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Prix d'avant guerre

cet alto a la chance^ d'être plus souvent chargé d'interpréter des solos que le ténor ou que le baryton, j'ose dire qu'il ne leur est pas supérieur, et qu'il n'a pour lui que d'être plus à la mode; cependant, il a un privilège résultant de la place qu'il occupe dans l'échelle des sons : c'est de pouvoir remplacer le bugle, souvent avec avantage, dans l'interprétation des traductions de la voix de niezzo soprano ou de la voix de contralto dont il a la chaleur et la puissance émotive.

TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE

DE LORCHESTRATION MILITAIRE il77

Son étendue esl celle-ci

•'dubO

du i ^

Comme pour le saxophone soprano, mon ami M. Vacellier a cherché et trouvé le moyen d'étendre

les ressources du saxophone alto, et il est parvenu aie faire monter toute une octave plus haut ;

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EEfEb

'du b^ En voici les doigtés :

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^ , «^ t^ o ttol^ 1^ M'° II? f légende

iLciédcdotl grave !ii = ciededfl^gravt' iv.clèdemiV9''ave v clédes3l(t VI ,clé de si b médiuin ^'"■î^cIé de du médium x^clédem^ljaigu viiisClidere aigu IX .clé de mi b aigu xi.fiedEfe aigu" vii.pelilpclédottave AU .grandtclédoctave

Hota. Us àet/f.

Ijernters /jarmomçt/t^

ne peurent être obtenus 5ur les sanopljones dont Ij 5' palette est fermée automatiquement par la 6'

La plupart de ces doigtés sont d'ailleurs logiques, car ils découlent des fondamentales des sons ohteniis comme sons 3, i, 6. 7 ou 8, avec les légères modifications indispensables pour faciliter ou permettre l'émission des harmoniques cherchés.

Le saxophone ténor en si h a le même nombre de clés que le saxophone alto el, par conséquent, la même étendue théorique, de même qu'il peut en avoir la même étendue exceptionnelle.

L'étendue théorique ou généralement admise est celle-ci :

Etendue exceptionnelle avec les doigtés de M. Vacellier :

FffrtT-

'^'ani^o'^"^:

D'autre part, M. Dlh'aqiueb, artiste de la musique de la Garde Républicaine, fait construire par la maison Couesnon et C'= un saxophone descendant au soi et réalisant trois octaves pleines :

du »T

Écrit en clé de sol, il sonne comme un seize pieds d'orgue.

11 est tout naturel de penser que l'invention de M. DuPAQuiKB est applicable à tous les saxophones, quel qu'en soit le diapason.

Le saxophone baryton en mi h a deux clés de moins à l'aigu qjie les deux précédents et se rattache, pour l'étendue, au saxophone soprano.

Son étendue théorique est celle-ci :

' dut>«ï

du bi

Son étendue exceptionnelle doit pouvoir être portée, avec les doigtés de M. Vacellier, comme pour le saxophone soprano, à ceci :

du. t>^

Toutefois, comme les doigtés normaux de ré et ini\> aigus donnent déjà des notes sans grande sonorité et comme étranglées, on peut se demander si la recherche de l'étendue exceptionnelle est bien utile sur cet instrument qui, malgré son qualificatif de baryton, représente en réalité une excellente basse écrite en clé de sol, et sonnant. Je ce l'ait, comme un vingt-quatre pieds d'orgue.

Le saxophone basse en sip est un magnifique instrument aux sons pleins et ronds, qui n'a contre son usage général que de coûter cher, et surtout d être lourd et peu portatif.

Son étendue est celle-ci :

' du boouâufao

dul^-ooudu b-cv

Écrit en clé de sol. il sonne comme un trente-deux pieds d'orgue.

Le saxophone contrebasse en mi u n'est fabriqué, à ma connaissance, que par la maison Evette; il coûte 000 francs', el pèse plus encore que le précédent; c'est dire que, malgré le grand intérêt qu'offrent ses

Prix d'avant guerre.

ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOIIiE

notes très graves, sou usaye est encore des plus restreints.

