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Joliann (icorf,' Aille (lO'lO- 1706), ilnns son Anakrconllsches Ehr- ttiul Fci-'niii'n/iiv/, composé en l'Iinniieur de Kuni'.illi MocUliaoli, bouifjmostio de Miililliaiisen, emploie aussi les iTistiLinieiits. Mais, après leur prélude,
les violes de ganibc ne font que réaliser l'harmonie de la basse, sans concerter avec la voix, et les cinq couplets sont présentés sans variation ' :
VOBSPIEL.
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1. Celte composilioii dale de 1682. Je la cite d'après l'exemplaire de la Bibl. du Conservatoire de Paris.
EXCrCLOPÈDIE DE LA MVSIQVE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOIRE
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e delenMeckba chen, Meckbachen unserm Ralher und treiiemLandes.Va ter?
Avec Johann Krieger, nous en venons aux airs de caraclère délicat, de sentiment varié et de forme assez simple, sans étalage de science et sans recherche de profondeur'.
En 1607, Philipp Heinrich Ei-Iebach fit paraître à Nuremberg une collection d'airs, dédiés à Albert Anthon, comte de Schwarzbourg, seigneur d'Arnstadt, et à sa famille. Voici le titre : Hnnnonificlie Fn'udc musicalischer Freunde. ErsterTheit, beslekend infnnffzig Moralisch- laul Politischen Arien, n^bst Zinjeliùrii/eit liiltornellcn, à II Violini è Basfio conlhivo-. Ce recueil contient de fort remarquables pièces. Philipp Spitta, quand il nous parle de la gravité de Bach, de sa prédilection pour les sujets tristes, observe que, chez personne des précurseurs de Jean-Sébastien, il
u'a trouvé un semblable coloris, de pareils tons, « chauds et saturés >i, pour interpréter la douleur. « Je ne pourrais nommer qu'un seul musicien, dit-il, qui, avant Sébastien Bach, ait formé quelque chose d'approchant 3; c'est le maître de chapelle de Rudolstadl, Philipp Heinrich Erlebach (16o7-ni4). » Et il cite un de ses airs (le n» XIV du recueil de 1697), œuvre « magnifique, écrit-il, composée dans la forme de r.l)-iV( avec Da Capo..., et dont le texte exprime les sentiments d'une âme déchirée. » Il loue l'ampleur de mélodie et la profondeur [Innigkeit] tout allemande de cette musique, et déclare qu'elle parle, encore aujourd'hui, un langage qui va au cœur*. On pourra juger de la force expressive de cette pièce, que je transcris tout entière :
Violons la2.
Adagio, e piano.
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Con affelto .
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1. Vo\e/ l'ouvr. de M. A. Reissmann, Illnstrirte Oeschichte der deutschen Musi/c, isi2, pp. 262-^64.