‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 390 sur 1158 · Moun hen pi ko, liv. 50, f. 15 r · texte numérisé non relu

Moun hen pi ko, liv. 50, f. 15 r

Le Tâi tyen lieû thong'", à la date de 1469, fait connaître l'organisation des corps de musique et des orchestres; les éditions suivantes du même ouvrage, non plus que le Ryouk tyen fyonjei^', n'indiquent aucun changement essentiel : l'orchestre rituel, 297 musiciens et 2 chefs, est dirigé par le bureau dit Tchâ pàng et formé d'hommes libres; l'orchestre vulgaire, 2 chefs, ol8 musiciens et 10 chanteurs, est dirigé par le Ou pàng et recruté parmi les esclaves publics; cette dilTérence semble effacée par les nouvelles lois de 1801 au sujet de l'esclavage public'-.Les danses étaient, en 1469, exécutées par les nye ki ou ki .s-anij, choisies pour le Palais au nombre de 160 parmi les esclaves des districts et tenues de remplir leur office, chacune sous responsabilité de son mari. Déjà les danseuses officielles existaient en 107.3 et 1077'^; elles donnaient des représentations à l'occasion des grandes fêles bouddhiques. Les lettrés du xx" siècle jugèrent celte coutume » digne des barbares » ; malgré la vivacité de leurs attaques, ils n'eurent pas gain de cause''*; leurs descendants voyaient encore il y a peu d'années les ki saing figurer aux fêtes du Palais'^ et ils ne dédaignaient pas de les appeler pour leur amusement privé. Le décret de 1801 n'ayant pas supprimé la servitude publique des femmes, le Palais et lous les yamens importants de province continuèrent d'entretenir des troupes de danseuses pour le service du lioi, des mandarins et de leurs hôtes; les femmes et filles des condamnés pour crimes graves, les femmes coupables aussi, étaient réduites en servitude; parmi elles et surtout parmi leurs filles, se recrutaient les ki saing, dont le métier était presque héréditaire.

BIBLIOGRAPHIE DD RECOSD APPENDICB

Maurice Courant, Bibliographie Coréenne, 3 vol. grand in-8" et supplément, Paris, 1894-1S96 et 1901.

Sûm liouk sa keui, mémoires historiques des Trois Royaumes (Sillà, Kokourye, Paiklchei), par Kim Pou-sik. présentés en 1145 auroi In tchong. 10 vol. in-4», 1394 ou 145! (B/A/. cor., n" 18.15).

Ko rye sa ou Ko rye pon sa, histoire du Korye, par Tcheng Rintchi (1451). 70 vol. in-4o, manuscrits [BM. cor., n'' 1850).

Moun hen pi ko [Tong kciuk), histoire méthodique de !a Corée, composée par ordre roval et publiée en 1770. 40 vol. in-4° [Bilil. cor., n» 2112).

Tiii tyen heù thang, collection des statuts fondamentaux, édition de 1865. 5 vol. in-4" (B;*/. cor., n» 1461). De nombreuses éditions de ce recueil ont paru à partir de 1394 [Bilil. cor., nO'^léSl à 1461).

Ryouk tyen tyo ryei, règlements annexes aux six statuts (1866). 10 vol. grand in-8" {Bihl. cor., n" 1462).

Àk hdk kouei pem, voir p. 217, note 4 (BiH. cor., n" 2570).

Ryi'nig keum sin po, méthode de hyen keum, par RySng. 1 plaquette grand in-S", 27 feuillets manuscrits [Bibl. cor., n° 2573).

0 ryei eui se ryei, les cinq rites avec règlements annexes, ouvrage préparé par ordre du roi Sei tchong à partir de 1430, achevé en 1474. S vol. in-folio [Bihl. cor., n" 1047).

Tchin tchhân eui kouei, cérémonies dubanquet royal. 4 vol.in-4o, 1843 (Bibl. cor., n» 1305). Plusieurs ouvrages du même genre ont été publiés dans des circonstances semblables; est cité aussi celui de 1SS7 (n" 1307).

9. On a signalé (p. 199) que les Kin avai-^nt une sorte de théâtre. Le Moun hen pi ko (liv. 50, f. 7 v») parle des chants, des chœurs et des tchàp heui (tsd hij des Khî-tân, imités eu Corée en 1117.

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