Son étendue est celle-ci :

du b-»

Écrit en clé de sol, il sonne comme un quaranteliuil pieds (l'orgue.

Le saxnplione n'a pas un timbre vraiment original, comme la flûte, le hautbois, le basson ou la clarinette, mais sou timbre, assez neutre, le rend précieux comme instrument de remplacement.

Daus la l'amille des saxophones, bien que la sonorité de leur ensemble soit parfaitement homogène, il y a cependant, pour chacun des modèles, des nuances légères de timbres dont il est bon de tenir compte lorsqu'on veut les employer en remplacement d'un instrument donné, ou lorsqu'on veut les associer à un autre instrument, soit pour en faire une deuxième partie, soit comme renforcement de son. Le soprano, s'il est joué par un artiste qui sache proportionner le volume du son à la mission qu'on lui conlle, pourra suppléer une deuxième grande lUUe, ou se fondre dans les deuxièmes clarinettes pour donner plus de corps au trait dont elles sont chargées.

Le saxophone alto peut, dans uns certaine mesure, suppléer le cor anglais.

Le saxophone ténor est l'instrument dont le timbre se rapproche le plus de celui du basson.

Enlln, le saxophone baryton se substitue aussi bien qu'il est possible au violoncelle, dont il n'a malheureusement pas toute l'étendue.

D'autre part, les timbres des saxophones s'assemblent surtout par tonalité; c'est ainsi que le sop»-ano, le ténor et le saxophone basse, tous trois en si h, seraient plus parfaits que tous autres, associés aux flûtes pour en compléter la famille. Au contraire, les aitos et les barytons, unis quand l'étendue du trait ne s'y oppose pas, rendent très bien un ensemble de violoncelles; souvent, soit pour les unir, soit pour les renforcer, on y joint les saxophones ténors; l'elTel en est très bon, mais cependant moins pur.

Une suite d'accords jouée par l'ensemble de tous les saxophones, sans mélange d'aucun autre instrument, donne l'illusion de l'orgue.

Mais, c'est comme complément de la famille des clarinettes que les saxophones rendent les services les plus signalés et les plus fréquents. Sans doute, le mieux serait d'avoir toute la famille des clarinettes et de l'avoir assez nomhreuse pour lui permettre de représenter à elle seule le groupe entier des instruments à cordes de la symphonie; le timbre en serait plus homogène, mais, comme je l'ai fait remarquer plus haut, cela coûterait cher et exigerait un personnel nombreux. Cette dernière considération demande une explication, la voici :

Dans l'émission normale du son, il faut trois clarinettes pour égaler un seul saxophone; dans le forte, il en faudrait au moins quatre, peut-être cinq. Tenons-nous-en au son normal et supposons simplement un jeu ordinaire de saxophones composé de :

et établissons le tableau de concordance en sons réels des clarinettes et saxophones (page :2170).

Nous nous rendons ainsi aisément compte que le saxophone soprano et les deux altos nous apportent la puissance d'au moins neuf clarinettes, que les deux saxophones ténors nous donneront l'équivalence de six clarinettes altos, et que les deux saxophones barytons égaleront la sonorité de six clarinettes basses; ces sept instrumentistes donneront ainsi la puissance de vingt et une clarinettes. J'ai donc raison de dire que les saxophones coûtent moins cher que les clarinettes, et qu'ils permettent de réaliser surtout une sérieuse économie de personnel.

Notre tableau nous permet encore de voir combien on se trompe en écrivant une partie commune pour le saxophone et la clarinette altos, et une autre partie commune pour le saxophone ténor et la clarinette basse; l'étendue commune de ces instruments doit se vérilier par le grave, pour la raison que les notes aiguës des clarinettes graves comme des saxophones sont les moins bonnes de leurs gammes respectives; si donc on n'a pas de parties spéciales à donner aux clarinettes graves, la clarinette alto devra jouer la partie de saxophone ténor transposée à son usage, et la clarinette basse la partie de saxophone barytonégalement transposée.

