Op. 47 (même date
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Séilic invcnlit" de l'auteiir, au linu de s'épuiser, alla SI' rariiii.iiil (lavanlnpe à nicsiiro qu'il (''rrivail pour iiii piililif plus iiud', CM s'iisli'oi(,'iiaiU à uiio plus ;;ranilo slnipliciti' lie moyens. I/op. 47 conlieul de petits eliel'sd'duvre' lioul la poésie se peut enniparerà celle de certains préludes de Chopin et du Kiiiderallntm de Schuniann. Quant aux Eludes cdrartcrii^tii/iiest (op. KO), ee sont, dans leur dimension restreinte, des essais malheureux de musique à programme. Kn lisant les légendes explicatives qui parsèment le texte, et que l'auteur avait suppiimées dans lu première édition^, on croit avoir sous les yeux un livret de [lantoniinie.
1-e charmant génie déployé par lleller dans ses études lui restera Ihléle sa vie entière. 11 sera toujours un peu le romantique des bébés, un conteur pour enlaiils, sachant leur graduer les émotions avec un lael inlini, les entraîner sans fatigue, les nulrir pour les fortes vibrations, les grandes secousses d'art qui palpitent, éperdues, entre les feuillets de Chopin et de Sehumann. Kt c'est ainsi qu'au premier rang des compositions de Heller nous trouvons encore ses sonatines. L'op. 147 avec sa variété et sa distinction mélodiques, son scherzo clair, son andante ému, sa gracieuse tarentelle linale, est la digne héritière des petites sonates de Clementi, Mo/art et lîei'thoven. L'op. i49 est un joyau de goiU et de sentiment. Le début " lent, avec expression », atteint au sublime avec la même aisance que celui de la sonate .!(( cluirde lime. \.'inlcrniez:.'i est une valse pressante, aristocratique et langoureuse. Le linale, d'une énergie passionnée, pathétiiiue, complète ce bel ensemble auquel je ne puis découvrir- une seule faiblesse. J'augurerais mal de la musicalité d'un élève qui aborderait cette sonatine sans enthousiasme, et les virtuoses réputés y trouveraient une excellente occasion de montrer leurs qualités de diction, — s'ils en possèdent, — car ici, mieux que jamais, lleller se montre expert en 1' « art de phraser ». Dans la sonatine romantique on peut le proclamer roi.
Il est regrettable qu'il ne s'élève pas si haut avec ses sonates. Les trois premières et la fnnlaisie-soiiale''' ont de la monotonie et laissent voir des inlluences trop précises'. La quatrième mériterait des auditions l^'équenles. Son lînale contient un peu trop d'écriture à deux parties, à l'octave, — procédé favori de Heller et dont il lire d'heureux ell'ets quand il n'en abuse pas, — mais la léijende qui sert d'andanle et surtout le premier mouvement exposent des thèmes éloquents et bien conduits.
Parmi les œuvres un peu trop nombreuses de Sleplien Heller il y a forcément bien des pages à laisser de côté, à cause de l'insuffisance de leur caractère au milieu d'une époque si féconde en productions d'un relief saisissant. On peut classer dans celte indif-