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Le soi-disant " picil pyrrhiiiue

in).

est qu'une apparence.

le bas, l'autre vers le haut, ou vice versa, mouvements qui engendraient des gestes <( soutenus ", égaux ou inégaux, et dans lesquels la " décomposition » de la mesure, analogue à celle que nous inlligeons à certains adagios, n'intervenait que secondairement.

Seront appelées mesures UMiques celles où le Posé précède le Levé; mesures aiitithéttqucs' celles qui comportent l'ordre inverse. Elles sont aussi légitimes et aussi fréquentes les unes que les autres. Les mesures thétiqties sout normalement engendrées par l'agrégation des temps thétiques (rythmes « descendants " de J.-H. Schmidt: dactyles, trochées); les mesures antithétiques, par celle des rythmes <> ascendants » (anapestes, iambes).

139. Les rapports de durée entre le Posé et le Levé sout exprimés par les mêmes fractions que les rapports analogues entre le posé et le levé des temps. D'oii trois Genres de mesures :

L Les mesures du rapport simple ou du Genre Egal sont celles où le rapport des durées du Posé au Levé esl égal à -.

II. Les mesures du rapport double ou du Genre Double sont celles où le rapport des durées du Posé au Levé

est égal à ^.

IIL Les mesures du rapport hémiole ou sesquialtère, ou du Genre Hémiole, sont celles où le rapport des du-

rées du Posé au Levé ou du Levé au Posé est égal à-.

140. Les conventions suivantes seront appliquées à la représentation des mesures et de leur battue dans le TADLEAu DES MESURES présenté plus bas [360].

Les mesures antiques commençant aussi bien par le Levé que par le Posé, la barre de mesure, devenue abusivement dans l'art moderne le signal du temps fort, ne peut être employée dans les transcriptions des mètres grecs et romains.

Son non-usage a pour conséquence de rendre aux rythmes leur homogénéité et de faire apparaître des types rythmiques que la barre rend méconnaissables. Celle-ci sera dorénavant remplacée par une interruption de la portée. Cette interruption a l'avantage de ne point spécifier, comme fait la barre, l'explosion du « temps fort » : elle ne fait que limiter la mesure, sans rien préjuger de son poids ni de son équilibre.

Le ou les temps du Posé sont indiqués par l'orientation des hastes : elles sont tournées vers le bas / 0\.

Inversement, le ou les temps du Levé sont indiqués

par le redressement des hastes vers le haut \» /.

Chaque temps est enfermé dans une liaison, et tous les temps du Posé ou du Levé sont réunis par une commune liaison, qui les groupe.

De la sorte, la grande division de tout mètre en deux régions, correspondant aux inégales intensités des temps constitutifs, sera uniformément observée.

Exemple. Si nous voulons dénommer une mesure telle que :

3. Ces désignations ne se trouvent point employées dans ce sens, cliez les tliéorîciens anUques. Mais elles peuvent être tirées, par déduction, de certaines déûnitions. Elles n'ont, au reste, que la valeur d'étiquettes abréviatives.

lllSTOmE DE LA MUSIQUE

nous compterons les temps : il y a cinq ianibes; c'est donc une mesure il cinq temps (les métriciens disent une peiilapo(lie). Les deux piemieis temps sont enroliés d;ins le Levé. Cette penlapodie iambique est donc antillii'lique (L'fK). Une liaison inteiralée entre les liaisons partielles des temps et la friande liaison du Posé montre cpie les deux derniers iamlies constituent un sous-fjioupe et que le premier i:irnl)e du Posé s'en dislinis'ue.

Lorscpi'il y a syncope, le son lié ne se répète pas. Pour la sif,'naler, inie liaison duiililo établit la jonction entre les deux parties de la mesure, ou d'une mesure à l'autre.

.EVE ^(iPied)

(ihed)"' FOSÈ [350]

Le rapport du Posé au Levé est exprimé par une fraction; c'est ce que spécifient les abréviations et for-

, par exemple. Il va de

mules telles que -j-

soi que, par définition, dans le Genre Kfial la fraction

réduite à sa plus simple expression est - ; que dans le

(uMire Double elle est j, et enfin, dans le Genre Hé-

miole, -. Ne pas confondre celte figuration arithmétique du Genre avec les indications rythmiques propres aux mesures et qui se trouvent sur les portées.

On l'onstalera que ces indications de mesures sont ineflicaces à représenter les groupes caractéristi(|ueft employés par les Anciens en qualité de types rythmiques. Le 6 8, par exemple, s'applique aussi bien au.\ iambes qu'aux trochées, et le 2/2 aussi bien aux anapestes qu'aux dactyles. Il suffit de se souvenir du principe qui préside à l'orf^anisalion des durées dans l'art musical hellénique pour comprendre cette insuffisance de nos modernes rubriques en pareil cas : nous n'avons plus de types rythmiques.

Ni la tétrapodie péonique ni la pentapodie anapestique ne figurent dans le tableau suivant. La première paraît avoir été toujours résolue en deux dipodies, et l'existence de la seconde n'est point prouvée.

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