Si maintenant nous considérons la transcription du quintette à cordes de la symphonie pour l'orchestre d'harmonie, la répartition logique des parties se doit faire ainsi :

La partie de premier violon sera donnée aux petites clarinettes et aux deux tiers environ des grandes clarinettes , qui seront dénommées premières clarinettes'; la partie de deuxième violon sera donnée au tiers restant des grandes clarinettes, dénommées secondes clarinettes, au saxophone soprano et aux saxophones altos; la paitie d'alto à cordes sera donnée aux saxophones ténors et, le cas échéant, à la ou aux clarinettes altos; la partie de violoncelle sera donnée aux saxophones barytons et, le cas échéant, à la ou aux clarinettes basses; enlin, la partie de contrebasse sera donnée, si on en possède, aux saxophones basse et contrebasse, aux clarinettes contraltos et contrebasses et aux contrebasses à cordes, qui sont admises dans un certain nombre d'harmonies, et même tolérées dans quelques grandes fanfares.

Le plus souvent, on adjoint au groupe des clarinettes-saxophones, les flûtes qu'on unit aux petites et premières clarinettes, et les hautbois qu'on joint, suivant le cas, aux premières ou aux secondes clarinettes, quelquefois aux unes et aux autres, en les divisant; c'est la meilleure solution, quand elle est possible, parce qu'ainsi les liautbois ne dominent pas, se fondent mieux dans les clarinettes et, par leur timbre vibrant, rapprochent davantage le timbre général du timbre des violons.

Mais pourquoi, dira-t-on, préconiser l'emploi des clarinettes altos et basses si les saxophones peuvent suflire?... C'est que, si le saxophone peut être appelé la clarinette du pauvre (sous-entendu : des sociétés qui ne sont pas riches), il n'en demeure pas moins une pauvre clarinette comme étendue, et surtout comme finesse de timbre; c'est la raison pour laquelle on évite de mélanger les saxophones aux premières clarinettes, alin de ne point apporter de lour-

1 soprano.

Si ttllos.

2 ténors, 2 liarijlons.

1. S'il n'y a qu'une ou deui petites clarinctlcs, la proportion de» preiuifcros clarinettes sera portée aux trois quarts environ des grande» clarinettes.

TECHNIQUE, ESTHÉTIQUE ET PÉDAGOGIE

Petite diirinctte Grande clarinette Qarinette alto Clarinette basse Qarinette contralto Clarinette contrebasse Saxophoiu soprano Saxtiphone alto Sauphône ténor Saxophnncl)aryton Saxophone "basse Saxophone contrebasse

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deur dans cette traduction de la partie de premier violon qui a besoin de tant de légèreté. C'est encore que le saxophone, n'ayant pas de timbre vraiment original, ottre cette particularité de s'assimiler dans une assez grande mesure au timbre des instruments auxquels il est mélangé; de sorte que, si on ajoute une ou deux clarinettes altos, et une ou deux clarinettes basses aux saxophones ténors et barytons, comme on conserve quelques grandes clarinettes mélangées aux saxophones altos, le timbre s'affine vers les clarinettes, et gagne infiniment en unité, en pureté et en délicatese. Enfin, c'est un pas de plus vers le progrès, vers l'avenir.

Les hautbois laissant leurs parties spéciales de symphonie, en raison de la difficulté de les faire entendre suffisamment en harmonie, et venant se joindre aux grandes clarinettes, il est naturel que bassons et sarrusophones graves suivent la même évolution en s'adjoignant, les premiers, aux saxo-

phones barytons, et les seconds, aux saxophones basse et contrebasse ainsi qu'aux clarinettes contraltos et contrebasse ou pédale. Au lieu de «se joindre aux», il conviendrait le plus souvent de dire «remplacer les » pour les sarrusophones graves, car je crains fort que les saxophones contrebasses, les clarinettes contraltos et contrebasses ne brillent longtemps encore parleur absence dans nos orchestres d'harmonie ; c'est pour celte raison qu'on ne saurait trop encourager l'emploi de plus en plus large des sarrusophones basses et contrebasses, qui sont bien, pour le présent, les instruments les plus pratiques dont nous puissions disposer en harmonie, à l'elTet de remplacer les contrebasses à cordes de la symphonie.

