‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 268 sur 1158 · O CD · texte numérisé non relu

O CD

En ouvrant

Les quatre trous marqués en noir sont ceux de la face antérieure; les deux plus élevés appartiennent il la face postérieure qui est censée vue directement; les trous sont numérotés à partir de la base. Les dimensions du Ilu'éi ti/cn thoti dilfèrent de celles du Lyti Il/Il tchâugyi ; dans celui-ci l'instrument a .'i trous (3 -(-2); actuellement il en a 6 (4 -f- 2). D'après le Wcn myi'io ti yii Iclii-, l'ocarina a cinq trous, les trous 1,2, 3, o, 6. L'échelle est donnée ci-dessus; les quatre premières notes s'obtiennent en variant la force du souftle. D'après les indications plus récentes, au contraire (N" 20 a), liv. 1), on débouche successivement les trous 1 à 6 ; avec tous les trous bouchés, on obtient le mij. Notation du syâo 77.

Le hyuên est associé à la flûte tchhî par le Clû hinrj; il s'est maintenu jusqu'aujourd'hui dans la musique rituelle. Les plus anciens exemplaires étaient, semble-l-il, à deux ou trois trous; sous les Sông, années K'mi,'-yeoû (1034-1037), on parle d'un instrument à huit trous. On appelait hyào 102 un ocarina de plus grande taille^. Ces instruments ont inspiré les ocarinas construits pour la première fois il y a une trentaine d'années en Italie'*.

Iiistriiiiienls à résci-voîi" d'aii-.

103 Chi'ng'', orgue à bouche. Ce nom générique désigne plusieurs espèces qui se distinguaient par le

1. N» 67, liv. 33, IT. 12, IS.— X» 65, liv. 33, f. 17 y. - X« 80, i' partie II), IT. 69 à 76. — N« 64. liv. 1S3, f. 17 r«.

i. N" 17, sect. Yo li-hi Isdo fù, f. 8.

i. \° 2, fiyào yù. Un jùn seù. — X» 13, p. 257. — X> 62, liv. 128, section hyurn, IT. 1 â tO.

en gardant exactement sa construction première; en effet, le chëngavaitd'abord pour réservoir une gourde, et on note sous les Thàng qu'au sud du Kyûng la gourde est encore employée, que les anches y sont des languettes de bambou; dans le nord, au contraire, on a remplacé le bambou par le métal, la gourde par un récipient de bois creusé. C'est aussi du sud, de Birmanie, que viennent à la cour de Chine, à la lin du viii" siècle, des orgues de ce type, mais diverses de format, de construction et d'accord. Quelques-unes ont deux ou trois cornes de bœuf ou défenses d'éléphant tenant lieu de tuyaux; d'autres ont des languettes doubles, c/ii('r(îi(//i»7nî(7; on en remarque surtout deux de grande dimension, à 10 tuyaux, les tuyaux les plus longs ayant 4i',83 : ce sont presque les instruments dont Ving Chào constatait l'existence au temps des llan. En lisant ces descriptions, on pense naturellement au khen laotien, si répandu dans toute riudo-Chine et dont il n'est pas jusqu'au nom qui ne rappelle le mot chêng, si l'on tient compte de la permutation fréquente dans cette région entre kh et ch (écrit souvent x).

Au contraire, l'instrument 111 oflèrt en 1200-12G3 par un pays musulman'' et accordé ensuite à l'harmonie chinoise par un fonctionnaire du bureau de la Musique, n'est pas de ce type : il avait des anches et 90 tuyaux de bambou, un buffet vertical en bois sculpté, pointu en haut, un soufflet, fông niing, mû

5. X" 22 (Y. 1. t., liv. 126, f. 7). — X» 51, liv. 68, f. 8 v», — X» I l'i Isï. — N« 14, p. ôS. — X' 2, Wdnil fônij, Ki/ùn tseù X" 13,p. 78. — X"0, liv, 23, c/i''ny c/d". — N"!) '

0. X» 62, liv. 126, f. S v°. — X» 45, liv. 29, f. c), f. 16 r°, V".

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