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2° Les mesures ou rythmes populaires''.

A la différence des rythmes ou mesures classiques, où l'unité de lemps-type, la mn(rrf , est toujours la durée d'articulation de cinq syllabes brèves, les mesures populaires (deçi-tdlas) admettent l'adoption d'un autre moment musical, au choix duquel le goût doit présider, comme il doit régler la disposition convenable des diverses espèces de durées dans la mesure : ce sera tantôt la durée de 4, tantôt la durée de 5, tantôt la durée de 6 svllabes qui sera prise comme étalon, sans qu'on puisse dépasser cette limite.

Les mesures populaires se distinguent encore des premières en ce qu'elles sont accompagnées du jeu des cymbales, frappées plus ou moins fort, suivant la valeur de durée de la note'.

De plus, à côté des trois signes de valeur précédemment indiqués s, laghu « | », gitru » i» et pluta « ^ n, elles emploient une durée moindre, égale à la moitié de l'unité de temps (ardha-mdtrâ), à la moitié du laghu. On lui a donné le nom de drata (rapide), et on la représente par le signe zéro « o » [bindu). La noiatiou rythmique utilise encore le signe du virdma (repos, temps d'arrêt), sorte d'accent grave en forme de croissant, qui, placé au-dessus d'une durée, la prolonge de la moitié de sa valeur'". Ainsi le signe

"0 » vaut i + l/2rin(<a(J);le signe «| » vaut! -)- 1/2

P laghu, c'est-à-dire laghu -\-druta (••)• De même le guru surmonté du virdma équivaudrait à guru -|laghu ou à 3 mdtrds, et le pluta surmonté du virdma h. pluta -\- guru ou à 4 1/2 mdtrds; mais le virdma ne semble pas employé dans ces deux derniers cas.

Au lieu de répéter deux ou quatre foisle signe» | », on peut le remplacer, le cas échéant, par les chiffres 2 et 4, mais cela ne semble avoir lieu que quand le battement doit être sans bruit, auquel cas ces chiffres sont suivis du signe "X», indicateur du 7iihçabda^^.

Indépendamment de leurs noms habituels, — dont l'initiale (da, la, ga, pa) sert à les désigner abréviativement''^, — les durées de temps ont encore reçu d'autres noms. Ainsi, le Samgîta-ralndkara (V, 23o- 257) donne comme synonymes de druta les termes ardha-mdtrd, vyoma, vyanjana, binduka; de laghu : vydpaka, hrasva, mdtrikd, sarala; de guru : dvi-mdtra, kald, vakra, dirgha; de pluta : Iry-anga, tri-mdtra, dipta, sdmodbhava.

En résumé, les mesures provinciales se distinguent les unes des autres, d'abord par une disposition différente des valeurs de durée, puis, dans certains cas, par le choix d'une unité de temps moindre ou plus grande. Celles qu'on appelle hhanda-ldlas doivent ce nom au fait qu'elles sont formées de fragments

10. Faut-il traduire le virdma toujours par un point qui augmente la durée de la note précédente, ou parfois par un silence, pause, soupir, etc.? .Nous n'avons pu encore élucider la question, lin tout cas, il ne semliie p.^s que les silences trouvent leur place dans la musique des cantilènes et autres airs de Çârngadeva, si ce n'est, peut-être, parfois à la fin d'un motif, bien que, le plus souvent, les notes répétées semblent devoir être tenues.

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