‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 3)Chapitre 77 sur 330 · C- La mesure à ^s'indique également le plus géné · texte numérisé non relu

C- La mesure à ^s'indique également le plus géné

ralement par le même demi-cercle de la mesure à traversé par une ligne perpendiculaire (^'.

La mesure à-s'indiquo aussi quelquefois par un

seul 4. On trouve [parfois la mesure n.r inuiquee simplement au moyen du chifire ;i.

I. NoiK verrons, en T-tiifliant les divorssystrmp-; rie r.nioifiiiuc iiotalioii iiiiisiciilc, (pin celte indication <lc lamcsnro à quvilre temps et de celle il ^1 est un vcsligc lie cette ancienne notation.

TEC.nXlQUE. ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE

PRINCIPES DE LA MUSIQUE 2or.

14 bis. Procédé pour l'indication de la mesure, imaginé par Rameau. — l.e célèbre musicien IVançais Uamku'. qui vécut de Ul8:! à HOi, recommande dans son Traite d'harmonie (édition de 1722) une ^ manière de chilTiei' les mesures variées, qui ne mani]ue pas d'intîéniosilé. Cette manière consiste à employer siniplenienl les chili'res 2 ou 3 ou 4, selon que la mesure est àdeiix ouiitroisou à quatre temps,

pour indiquer le nombre de temps contenus dans chaque mesure du morceau. Ces chitl'res sont employés indill'éremment pour les mesures simples ou composées. Knsuite, pour savoir distinf,'uer la valeur de la note qui doit occuper chaque temps, le compositeur mettra cette note immédiatement avant la

clé II propose, en outre, de placer cette note sur la lij;ne du Ion ilans lequel le morceau est écrit. Par exemple :

Mesores à 2 temps (simples)

2fy^'i j^

Mesores à 3 temps ( simples)

y'.M-'JJJii|Mf/.^r 'M

Mesores à i temps (simples)

l'A J tr^J II

Wesores à 2 temps (composées)

Mesores a 3 temps ( composées)

/J.flh » /r^

HS

Mrtsores à 4 temps ( composées)

JfAA.:-t=f r> III I rP ' I .•fJ -

On voit, par ces exemples, que les chitl'res indiquent le nombre de temps contenus dans la mesure et que la composition de chaque temps se trouve désignée par la valeur de note formant l'unité de temps et placée avant la clé. Si l'unité est simple (non pointée), la mesure est simple; si au contraire elle est poinlée, la mesure est composée.

Ce système n'a pas été adopté.

Hier. Considérations sur l'utilité de toutes les mesures. — 11 s'en faut de beaucoup que toutes ces mesures soientégaleiuent usitées, et, à vrai dire, il y a ici trop friande abondance; il suffirait de deux mesures à deux temps, deux à trois temps, deux à quatre temps, l'une simple, l'autre composée, poui' obtenir le même degré de précision dans la mesure de la durée; c'est d'ailleurs ce à quoi l'usage tend de plus en plus à nous conduire.

• Les mesures les plus employées actuellement sont:

à deux temps : 2/4 (simple) 6 8 (composée), à tfois temps : 3/4 (simple) 9 8 (composée), à quatre temps : 4/4 (simple) 12, 8 (composée),

autrement dit, pour les mesures simples, celles dont

le dénominateur (cbillre inférieur) est 4, lequel représente la /(0()r, quart de la i-onde. et, pour les mesures composées, celles dont le dénominateur est 8, qui indique la crorhe, huitième de la ronde.

Il est évident qu'un air écrit dans filusieurs mesures variant enti'e elles par l'unité dillérente de temps, comme, parexeinple, les mesures a 3/2, à3/4, à 3/8, produira, pour l'oreille, absolument la même impression, quelle que soit l'unité de temps employée. L'air A(( cluir de la li(ni' écrit à 2/2, à 2/4 ou à 2 8, donnera à l'auditeur identiquement le même air sous ces trois formes d'écrituie, si la même durée est attribuée à chaque temps de ces dillereiites mesures. On a souvent cherché pourquoi les compositeurs ne peuvent se décider à adopter, comme nous le disons plus haut, l'usage d'un seul type pour les mesures simples, celui qui donne une noire pour unité de temps, et d'un autre type, avec la noire pointée par temps, pour les mesures composées'.'

La réponse est facile à trouver :

Un compositeur' doué de sentiment délicat n'écrit pas seulement son œuvre pour les oreilles, mais encore pour les yeux. A cette intention, il choisit de préférence une mesure dont l'écriture repr'ésentative lui parait être en parfaite conformité avec le caractère appartenant à son œuvre : pour les œuvi'es d'un style large, majestueux, religieux, il emploie les mesures ayant des valeurs longues comme unité de temps; au contraire, les mesures dont chaque temps est occupé par une valeur brève sont choisies par lui pour les morceaux d'un mouvement vif, d'une allure légère.

