DEUX A POINTS NOUES
Fournitures : Fil à pointer D.M.C N” 3o, Cordonnet 6 fils D.M.C N°* i5 à 3o, ou Fil à dentelle D.M.C N“ 25 à 5o. (*)
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Fig. 8i5. Détail de la fig. 814.
dans la lisière ou en fixant l’ouvrage achevé au moyen de points de surjet presqu’invisibles.
Entre-deux à points noués (fig. 8 1 6, 817). — La dentelle à points noués, telle que la représentent les deux gravures ci-
(*) Voir, à la fin du dernier chapitre, le tableau des grosseurs et la liste des couleurs des fils et cotons D.M.C.
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Fig. Si 6. Entre-deux a points noues.
Fournitures : Les mêmes que pour la fig. 81 3.
Fig. 817. Détail de la fig. 816.
L’exécution du point même ne diffère que légèrement de celle des dessins qui précèdent, cependant comme l’enlacement du fil est légèrement modifié, ainsi qu’on le voit par les boucles
DENTELLES DIVERSES
dessous, est réputée d’origine italienne, mais nous la retrouvons exécutée avec la même perfection en Perse et dans l’Asie- Mineure. Nous lui conservons la dénomination de dentelle à points noués comme aux précédentes.
Fig. 820. Dentelle Reticella.
Fournitures — Pour les jours : Cordonnet 6 fils D.M.C N”’ 10 à 100, ou Fil à dentelle D.M.C N“‘ 25 à i5o, blanc ou écru. (*)
Pour les brides : Lacets superfins D.M.C N"‘ 3 à 8. (*)
(*) Voir, à la fin du dernier chapitre, le tableau des grosseurs et la liste des couleurs des fils et cotons D.M.C.
ouvertes dans la fig. 817, les points se resserrent plus et présentent le même aspect sur les deux côtés de l’ouvrage.
On pourra suivre sans peine la suite des tours, que l’on commencera de préférence par les deux rangs de points qui forment les brides perpendiculaires auxquels on fait succéder les points qui établissent les 4 baguettes entre les brides.
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Dentelle à points noués (fig. 818, 819). — La charmante petite dentelle que nous représentons ici a été prise sur un objet religieux originaire d’Italie.
Les points que l’on fait dans l’ordre indiqué par la gravure agrandie sont finalement surfilés d’un fil floche, comme le Coton
Fig. 818.
Dentelle a points noués.
Fournitures: Cordonnet 6 fils D.M.C N“‘ io à 25, ou Fil à dentelle D.M.C N°‘ 25 à ioo, et Coton à repriser D.M.C N° 25 ou 5o. (*)
Fig. 819.
Détail de la fig. 818.
Dentelle Beticella (fig. 820, 821). — Les dentelles Reticella se font généralement sur un tracé pareil à ceux qui servent à établir les ouvrages qui vont suivre. Mais comme cette manière de travailler a été modifiée dans la dentelle que nous allons décrire, nous avons pensé bien faire en appliquant ici cette méthode de simplification qu’on a souvent employée pour les beaux ouvrages anciens et qui consistait à remplacer les brides faites d’ordinaire à l’aiguille par un lacet fait aux fuseaux.
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à repriser D.M.C, en couleur un peu mate, par exemple le Bleu- Indigo 334, le Rouge-Géranium 352, le Jaune-Rouille 365 et d’autres encore.
On surfile les brides obliquées et l’on passe par dessus les
DENTELLES DIVERSES
On fixe d’abord les galons ou lacets au moyen de très petits points coulés, le long des lignes du dessin ; du papier foncé sera préférable au papier clair pour calquer le dessin.
Une fois les rayons de lacets établis, on commence par faire les brides au centre, recouvertes de simples points de feston, sur lesquels on monte un rang de points d’après la fig. 752, puis on fait suivre une autre bride pour laquelle on relève la boucle des points du rang précédent, un nouveau rang pareil au second, que l’on termine par des picots d’après la fig. 700.