Cornets»

Le petit cornettino en sib n'est pas, que je sache, usité en France; il faut une telle puissance de con-

Iractloii de lèvres pour jouer de ccl instrument, que certains musiciens des peuples du Nord, seuls, y réussissent.

Il sonne comme un quatre pieds d"orgue.

Etendue tiiéorique :

Étenliie pratique

Le corneltino en m; h est surloul usité en Angleterre, et nous en avons entendu d'excellents au concours de musique de Paris de 1912. En France et en Belgique, on lui préfère le petit bugle. Tous deux sont très bons; il n'y a dans leur emploi exclusif qu'une question de coutume, et le mieux serait de les employer l'un et l'autre.

Il sonne comme un six pieds d'orgue.

Etendue théorique :

duj ICtendue pratique

zanz

du-»

Le cornet en si ii (je n'ai pas à parler du cornet en la qui n'est employé qu'en syraphouie et demeure inconnu en harmonie, de même qu'en fanfare), est de lieaucoup le plus employé des trois.

Il sonne comme un huit pieds d'orgue.

Son étendue théorique et pratique dans les solos est:

WhR

fcjj-o- du. b w

Mais il faut restreindre cette étendue en haut et en bas, dans l'écriture générale, d'une seconde, d'une tierce ou même d'une quarte, selon la force des sociétés pour lesquelles on écrit :

Trompettes.

La •petite trompette en ut sonne comme un huit pieds d'orgue et s'écrit de même, c'est-à-dire comme le cornet.

Ét/ewdue

dulf«-

La. petite trompette enst'b est la même que celle ci-dessus, mais à laquelle on ajoute un ton mobile de si 11.

Etendue :

RfffiL

La grande trompette en fa, ou plus simplement la trompette en fa, sonne comme un douze pieds d'orgue; mais il faut bien faire attention que, ses notes graves étant peu employées, on a pris l'habitude d'en écrire les noies aiguës dans la portée, de sorte que si l'on se fie aux notes que l'on entend, eu égard à l'écriture, cet instrument parait sonner comme un six pieds d'orgue.

Etendue théorique selon récriture normale :

{> Hu ' ir^

dul|'»

Étendue pratique selon l'écriture normale*

k iHii

du.-»

du •&

Étendue pratique selon l'écriture habitueilile (convcnlionnelle) :

tffetr

1 — du •©•

duo

Je donne là, l'étendue pratique à laquelle on peut atteindre, mais il est mieux et plus sûr d'en retrancher une tierce en haut et en bas :

Effefa

duo

du -o-

La. trompette eu m,il> est la même que la koiiipette précédente en fa, sur laquelle ou ajuste un « ton » mobile qui la met en mHi.

Etendue pratique selon l'écriture oonventionueUe :

Effeti

duw

dubo

l.tC'eatjaÏQsi qui'elleieBt «onite danstlss pQDliMonside.{»eijiii{HiCh.

TECHNJQVE. ESTHÉTIQUE HT PÉDAGOGIE

La grande tromitelte en vt est une trompette en fa à laquelle on ajoute un « ton » mobile qui la haisse d'une quarte; elle a alors la longueur de tube d'un trombone à pistons en ut, et n'en dilTère que par la perce plus étroite de l'instrument et par la forme intérieure de l'embouchure, dont le grain plus fin et le fond du bassin 1res rapproché des havres peimettenl d'atteindre aux harmoniques très élevés.

Ecrite en notalion normale, elle sonne comme un seize pieds d'orgue.

Etendue théorique (notalion normale) :

WM.: ^r.

Hllfo-

'^lendue pratique (notation normale)

àuji.©<tu«

âuj?>°

Ecrite en notation conventionnelle, elle sonne comme un huit pieds d'orgue.

"ffjpt

àujo ou-»

duJtoo^"

Ce « ton » d'ut de la trompette en /a n'est presque plus employé, même à l'orcheslre symphonique; mais il était utile d'en parler ici pour bien établir ce qui différencie la grande et ancienne trompette tn ut delà trompette basse, également en !</, employée surtout pour l'exécution des œuvres de U. Wai.ner.

