théoriques, on trouve quelques dilTérences, peu sensibles du reste, dans les indications relatives à l'étendue des voix.

EXCrCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET D{CTIOXi\'AlRE DU COXSEnVXTOlRE

Les indications désif;nées à celle place sont celles (|uise trouvent le plus communément et donnent les .■-■ons parlaitement clairs, pleins, que peut émettre une voix sans elTort ni sêne.

Nous renvoyons les lecteurs aux ouvrages spéciaux pour l'Art du chant, dans lesquels ils trouveront les renseignements complémentaires qu'ils pourraient désirer à ce sujet et dépassant le cadre de cel ouvrage.

Étendue moyenne des principales voix.

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