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partie ejécutante par les signes suivan ts

Le silence de deux pauses s'iiidi(|Me par le bâton de deux pauses placé entre la troisième et la quatrième ligne et remplissant l'espace compris entre

ces deux lignes :

On utilise aussi le bâton de quatre pauses, qui se

place entre la seconde et la quatrième ligne : : i '■

La pause, les bâtons de deux et de quatre pauses peuvent se combiner ensemble pour indiquer un silence supérieur à quatre pauses :

." Panses

5 Pan

6 Panses

7 Pauses

8 Panses

9 Panses

Le silence d'une pause correspond généralement à une mesure. Par exemple, pour indiquer le silence

correspondant à quatre mesures à -, on emploie un

bâton de quatre pauses.

Toutefois, pour marquer un silence correspondant à lin nombre de mesures important, on fait usage d'une double barre que l'on place obliquement à travers la portée et au-dessus de laquelle on écrit le cbilTie indiquant le nombre de mesures que l'artiste doit compter et pendant lesquelles il doit se taire.

22. Point d'orgue. Point d'arrêt. — Afin d'obtenir certains eifets d'expression, on interrompt quelquelois la marche régulière d'une mesure par un arrêt plus ou moins prolongé sur une note. Cet arrêt s'indique par le point d'orgue, figuré par une ligne couibe en forme de demi-cercle au-dessous et au milieu de laquelle on place un petit point -.C^

Le point d'orgue placé au-dessus d'une note indique que l'exécutant peut prolonger le son de cette note par un arrêt d'une durée indéterminée, dépendant de son goût, de son sentiment personnel.

Le point d'orgue se place sur toute espèce de valeur de note :

o o» o 0\ Oi ,

11 est alors considéré comme point de repos. Audessus d'un silence, le point d'orgue prend le nom de point d'arrêt'. L'effet d'un point d'arrêt sur un silence quelconque est absolument identique à celui du point d'orgue placé au-dessus d'une note :

oi o /:>

L'effet approximatif d'un point d'orgue ou d'un point d'arrêt consiste, le plus souvent, à doubler la durée de la figure de valeur.

Exemple :

o eçnivaat à o | o |»egni vanta »'!%

On voit quelquefois le point d'arrêt placé au-dessus d'une barre de mesure pour indiquer un long silence, un repos prolongé.

Placé au-dessus de deux barres, à la fin d'un morceau, le point d'arrêt prend le nom de point final.

Point final /^

Dans certaines éditions de compositions musicales à plusieurs parties exécutantes et dilîérentes, on trouve parfois le signe du point d'orgue ou du point

d'arrêt suivi de cet autre signe : /^^ -^n

Ce procédé d'écriture indique que l'effet du point d'orgue (ou d'arrêt) doit cesser exactement au signe //, et que la régularité de la mesure reprend ses droits immédiatement après.

1. 1.C point d'arrêt a 6t6 appelé également -.point de suspension.

Dans cet exemple, le violon fait entendre deux croches complétant la mesure, après la note surmontée d'un point d'orgue, tandis que la basse se tait. Le signe//, placé après le point d'arrêt qui se trouve sur le silence de la partie de basse et correspondant à la note du violon surmontée d'un point d'orgue, fait comprendre à l'exécutant que la mesure régulière reprend ses droits immédiatement après et doit revenir au mouvement primitif.

On sait que dans les instruments à vent de la famille de Vorgue, un son peut être prolongé indéfiniment tant qu'une touche du clavier reste abaissée par le doigt de l'instrumentiste et tant qu'il y a de l'air contenu dans le réservoir de cet instrument.

On a donc donné le nom de point d'onjnc au signe qui indique la prolongation indéterminée d'un son, comme cela a lieu dans l'orgue tant que le doigt de l'organiste laisse enfoncée la touche du clavier.

Le point d'orgue a été également appelé ancien-

TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE

nemeiit point de repos, couronne, en raison de sa figure en forme de couronne.

Les Ilalieiis disent fennala ou ferma, du verbe fermarc, qui signifie s'arrêter.

On trouve dans d'anciennes musiques ou mélliodes françaises le mot ferma dans le sens de/)oi)i< d'orijuc, point d'arri'l, point de repoa.

22 bis. Le point d'orgue, dans le sens de cadence finale. Suppression momentanée des barres de mesure. — On donne également le nom de point d'orgue et, plus souvent encore, de cadence, dans certaines compositions musicales vocales ou instrumentales, telles que grands: airs de bravoure, morceaux d: concerts, concertos, à celte partie du morceau où, avant de terminer, est placée une suite de tiails brillants, mesurés ou non mesurés, dans la musique instrumentale, ou de vocalises dans la musique de chant, destinée à faire valoir la virtuosité de l'instrumentiste ou du chanteur.