Petite trompette en ut

La trompette basse enut estconstruite diiectemen dans cette tonalité à l'octave grave de la pe^te trompette moderne en ut, dont elle présente les proportions relatives.

Elle a exactement la même longueur de tube que la trompette en fa, avec ton d'ut (longueur égale à celle du trombone à pistons en «(); mais la perce un peu plus large que celle de l'ancienne trompette et la forme intérieure de l'embouchure se rapprochant lie celle du trombone font que les harmoniques élevés ne sont plus obtenus, et que les sons 2 sont au contraire émis avec assez de facilité; c'est en somme un trombone k pistons.

Ici, la notation est toujours normale; mais, écrite en clé de sol, la trompette basse sonne comme u» seize pieds d'orgue.

Etendue :

fffefcr

dutj^

du«o

La trompette basse en si[> est ou bien une trompette basse en tit, à laquelle on ajoute un c ton » qui la met en si U, ou bien une trompette basse construite directement en sip; elle a la même longueur de tube que le trombone à pistons en si», ou que le trombone à coulisse dit en ut, à la première position.

Etendue :

:^ ^n IPV! *J- ... Il

dufiï ^^^^~

Pour plus de clarté, voici le tableau de l'étendue (M foiis réels des diverses trompettes dont il vient d'être parlé :

Petite trompette

en sil>

Grande trompette en fa

Grande trompette en mit»

Grande trompette enut

Trompette basse enut

, Trompette basse " - ,^ en si l>

bQ

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iHîf^i

Nous y voyons que la petite Irompelle moderne en lit n'a rien ga^né à l'aigu sur l'ancienne trompette en fn; on pourrait même assurei' qu'elle a perdu, car d'habiles trompettistes pouvaient encore donner, dans la force, deux ou Irois notes plus élevées, ce qui est à peu près impossible sur la petite trompette.

Le grand avantaf,'e de la petite trompette consiste en ce que, jouant dans d«s harmoniques moins élevés que ceux de la grande trompette, elle attaque toutes les notes avec sûreté ; par contre, elle a perdu une partie de son timbre, et beaucoup de puissance.

Ces observations s'appliquent exactement à la petite trompette ensib par rapport à l'ancienne trompette en mi [>.

Quant au,\ rapports des anciennes grandes trompettes en ut avec les trompettes basses modernes, nous voyons qu'ils sont assez dilférenls comme étendue; de plus, l'ancienne trompette était construite, perce et embouchure, surtout en vue d'obtenir les harmoniques aigus, et les sons graves avaient peu d'éclat, tandis que la trompette basse est surtout construite en vue des sons graves qui ont toute l'ampleur désirable.

Enfin, nous constatons encore que les trompettes basses pour le grave, les anciennes trompettes pour les parties moyennes, et les trompettes modernes pour les parties supérieures, peuvent à elles seules, et sans le secours d'aucun autre instrument, former une famille parfaitement homogène, embrassant une étendue de trois octaves, et une sixte.

Trombones A pistons.

Le trombone à pistons alto en mi b est à la trompette en jnib ce que la trompette basse est à la grande trompette en ut; de même longueur de tube que cette trompette, la perce et l'embouchure du trombone donnent au grave ce que la perce et l'embouchure de la trompette donnent à l'aigu. Le trombone alto est aussi prés de la trompette, comme timbre, que la trompette basse elle-même. On pourrait tout a\issi bien dire que la trompette basse est aussi près du trombone, comme timbre, que le trombone alto lui-même.

Ecrit en clé de sol, il sonne comme un douze pieds d'orgue.

Son étendue est :

duo

Le trombone à pistons ténor en ut est l'équivalent de la trompette basse; mais il a une perce un peu plus forte et une embouchure un peu plus profonde et de grain légèrement plus large, ce qui lui permet de recevoir un quatrième piston, grâce auquel il rejoint ses sons 1 (fondamentales).

Bien que plus grave d'une tierce mineure que le trombone alto, comme il s'écrit en clé de fa il sonne comme un huit pieds d'orgue.