Par exemple, ce compositeur, se résignera difficilement à écrire une valse espagnole, au mouvement

alerte et rapide, dans une mesure à - donnant pour

chaque temps une blanciie (valeur longue), alors que

celle à^, ayant pour chaque temps une croche (va-

leur brève), lui semble devoir produire à Vœit du lecteur une impression plus conforme à l'allure légère et au mouvement rapide de cette valse.

Telle est la raison qui peut expliquer l'usage persistant de toutes ces vai-iétés de mesure.

Cette manière de procéder avait sa raison d'être dans l'ancien temps, alors que l'on ne coiniaissait pas encore les moyens d'indication des divers mouvements dont nous nous servons aujourd'hui, avec les termes spéciaux et surtout avec le métronome.

On ne peut que former le vœu de voir un jour restreindre le nombre de toutes ces mesures, qui sont un sujet de difficulté superilue dans l'étude et la lecture de la musique.

13. Mesures primordiales, longues, doubles, courantes, brèves. — Quelques théoriciens ont classé les mesures en primordiales ou longues, doubles, courantes et brèves.

Les mesures primordiales ou longues simples

2 3 sont cellesà-et à- , dans lesquelles Vunilé de temps

est la blanche. Les primordiales composées sont celles à 6/4 et à 0, 4, cor-respondant aux mesures à 2 2 et à 3 '2 et ayant une blanche pointée pour unité de temps.

Les mesures doubles sont celles ayant une durée double de celle des mesures primordiales : telles sont, pour les mesures simples, celles à 2/1 et 3/1 ayant une ronde pour unité de temps, et, pour les mesures

ENCYCLOPÉDIE DE LA MilfilQVE ET DICTIONS'MHE DU CONSERVATOIRE

composées, celles à 6/2 et à 9/2 ayant une roiidf pointée comme unité de temps.

Les mesures courantes sont moitié des mesures primordiales et ont une noire pour unité de temps ^ quand elles sont simples comme les mesures à 2/4 et à 3/4, et une noire pointée pour unité de temps quand elles sont composées : telles sont les mesures à 6/8 et à 9/8. Ce sont les plus usitées.

Les mesures simples à 2/8 et ,3 '8 ayant une croche pour unité de temps, et leurs correspondantes composées à 6 16 et 9 16 ayant une croche pointée pour unité de temps, sont considérées comme mesures brèves et forment le quart des primordiales.

Les mesures à quatre temps simples ayant une noire pour unité de temps et chiffrées 4/4, et à quatre temps composées ayant une noire pointée pour unité de temps et chiffrées t2/8, sont les ?))es!«Tsdoi(t/es des mesures à 2/4 et à 6/8, puisqu'elles renferment dans leur entier deux mesures semblables. La mesure à 4/4 contient en effet deux mesures à 2/4, et celle à 12/8 deux mesures à 6/8.

16. Battement de mesure. — Dans l'exécution musicale, on appelle battre la mesure ou battement de mesure, l'indication des temps d'une mesure par des mouvements réguliers du bras ou de la main ou du pied.

La mesure à deux temps se bat en frappant le premier temps en bas et en marquant le second en l'air.

2 V. temps en l'air

1 1^' temps en bas

Dans la mesure à trois temps on indique le premier temps en portant le bras ou la main en bas, le second temps un peu plus haut à droite et le troisième en l'air.

3,,3°temp5 en l'air

^>2 2? temps à droite

1' l°-'"temps en bas

Enfin la mesure à quatre temps se bat en frappant le premier temps en bas, en marquant le second à gauche, le troisième à droite sur le même plan, et le quatrième en l'air :

h 'h? temps en l'air i '\ ^'

2'lemps à gauche 2- l— -I'---3 3°tempsà droite

1 l'/ temps en bas

Les mesures composées à deux, à trois et à quatre temps ternaires se battent comme les mesures simples auxquelles elles correspondent, parce qu'elles ont le même nombre de temps que ces dernières.

Dans le battement de la mesure, on ne considère pas la composition de chaque temps de la mesure; c'est uniquement le nombre de temps contenus dans une mesure, qui fait qu'on la bat à deux, à trois ou à quatre temps.

Cependant, dans les mesures dont le mouvement est très lent, on indique quelquefois les subdivisions de chaque temps par de petits battements secon-

daires correspondant au nombre de ces subdivisions et formant eux-mêmes les battements subdivisants du battement principal de chaque temps.

Exemples :

Mesure a , i mesure a temps binaires.

2' temps en lair

1'-'' temps en bas x

3 'temps en l'air

i^ Z^ temps I I à droite

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