AIDA
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COBTRABASSI
Exeiiipii' ï-j^\. — UuuMi'iii poilée .les I't- violons, lire k la f" mesure k\ sur li's 2 prcmicTS temiis de la 2" mi\j ( lieu ilo/rt; il la 2= pnrlp..- des har|ji>s, sur lo ."i- temps, ré 1» au lieu de mi ^ ; à la â' mesure du .haut d'Aïda, 2' le au lieu d.' fa; à la p;irtie des violoncelles, i"' mesure, K" noie, sol (harmonique) au lieu de la.
mi'^ (harmonique) auj ips, mi^ croche
ques. Ou relève même, rà et là, quelques raffinements iiisIruincntHUx qui laissent deviuer que Verdi iTa pas été sans ''tre intlueucé par la lecture des œuvres de quelques modernes, comme I.iszt et Wagner même; mîiis il reste, quand même, Verdi. Parmi ses trouvailles 1rs plus personnelles, noloiis, au 4= acte d'Airfn.ce délicat passHj,'e où .3 fliHes, petite et «randes, accoiniiapiient d'un rais murmure le chant mvstérieux et lapide des violons dans le prave {e.\. i28).
Et aussi ce beau récit des contrebasses en sourdine, si'.indé par places du triple unisson, sourd et menaçanl. des tronilnuies sur la dominante. 11 y a là quelque diose d'angoissant, un t'risson passe avec le roulement éteint de la timbale (ex. 2i9i.
L'emploi des harmoniques des premiers violons et des vidloiicelles, avec les accords de harpe, communique à la scène suivante quelque chose d'extasié et
de quasi céleste. Aucun autre instrument n'aurait pu renilre ces soupirs de tlùte grave et de clarinettes, à peine exhalés, qui viennent mettre là-dessous juste la note de trislesse nécessaire (ex 230).
Les (lûtes sont d'ailleurs traitées, tout au long de la partition, avec un soin pariiculier. Elles viennent assiz sonvpnt ajouter au décor la couleur orientale qu'il réclame. Voir-, à cet égard, le beau nocturne, prélude au troisième tableau, et maintes scènes où l'orcheslre de ViiBOi se fait véritablement évocateur du pavsage.
l'ant-il parler de la marche si sonore et si populaire? Les trompettes de scène A' Aida sont célèbres. Le fameux motif eu mitiémil. assez peu distingué, mais très entraînant, fut exécuté à l'origine sur des Irompetles droites labriquées spécialement pour la circonstance, trompettes simples, bien entendu, et
de près lie d«ux métros de loiiLiiiciii', si nos souvenirs sont exacts.
Piinpimt, affile, plein de malice souiiante et de l)Onliomie est l'orchestre de lùtlsta/f. Nous n'y trouverons pas de combinaisons extraordinaires h si;;naler, mais seulement une fçrande liahilelé de moyens et une vie intense. Ici, la scène et l'orclieslre se pailai^ent l'intérêt, comme la mélodie s'est unie au libre réoitatir. L'ordre du génie latin préside à cette musique; elle est clain; et ordonnée, pas une note n'y parait
GiOBDANO, Sibc'iia iSonzogno).
AUegvo
surabondante, pas un timbre inutilement ajouté. Nous sommes habitués à plus de richesses, à plus de surcharges aussi. Inclinons-nous devant une époque qui disparail.
Nous aurons peu de chose à dire des compositeurs actuels di; l'Italie. Outre la réserve qui nous est imposée lorsque nous parlons ici de nos contemporains, nous sommes amenés à constater' que les « véristes »
Meiu> i
divùsés à Z
ALTOS
divisés
Exemple 231.
italiens maintiennent la tradition de leur art théâtral, et s'appliquent plus aux sonorités vocales qu'à la recherche des subtilités de rorchestre moderne. (liORDANO, MAScAr.Ni, Leoncavallo oiit uii orcliestre sonore, parfois jusqu'à la brutalité, lorsqu'il s'agit d'intensifier les épisodes d'un dramatisme violent que leur musique doit illustrer. Plccini y mettra
parfois plus de finesse, et son art de l'orchestre s'apparentera d'assez près à celui de .Massenet.
Un musicien d'éducation plus allemande, SgamnATTi, écrira des symphotnes de tendances plutôt classiques, où les trois groupes, bois, cuivres et cordes, bien séparés, s'équilibreront dans une belle continuité d'effet. Signalons l'ingénieuse écriture des
TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE
harpes dans l'andante de sa charmante Sérénade. d'une superbe sonorité.
Relevons enfin ces deux exemples, l'un de Gioa- DANO, l'antre de Puccini; le premier pour son beau contraste dramatique, le second pour sa leinte poétique et sa sonorité évocatrice des bruits de cloches, sonnant de toutes parts aux campaniles de la Ville Eternelle. Toutefois, ici, Puccini n'a pas stylisé cet elFet descriptir, mais il fait appel à tout un jeu de cloches (ex. 231 et 232).