On donne le nom de point d'orgue à cette partie du morceau, parce que pendant que le virtuose l'e-técute seul, sans accompagnement, l'orchestre ou l'instrument qui accompagne se tait, s'arrête et ne reprend l'accompagnement qu'au moment de la conclusion finale. Cet arrêt momentané de l'accompagnement s'indique par le signe grapliique du point d'orgue; c'est alors le soliste qui joue ou chante pendant ce point d'orgue, ce temps d'arrêt de la partie qui accompagne : d'où le nom de point d'orgue donné au fragment du morceau exécuté par le soliste seul.

On l'appelle également cadence', parce que c'est au moment de la chute, de la fin du morceau, que ces trails brillants sont e.xécutés.

Très souvent ce genre de traits, de points d'orgue, de cadences, est noté avec la suppression des barres de mesures, quand il est d'une durée prolongée.

Cette suppression laisse toute liberté à l'exécutant de donner une interprétation, dans laquelle il peut s'abandonner à sa fantaisie personnelle. Cependant, les indications rythmiques sont données par la valeur variée des noies.

Cette indication du rythme mesuré au moyen de lavaleur variée des noies seule (les barres de mesures étant intentionnellement supprimées) est employée parfois par le compositeur, quand il désire pour l'interprétation de son œuvre, ou d'une partie de son œuvre, un abandon, une allure libre, une expression un peu floKante qui s'obtiendraient plus difficilement avec celte observation rigoureuse dans la marche rythmique des valeurs qui s'indique par la division régulière des barres de mesures.

2t. Musique mesurée. Musique plane ou plainchant. — La musique qui est soumise aux lois de la mesure s'appelle musique mesurée, par opposilion à la musique plane, autrement dile le plainchant, dans laquelle la durée n'a à subir que très peu de variations, les sons procédant avec égalité, gravilé, et d'une iiianirre unie, à rythme égal.

24. Utilité de la mesure. — La mesure est un des éléments principaux doiniant à une composition musicale son caractère, sa physionomie, son allure.

On peut analyser toutes les ressources offertes au compositeur par l'emploi dans la m''sure de tous les signes de durée dont nous connaissons la forme et la valeur. Nous allons voir que ces ressources vont s'augmenter de nouveaux éléments importants.

2"). Le triolet. — Parmi les procédés modificateurs de la durée, il en est quelques-uns très usités pour apporter dans le rythme un élément de variété et de mouvement. La particularité de ces procédés rythmiques consiste à substituer un élément ternaire à un élément à marche binaire et, dic versa, un élément binaire à un élément à marche ternaire.

On sait qu'un temps est binaire quand il est formé d'une unité divisible en deux fractions inférieures. Cette règle admet une exception remaniuable. Il arrive fréquemment qu'au lieu de faire passer deux valeurs dans la durée d'un temps binaire, on en fait passer trois. Par exemple, un temps formé d'une unité représentée par une noire pourra être occupé par trois croches au lieu de deux qu'il devrait contenir régulièrement.

Ce groupe de trois notes, ayant la valeur de'deux de même figure et intercalé dans un temps binaire, se nomme triolet,mot dérivant de l'italien trio, qui veut dire trois.

Les trois notes formant un triolet sont égales entre elles, mais il est facile de comprendre qu'elles ont chacune moins de durée que deux notes ordinaires passant sur un seul temps.

Le triolet s'indique par le chilTre 3 qui est placé audessus ou au-dessous du groupe des notes qui le forment :

LU

Le triolet est donc la substitution d'un élément ternaire à un élément binaire.

La subdivision en (cois d'une valeur binaire au moyen du triolet peut s'appliquera toutes les valeurs de durée.

Le triolet est naturel ou régulier quand il est formé de trois valeurs semblables et égales, comme cela a lieu dans les précédents exemples.

Il est artificiel ou irrégulier quand les valeurs de

l. Du laUn ■. cadere, tomber. En italien ; ca.dp.nzn, cadence.

durée servant à le former sont inégales ou dissemblables, comme cela a lieu quand on introduit un silence ou une note pointée dans un triolet. Il fau alors que la somme des valeurs entrant dans sa composition, soit toujours équivalente aux trois valeurs égales qui le représentent régulièrement.

2If,

EXCrcLOPÈDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOIRE

EXrîMPLHS riK TRIOLETS IRREGDLIERS OU ARTIFICIELS

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