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Uuant à la tablature de guitare française', qui avait les mêmes cordes que la guitare (iHa spaçinola-, on faisait usage de la portée à l'envers de cette dernière, c'est-ù-dire que les sons y conservaient la position naturelle de l'accord, de bas en liaut. On n'y employait pas l'alpliabet pour les batteries, parce que les lettres progressives de celui-là remplaçaient les numéros de la guitare espagnole et italienne, et la position pour les batteries était écrite entièrement chaque fois qu'il fallait employer cet elfet dans la composition; pour les valeurs rythmiques on se servait des notes musicales ordinaires.
Dans ce genre de notation est typique La Guitarrc Royalle de François Corbetta, imprimée à Paris en 1671. Il parait que Corbetta, né à Paris en 1630 environ, fut un guitariste célèbre dans toute l'Europe. Hamilton le rappelle dans les Mémoires du cliecalicr <le Grammonl à la cour de Charles II d'Angleterre, où il " venait de faire une Sarabande qui charmait ou désolait tout le monde, car toute la guilarerie de la cour se mit à l'apprendre, et Dieu sait laràclerie universelle que c'était ». Corbetta lui-même dit au i'urioao
tellore delà GuUarre lioijatle qu'il lit graver l'an lOoO un de ses livres à Paris, « où Sa Majesté voulut bien l'admettre dans une entrée de plusieurs guitares d'un lîallet composé par le très fnmeu.v J.-B. I.ully »; et puis il se plaint d'un certain Granatta qui lui vola des sonates et des inventions, comme il eut occasion de s'en apercevoir à Venise à son retour d'Espar/ne.
Je n'ai li'ouvé aucune indication qui me permît de découvrir la Sarabande qui exalta d'une manièi'C si extraordinaire les dames et les chevaliers de la cour anglaise ; pour remédier à ce malheur, je transcris une gavotte^, dans laquelle on peut voir les fioriltire qui avaient le plus de succès sur l'instrument. Le reste de la musique de Corbetta comprend des Preladi Allemandes, Sarabandes, Passacaijli, Rondeaux, Gighe, Meawtti, Ciaccoiie, Fantasie, etc. ; il ne manque même pas de pièces d'un caractère historique et politique, telles que une Allemande axir la mort du duc de Glocester, le Tombeau sur la mort de Madame d'Orléans, et une Allemande et sa suitte sur l'emprisonnement de Douquimjam (sic!).
Fe.inc. Coebetta, 1G71. — Gurcille aijmèe du <liic rie Monlmoidh.
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