‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 5)Chapitre 154 sur 297 · Paris, Bibl. du ConservuLoirt · texte numérisé non relu

Paris, Bibl. du ConservuLoirt

HISTOIRE DE LA MUSIQUE

1^ <; r PC ^i^ ~^~3 [

m jÊ

Klei-nod der Fïirs ten, dies trefflich Be gin nen.

Wt°.f'^^^i i^^^i-fb

Bc

Johann Geoi-f; Ahle (16o0-n06), dans %o\\ AnakreonthchesEhr- iiiul Frcudrnlied, composé en l'honneur de Ivunrath Meckbach, bourgmestre de Miihlhausen, emploie aussi les instruments. Mais, après leur prélude,

VOBSPIEL.

les violes de gambe ne font que réaliser l'harmonie de la basse, sans concerter avec la voix, et les cinq couplets sont présenlés sans variation ' :

1*«'Violdigamba. 2*?VioIdigamba

'rpiÀ n r^s: j^in n^ jpja

iTsTIMME.e » C Ib L 'i* 5 6 5 4 H L

65 ff

n^nj.ip nl^m niT^yin \^P^nf^ij

'pj^ts: nlliimàA ^^^^IM,nn

Is =;c 'c E V fifi fi K 6 6 4

SINGSTIMME.

^^iijjir'J

Ihr werthenUnstrutin- nen, ^lnd hoIdeDSchwemnitzin nen,Wem

^JJi.3J.-IIJ'I^J

hJ.|Hii J J^

P P LJPP IP- [?

wollet ihr zu Eh ren itz undeuchlassenh6 ren?

Wen wollet ihr be .

SI i- i' fi ri i^i J ii)j) j^i i^ ^h

4fe^

P'P' PUl.aJ'i-He^'"f.UpP

b j^ fj 6 6

1. Celle composition date de loSi. Je la cite d'après l'eiemplaiie de la Liibl. du Conservatoire de Paris.

JU^J'i

il. ,ii hflrnn.h jii(.> i\i^^>Qj> i^

sin g€n be singenundbe - klin gen?Wem wollt ihrFreude machen? Dem

é J J J)i> J'TJI'i J"3 J)j)l"j,J' J J J

i^-^-rP-

vlJ>Jp pCjl^'i^ii[^,rP pg^lf-:||

e de]enMeckba chen Meckbachen unsermRather und treiiemLandes Va - 1er?

j, .n.n J n\\ f .i^j^» j j i ^ jm J3 j^^^^

^ 4 3 1—^ 1, # 6 6 4li tt

Avec Johann Krieger, nous en venons aux airs de caractère délicat, de sentiment varié et de forme assez simple, sans étalage de science et sans recherche de profondeur'.

En 1697, Philipp Heinrich Erlebach fit paraître à Nuremberg une collection d'airs, dédiés à Albert Anthon, comte de Schwarzbourg, seigneur d'Arnstadt, et à sa famille. Voici le titre : Harmonhche Freiide musiccUischer Freiinde. Erster Th''d,bestehen.d infûnffzig Moralisch- und Polilischen Arien, nebst Zuijehori- (jen Rittomellen, à II Violini è Basso continvo^. Ce recueil contient de fort remarquables pièces. Philipp Spitta, quand il nous parle de la gravité de Bach, de sa prédilection pour les sujets tristes, observe que, chez personne des précurseurs de Jean-Sébastien, il

n'a trouvé un semblable coloris, de pareils tons, « chauds et saturés », pour interpréter la douleur. <c Je ne pourrais nommer qu'un seul musicien, dit-il, qui, avant Sébastien Bach, ait formé quelque chose d'approchant 3; c'est le maître de chapelle de Uudolstadl, Philipp Heinrich Erlebach (1637-1714). » Et il cite un de ses airs (le n" XIV du recueil de 1697), œuvre « magnifique, écrit-il, composée dans la forme de VAria avec Da Capo..., et dont le texte exprime les sentiments d'une âme déchirée. » Il loue l'ampleur de mélodie et la profondeur {Inniijkeit} tout allemande de celte musique, et déclare qu'elle parle, encore aujourd'hui, un langage qui va au cœur*. On pourra juger de la force expressive de cette pièce, que je transcris tout entière :

"Violons 1ft2.

Adagio e piano. 1r i I I I I

7 I jjhj N|i iJriiifh/'i'ii'-^

Con affetto.

TT-

t2Zi

1. Voyez l'ouvr. de M. A. Reissmann, Illustrirte Geschichte der deutschm Mttsik, 1802, pp. 262-2G4.

Page 1