‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 325 sur 1158 · N» 41, liv. sa, f. ÎO. - N° 45, liv. 29, f. 3 v · texte numérisé non relu

N» 41, liv. sa, f. ÎO. - N° 45, liv. 29, f. 3 v

Les détails qui précédent sont destinés à montier la double origine des danses solennelles, b'S unes, traditionnelles et remontant plus ou moins eiactemcnl à une époque antérieure; les autres, chœurs de circonstance exprimant un sentiment passager, puis conservés pour rappeler les faits anciens. L'esprit créateur persista sous les llân.et Seû-iniiTshyc-n, liv. 24, cite encore d'autres exemples de danses de circonstance devenues rituelles; mais par la suite il n'en fut plus de même; du moins les historiens ne nous parlent plus des faits qui ont donné naissance à tel ou tel chœur, tandis qu'ils insistent sur les transformations des danses et des chants rituels et qu'ils indiquent la composition de quelques nouveaux morceaux par les fonctionnaires du bureau de la Musique. On a déjà vu sous les llân que le nom de plusieurs danses a été changé; ce procédé devient de règle par la suite, souvent sans raison apparente, et il est assez difficile parfois de reconnaître un chœur sous les titres variables qu'il porte successivement. Ainsi* la danse Won hing devient Ta xcoii, grande danse guerrière (221), puis Heoit, danse postérieure (420); la danse de Pn yù est Tcliiio iroù (221), puis Syw'n non en 273; la danse Wcn chi est nommée Tu chdo en 221 ; mais le nom de Chdo est donné en 4o4 à la danse Kliài yjng. qui sous les Lyàng (vf^ siècle) devient Td tchwimg. Quelques danses nouvelles. On données comme telles, apparaissent^; ainsi la danse Tchâng pTn chez les Wéi au m'-' siècle, les danses Tchéng If et Ta yù composées par Syûn Hyû (273). Très souvent les danses sont tirées les un(>s des autres ou combinées ensemble. Les danses de circonstance, celles d'origine populaire, sont « adaptées aux tubes et aux cordes n, c'est-à-dire mises en musique régulière. Inversement, la musique d'un chœur sert, soit à la même époque, soit successivement, à plusieurs poésies, parfois à sept ou huit pièces'". La substitution des poésies les unes aux autres est très fréquente; ainsi" il y avait d'abord pour la danse de Pâ yù quatre poésies qui devinrent toutes inintelligibles; au début des Wéi (vers 220), un fonctionnaire lut chargé de rédiger quatre nouveaux textes, ce qu'il fit en conservant, dit-on, l'inspiration et le mouvement primitifs; mais combien (le fois les nouveaux auteurs n'eurent-ils ni tant de soin ni tant de talent? » Pour un chœur, en général, la poésie est le principal; on l'adapte à une mélodie ancienne; peu à peu on veut l'épandre avec les cordes et les voix, la revêtir du son du métal et de la pierre'-. » Ces modifications étaient de règle au début de chaque dynastie, elles élaient fréquentes en tous temps; Toù Kliwêi, Syfin Hyû, bien d'autres qui ont été nommés dans la première partie de ce travail, ont d'abord eu mission de corriger les hymnes, et c'est en partant de là qu'ils sont arrivés à réformer l'orchestre et à régulariser les tuyaux sonores.

De même que sous lesHàn, de même sous les Tsin il y eut trois danses principales, Woù chi, tlyén AT, TchCing p7n. La coutume de tenir deux ou trois chœurs

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