Id., n
' Extrait de l'ouvrage du cap. C.-R. Day. avec raulorisation spéciale de la maison No\'etlo et C°.
IllsroiJll-: DE K.\ Mi'SfQVE
encore de g/iari'. IJaiis le sud de l'Inde, un pelit uis-
Fiu. 290. — Kàmsj/a-ldia
ou knin-si
\Mahillon, ouït, cili; n" 5).
FiG. 297. — Kiimnarii (Iil., n" G).
IruniPnl de cette espèce, joué avec un frap]ieur en os recourbé, est appB\é jàgatay ou semtilidlum-.
t'AJlILLE DES CLOCHES
L'Inde a connu, de toute aniiquilé, la cloche {ghanlà) et l'a affectée aux offices des temples aussi bien qu'aux usages guerriers, ou bien l'a employée dans les concerts pour marquer la mesure.
1" Jaya-ghantà^. — L'ancienne cloche guerrière, jaya-glia)>t(i, se trouve encore aujourd'hui suspendue dans les temples hindous; mais elle n'eut jamais les dimensions des grosses cloches de nos églises. 2" Ghantà'. — Les dimensions de la cloche ordinaire ou ghantà ifig. 29Si ne dépassent guère 0",30en hauteur et O'",lo en diamètre.
3" Kshudra-ghantà-'. — La petite cloche, ksliudra-ij/iantii, fait partie de l'orchestre hindou.
4° Sapta-ghantikà et sapta-svarab''. — Il en est de même d'un instrument plus récent, formé de 7 petites clochettes alignées, snptaghantikà, ou de 7 plaques de métal, sapla-svarab, qui se frappent avec un petit marteau recouvert de feutre :
c'est le Glockenspii'l ou carillon indien.
^',^; 'km ~ '''"'"" ■'" Kshudra-ghantikâ ou ghun-
(MahiUon, mur. , . ,^ ^ ... , , ,.
cite, nos). gnura '. — De petites clocliettes lou
grelotsi, lishudra-(jhantiliii. attachées auï chevilles, sont encore employées par les hayadères ou nautch-girls; on les appelle aussi (ilium/hura, (jungurù, ou gliargharâ, ou encore gajelii. KUes sont le symbole de la profession des danseurs-chanteurs des deuï sexes; et, comme pour le cordon sacré des brahmanes, leur prise de possession donne lieu à une sorte d'investiture, qui lie pour la vie la danseuse ou la chanteuse à sa profession. « On a attaché les clochettes », l'expression est passée en proverbe pour indiquer une promesse, un vœu dont on ne peut se dégager. Aucun danseui', aucune danseuse, ne se les passe aux ciievilles sans les porter d'abord à son front et à ses yeux, en murmurant une courte invocation à quelque divinité hindoue ou mahométane*.
Leur doux linlcinent se mêle, non sans agn'iiicnt, aux chants ou à la musique qui accompagne la danse; elles servent non seulement à marquer la mesure, mais à souligner l'accord de la danse et de la musique.
0" Nùpura'. — Quelquefois ces assemblages de grelots sont remplacés par des anneaux de métal creux, H"/»i(/'(s. à l'intérieur desquels s'entre-clioquent des boules de plomb.
D. — FAMlI.l.E DES CAST.VONETTKS
i'^ Kurtar ou chittika'". — Le tintement de ces grelots est parfois combiné dans un même instrument avec le cliquetis des castagnettes. Cet instrument, le Inirlnr ou chittika (Og. iOO'l, se compose de deux petits morceaux de bnis dur, de 0"',li) de long, aplatis d'un côté et arrondis de J'autre. On le lient dans une main, et on insère d'ordinaire les doigts dans un anneau fixé à chacune des faces arrondies; puis, en refermant la main après l'avoir ouverte, les deux surfaces planes frappent l'une contre l'autre, agitant et faisant résonner les grappes de grelots ou les pièces de métal attachées aux deux extrémités.
2" Chacra". — D'autres castagnettes rondes appelées chacras (se.
cakra), d'ordinaire en bois et légèrement concaves, se rencontrent aussi dans l'Inde.
.3" Khattala'-. — On désigne encore sous le nom de khatlala ou khaltali une variété analogue de castagnettes, pouvant être rondes ou carrées, en bois ou en fer indifféremment. Leur effet, assez semblable à celui des très petites cymbales, n'est pas sans agrément entre des mains habiles.
E. — INSTRUMENTS riIVEIlS
L'Inde a connu encore quelques instruments d'une nature particulière, qu'on peut rattacher à la classe ghann.
t. Id., n» 7; Day (id.), p. 104.