Son étendue théorique est

daO

Mais, dans la pratique, il faut retrancher près d'inie octave au grave, tandis qu'un très bon instrumentiste peut ajouter une note à l'aigu :

du.^

Il est bon de ne pas oublier que, pour les raisons que j'ai déjà données {Encyclopédie, t. III, page 1420), le doff ou ré [y grave n'existe pas pratiquement, et que, sur le trombone, le rei) grave est déjà trop haut.

Le trombone à pistons ténor en si[> est en tout semblable au précédent, sauf que le tube est d'un huitième plus long; il a, de ce fait, les proportions et longueur exactes du trombone à coulisse à la première position, et serait préférable au trombone à pistons en ut; malheureusement, il exige la transposition des parties de trombones, et ce détail de copie ou d'édition double des parties de trombones est cause de sa non-adoption, tout au moins en France.

Son étendue est :

YSMr. *ji:

du«-

du. o

Le trombone à pistons basse en fa, de perce un peu plus forte que le trombone ténor, afin de donner plus d'ampleuraux sons de cet instrument grave, ne se fait presque jamais à quatre pistons.

Ecrit en clé de fa, il sonne comme un douze pieds d'orgue.

Son étendue est :

F.rfri « ji

duljO

Le trombone à pistons basse en mi\r est le même que le précédent, mais d'un huitième plus long et, conséquemment, d'un ton plus grave; il est peu usité, quoiqu'on puisse l'obtenir de la facture moderne.

Son étendue est :

dul!"

Hll

JjrrHi-, t).

du

Le trombone à pistons contrebasse en ut est d'une longueur de tube double de celle du trombone ténor et, de plus, d'une perce plus large, ce qui le rend très lourd et fatigant à jouer; aussi, est-il très peu employé.

Ecrit en clé de fa, il sonne comme un seize pieds d'orgue.

Son étendue est :

'\ du ^-o- j.j^

Le trombone à pistons contrebasse en si b est un peu plus long et plus lourd que le précédent; il n'y a aucune raison de le lui préférer, sauf la volonté absolue d'obtenir une note de plus au grave.

Son étendue est :

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"~- du O -^

Pour les trombones basse et contrebasse â pistons, il serait très facile de les rendre de beaucoup plus pratiques, c'est-à-dire plus portatifs, en en cbangeant la forme et en la rapprochant de celle des saxhorns basse et contrebasse; mais il faudrait que ce changement de disposition vînt de la volonté des instrumentistes et qu'elle fût imposée aux facteurs, car la croyance de ceux-ci en la puissance de la forme vis-à-vis de leurs clients est telle que je n'ai jamais pu les convaincre de l'utilité qu'il y aurait à courber légèrement la branche d'embouchure des saxhorns altos pour la commodité des instrumentistes. <i Changer la forme? Y pensez -vous? Nos clients n'en voudraient plus! »

Nous avons étudié, maintenant, toute la famille ■des timbres-clairs à pistons, et je pourrais me borner ici à mentionner les seuls trombones ténors à coulisse, mais nous ne devons pas oublier que nous n'étudions pas seulement, en cette troisième période, les orchestres de plein air, tels qu'ils sont constitués aujourd'hui, mais que nous devons encore envisager ■ce qu'ils sont en voie de devenir, et surtout ce qu'il serait désirable qu'ils devinssent; c'est, pourquoi je crois devoir espérer la généralisation de toute la famille des trombones à coulisse, présentée le 9 mars 1909, salle Pleyël-Lyon, aux compositeurs et aux artistes par la maison Courtois-Delfaux'.

Trombones à coulîss».

Le trombone à coulisse piccolo est en si h (donne le sjfi à la première position), mais il est dit en ut, ■parce que les positions sont apprises en sons réels.

Ecrit en clé de sol, il sonne comme un huit pieds d'orgue.

Etendue :

An lypl^n Po fl du

aie

Le trombone à coulisse soprano est en fa (donne le fa à la première position); il s'apprend en sons réels et, par conséquent, sonne comme un huit pieds d'orgue.

du. \r»^

Le trombone à coulisse alto est en ré i> (donne le ré t> à la première position), mais, appris en sons réels •comme les précédents, il sonne comme un huit pieds d'orgue.

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