I.a ronde poiiilée vaut 3 blnnclies
La blaiiclio poinice vaut V
3 noires : 1
I La noire pointc^c vaut 3 r
crocties : I
La croctio poiiitrc vaut n ,
' 3 doubles croclies : '
La double croche pointée fj
vaut 3 triples croches : P
La triple croche pointée vaut 3 quadruples croches :
2'= TAnt.nAiT.
B!anctio<=. I Nniros.
Une ronde pointée <^. vaut 3 ou (5
Une blanche pointée I vaut 3
Une noire pointée [ vaut
Croches, ou 12 ou 6
Doubles croches ou 24 ou 12 ou e
Une croche pointée J vaut
Vn'^ double croche pointée y vau
Triples croches, ou iS ou 21 ou 12 ou 6
Quadruples croches, ou 96 ou 48 ou 24 ou 12 ou 6
Une triple crn Im poi:iI''e 5 ^'^'ut
La valeur d'une figure de note pointée n'est pas toujours exclusivement représentée par trois autres valeurs immédiatement inférieures; elle peut être également représentée par deux figures de notes pointées, de la valeur immédiatement inférieure.
C'est ainsi que :
la ^.
peut
valoi
laf
laf"
De la sorte, au lieu de la division ternaire en trois
tiers de la figure de note (^. = [11)1 o" obtient un autre division en deux fois la moitié de la figure.
Lorsque nous étudierons ce qui concerne la mesure (c'esl-ù-ùiid la division rjgi;lierc Je la durée), nous verrons qu'une même valeur peut entrer dans la formation de deux mesures de différentes natures.
Le double point. Le triple point. — On peul également placer deux points d'augmentation et même trois points à la suite d'une note; en ce cas chaque nouveau point est considéré comme valant la moitié du précédent.
Deux points placés après une noie sont désignés par le nom de double point; le second point prend la moitié de la valeur du point précédent et le quart de la valeur de la note. Avec le double point on peut représenter des valeurs égales à sept quarts.
Le troisième point (très peu usité du reste) prend la moitié de la valeur du second point, le quart du premier et le huitième de la valeur de note. Trois points après une valeur permettent d'obtenir des dui'ées égales à quinze huitièmes.
1. Le signe = veut dire ; ég.Tle. Par exemple ; la ronde pointée égale U'oiâ blauclics ou équivaut à trois blanclies.
■1. Dan'; le cinquiôiiie entreli-'n tliéori<pie, coiirernarjt IVlude du Jiijtltme et de la ifcsure, nous étudierons un autre élément de durée appartenant à la division ternaire : le triolet, le sextolet (cinquième Entretien. ^ 25).
ENCYCLOPÉDIE DE LA MIJSIOUE ET niCTfOXXATRE DU CONSERVATrURE
^Division binairo.
^Division Icninirc'.
^ ": ^ "^ ii±s njj m.j
6. La liaison. — Le point, qui est à la fois un point d'augmentation, parce qu'il augmente la durée et la valeur de la note après laquelle il est placé, et un point de prolongation, parce qu'il prolonge le son de cette note, n'est pas le seul signe de durée usité, dans l'écriture musicale, pour prolonger le son d'une note.
Afin de prolonger le son d'une note on emploie un nouveau signe de durée, la liaison, figurée par une ligne courbe :
r r r pr LT
La liaison réunit deux notes de même nom et de même intonation; elle prolonge le son de la première note sur la seconde, qui est appelée note liée, sans que cette dernière ait besoin d'être articulée. La valeur de la noie liée s'ajoute à celle de la précédente, avec laquelle elle se trouve comme soudée au moyen de la liaison.
note
lié* liaison
liaison
note liée
On peut ?(sr ensemble plusieurs notes de même nom et de même intonation; on obtient par ce moyen diverses prolongations de durée d'un même son.
Tenue. — On appelle tenue, la prolongation d'un même son au moyen de plusieurs liaisons.
Us .
7. Silences. — Dans le langage parlé, on trouve des arrêts momentanés, des repos, des demi-repos exigés par la construction grammaticale des phrases et indiqués par la ponctuation.
Au moment de ces arrêts momentanés, de ces repos, de ces demi-repos, il se produit dans le discours des silences plus ou moins prolongés.
Le langage musical a également ses silrnces de durée inégale, pour indiquer les arrêts momentanés de certains sons. Ces silences apportent de la variété dans le rythme, et, par cette variété, de la couleur et du caractère dans la forme du discours musical.
Ces interruptions momentanées des sons ont une durée dans la division proportionnelle du temps, à laquelle on a donné (nous le savons déjà) le nom de durée muette. Les durées muettes et les signes graphiques qui les représentent sont appelés silences, tirant leurs noms du rôle qu'ils remplissent dans l'écriture musicale, lequel consiste à noter le ailcnce.
La défmition du silence la plus répandue est la suivante : On appelle silence, l'interruption momentanée des sons*.
Il existe autant défigures de silences que de figures de notes.
A chaque figure de note correspond im silence prenant sa valeur et sa durée.
Le tableau suivant indique le nom, la figure des sept silences et leur égalité de valeur avec les sept ligures de notes auxquelles ils correspondent :
La jjduse
silence do la
ronde,
(Viuivaiil ;
une
mode
La demi-punse
biluiche,
hliiiiehe
Le siiiiiiir
noire.
noire
Lo tlcmi-sdiipir
croelie,
croflie
Le i/uarl de soiijnr
double eroetie.
double eroelie
Le hailièmc de
soupir
triple ero
■lie,
Iriiile rroehe
Le seizième de
soupir
tl
f/uodriiplt
eroelie,
tjuodruple erocItL
On observera que la pause -~- se place au-dessous de la ligne, généralementau-dessousdelaquatrièmc, et que la demi-imusc se place au-dessus de la ligne, lu plus souvent au-dessus de la troisième.
Le soupir a sa tète à di'oite, et le demi-soupir a la sienne à gauche. Tous les soupirs se placent an milieu de la portée musicale.
Le silence de l:i nnic carrée (i^rj) est Ir bâton de ilcu.r pauses : ■ *
Le silence de la quintuple croclie est le trentedeuxième de soupir, qui a ciiu| croiliets.
I, Thdorii- clemcnlairc de l'Ai i. H<)Iii;non (liullel, ^ddcur, (i, rue \ ivU'unc).
TECH.VJQl'E, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE
PRINCIPES DE LA MUSIQUE 20l
Dans l:i musique ;i plusieurs parties luii-nioniques, écrites sur la même portée, il arrive parfois que les silences ii'occupeul pas sur la portée la place qui leur est habiluellenient assi;,'uée ; souvent même on les place en dehors de la portée.