‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 591 sur 1158 · Coiiip. chap. I. p. iljli · texte numérisé non relu

Coiiip. chap. I. p. iljli

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seuls pour le doigté, les autres, bouchés plus ou moins avec de la cire, fournissent la note en unisson avec la tonique, destinée k résonner durant toute ja mélodie. Le pungi est invariablement construit dans l'échelle Ihtnumntodi, et n'emploie que le rdgn favori des serpents Nàucvaràli^. C'est l'instrument appelé ma;/o)îrfï dans l'Histoire de Félis, t. II, p. 303. D'après S. M. Tagore iSliort Notices, p. 30), on en soufflait autrefois avec les narines, d'où le nom de nàsà-i/antra.

Le Musée de Bruxelles possède un instrument analogue, mais avec un long canal d'insufllation; il est appelé tuhrh en se. tilitiri.''.

2° Moshuk ou nâga-baddha, çruti-upanga'. — Mais l'instrument dont la forme rappelle le plus notre cornemuse écossaise est le moshuk d'aujourd'hui, autrefois appelé minabaddha, et encore, dans le sud de l'Inde, rruti-iipiinga ou hhnznna-rniti ifig. 271*1. Le sac est en peau de chevreau ; il est pourvu d'un tuyau insuftlateur, qui alimente un tube à anche, dont les vibrations sont ré- p^ 970* glées à l'aide d'un petit morceau de Puni/i on rmagori. fil de métal ou de ficelle fine, enroulé autour de la languette. Dans le sud de l'Inde, ce tube sert simplemenl de bourdon, et, à cet effet, les trous sont entièrement ou partiellement bouchés avec de la cire, pour obtenir l'accord voulu. Le moshuk du

FiG. 271 *. — Moshuk ou tiâi/a-hadtthu.

Nord a à peu près la même forme; l'inslrument possède un chalumeau, avec ou sans bourdon, et on peut entendre certains exécutants en jouer avec une dextérité qui rappelle celle des joueurs de bag-pipc écossais*.

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