SOL 89 FA
Fa
Fa
Sol
De la musique écrite sur une telle portée serait très difficile à lire, parce que l'œil n'embrasse pas commodément cette étendue, tandis qu'il saisit au
contraire avec la plus grande facilité un ensemble de cinq lignes. Fractionnons donc cette portée générale en portées partielles de cinq lignes,
Cle' ^ ahandonnee
Clés: FA 4'î« FA S™^, UT m-.
VT 2"?^ UT l'.*, SOL 2'î«, SOL l'.e
!. Dans les premières années du dix-neuvit.-me siècle, le pianiste 1 hausse les notes d'une oclavc. — Dans d'anciennes éditiuiis de cercorapositeur français Chaclieu proposa de remplacer ce signe addi- taincs œuvres pour clavecin de J.-S. Bach el de Ca.-PH.-Esr. Bacb tionncl {8a) par une cléj appelée clé d'octave et ainsi flgurée : flB- *!"' I les lignes supplémenlaires sont remplacées par une clé d'ut.
ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIOXXAIRE DU CONSERVATOIIiE
et conservons sut chacune de ces portées, sans le déplacer, le signe de clé par lequel elle est commandée, qui indique sa place dans la portée générale; noQS obtenons ainsi sept combinaisons de cinq lignes; les deux premières sont affeclées au signe de la clé de fa; la clé A'ut désigne les quatre suivantes, et enfin la clé de sol seconde trouve son emploi pour la septième'.
Les deux portées en usage pour le piano, l'oigue et la harpe ne sont pas aulre chose que le premier et le septième de ces fractionnements de la portée gc'nénilc; chose singulière, la ligne centrale, la ligne d'ut, pivot du système, est seule supprimée, et cette suppression de celte ligne occupant le point central de la portée générale, est justement ce qui apporte
de la clarté. Autant il serait diiiicile de s'}' reconnaître sur onze lignes, et autant il devient simple de lire sur deux fois cinq lignes, plus une intermédiaire, supposée.
Ut
JIX.
C'est sur cette ligne supprimée, qu'on rétablit momentanément comme petite ligr^e supplémentaire, que se trouve le centre réel du système des clés, Yiit du milieu du clavier du piano.
On peut écrire, sans sortir de la portée, vingt-trois notes- :
L'adjoncliou de di.x. lignes supplémentaires, cinq en haut et cinq en bas, fournil vingt nouvelles notes :
La ligne d'octave en fait gagner quatorze, moitié au grave, moitié à l'aigu.
S^ — 'Z. j:^ ^ ^ "^ = •fi- — — :==:=: =
TTt
= — = rz :^ :^ rr
8?bassa
On obtient ainsi un lotal de cinquante-sept notes, réparlies entre huit octaves, confmant d'un côté et de l'autre aux limites de la perception, par l'oreille, des sons ayant caraclère musical.