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21. Il cultiva aussi la clarinette avec préditection. i!:i. Écrits sur la musique et les musiciens.
ESCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET niCTIONS'AIRE DU COSSERVATOIRE
nous passons en revue à cette heure. Ses productions plaisantes, claii-es, purement harmonisées, contrepointées à souhait', présentent sans elibrt des réminiscences bien l'oiulues où Bach, Beethoven, Mozart, Spohr, Weber, Marschner, Uossini, Bellini, Onslow et jusqu'à Auber se tiennent par la main. Le même shie gracieux et coulant se retrouve dans toutes ses œuvres : de cluunbre, d ej;Use, de concert, de théâtre.
P. J. Lindpaintner- fut un digne chef d'orchestre que Mendelssohn et Berlioz apprécièrent. Son bagage musical, considéi-able, témoigne de toutes les qualités possibles, sauf l'envergure et la profondeur. Sa contribution à l'opéra romantique est notoire, car il fit représenter vingt- huit pièces, et plusieurs d'entre elles ^ eurent de l'effet sur le public. On peut dire que Heissiger et Lindpaintner furent classiques dans la symphonie, et romantiques dans l'ouverture, dont le caraclère subjectif et rapsodique recevait davantage l'intluence des temps.
A la suite de ces maîtres, on peut encore citer deux violonistes compositeurs : Thomas Tâglichbek * et "W.-B. Molique ", un élève de Spohr. Le premier s'absorba un peu trop dans l'imitai ion de Beethoven, le second pencha dans la virtuosité dont l'ère commençait à s'ouvrir. Tous deux brillèrent dans le concerto comme Spohr, Kalliwoda e tutti quanti.
Nous avons vu la symphonie pure descendre les marches du vestalat où Beethoven et Schubert l'avaient élevée, pour conclure, sous les auspices de Weber et de Marschner, de nobles alliances avec le chant dramatique. C'est là que J.-C. Lœwe" la prend par la main, et il la conduit toute frémissante au bois sacré de l'oratorio. La réforme romantique ne s'y faisait sentir qu'à demi avec Schubert et Spohr '. Lojwe, sans avoir le génie ni la maîtrise de l'un et l'autre maître, tente de grandes peintures tirées de la Bible ou de l'histoire. 11 s'y montre expert en l'art de brosser de vastes décors. Il y fait évoluer sous nos yeux une foule bigarrée de soldats, d'étudiants, de prélats, de tziganes, à qui il ne manque guère que le geste et le costume pour être tout à fait vivants. L'échec subi par Spohr dans la symphonie, Lœwe le retrouve avec l'oratorio : il y manque d'intériorité. Il faudrait encore écrire ici Mkhr Malerei als Esipfin- DUNG, l'inverse de l'admirable devise apposée par Beethoven sur le manuscrit de la Pastorale", « Plutôt peinture que sentiment! » C'est, en attendant Mendelssohn, la faillite du romantisme sur un terrain trop large pour qu'il puisse le couvrir.
Les oratorios les plus connus : Jean llàsa, Gntenhevij, Piileslruia, nécessiteraient un piogranime indiquant les intentions du poète, pour qu'on pût suivre la musique avec intérêt. C'est plein d'indications qui ne parlent qu'aux yeux. C'est presque du théâtre. Et cependant à la scène ses peintures orientalistes et
1. Weber lui fit I honneur de mouler à Dresde (où illo précéda coinnie liapellmeisler) ml de ses opéras appelé Didon. i. 1771-lSSG.