La base des pyramides repose sur des brides festonnées sur deux côtés et garnies de picots vers l’intérieur. Les points de la première rangée ne seront pas trop rapprochés afin que ceux de la seconde puissent être logés entre les premiers, comme nous l’avons expliqué à la fig.
702 du chapitre Dentelle irlandaise.
DENTELLES DIVERSES
On fera pour l’intérieur des pyramides, le point représenté dans la fig. 738, les picots qui les entourent, d’après la fig.
La dentelle a été exécutée telle qu’on la voit dans la fig. 820, en grandeur naturelle, avec du Fil à dentelle D.M.G N° 80, tandis que la seconde gravure, représentant le même motif, fait comprendre que l’on peut parfaitement faire le même ouvrage avec des fournitures plus volumineuses, car ici c’est du Lacet surfin D.M.G N° 4 et du Cordonnet 6 fils D.M.C N° 20 qui ont servi à confectionner les différents détails.
Dentelles vénitiennes (fig. 822, 823, 824, 825, 826, 827, 828. — On comprend sous la dénomination de « Points de Venise » non seulement certains genres d’ouvrages aux fuseaux, mais plus généralement encore ces belles dentelles faites à l’aiguille, dont les contours sont bordés de riches festons, à haut relief. La dentellière ap-
Fig. 824. Dentelle vénitienne.
Fig. 825. Dentelle vénitienne
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des
Fig. 826. Dentelle vénitienne.
Dentelle vénitienne
pelle ces reliefs « brodes ».
Il s’agit ici, comme pour la plupart des ouvrages, de préparer d’abord le dessin ; seulement on procède autrement pour les patrons de points à l’aiguille que pour les patrons des dentelles aux fuseaux.
Ainsi on doublera d’abord de papier noir mat le dessin calqué sur papier (il existe un papier spécial pour cela), on pratique sur le calque des trous à distances mathématiques les uns des autres, puis on enlève le calque et on bâtit le papier noir sur une toile assez grossière. Ceci terminé, on prend de trois
à cinq brins du fil qui servira à faire la dentelle, on pose cette mèche sur les lignes que marquent les trous percés et on arrête cette mèche à chaque trou par un point que l’on fait par dessus les fils.
La fig. 822, ainsi que les autres figures de la même série, en grandeur naturelle, fait voir les distances qu’il faut main-
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tenir entre les piqûres ainsi que le commencement du tracé, tandis que la fig. 823 montre le tracé terminé, même pour les œillets que l’on fera entrer plus tard dans les jours.
Ce n’est que lorsque le tracé est terminé que l’on peut faire les jours ou points proprement dits. Cette partie de l’ouvrage devra être exécutée avec une propreté parfaite ; le fil devra toujours garder sa pureté originale. Pour y arriver on prend du papier bleu et on en recouvre toutes les parties du tracé que l’on ne veut pas travailler immédiatement ; celles que l’on se propose d’entreprendre de suite resteront découvertes. En outre, on prendra un morceau de papier un peu plus grand que la Fournitures — Pour les jours: Fil à oentell F . & ^ D.M.C N”’ ioo à 200. — Pour le tracé et pou
partie non recouverte, bourrer : Coton surfin D.M.C N“ 120 à i5o. (*) on y coupera une petite
ouverture d’un c/m. de diamètre environ et on posera cette ouverture juste sur l’endroit où l’on veut commencer son ouvrage. Ce n’est que dans l’espace découvert que l’on exécute les jours. Ce papier étant mobile, on pourra toujours faire suivre l’ouverture au fur et à mesure que l’on avancera ou que l’on reviendra sur les rangs, fig. 824.
Les points, de n’importe quel genre, doivent tous être arrêtés au tracé sans cependant trop charger celui-ci.
Nous rappelons encore une fois ici à celles de nos lectrices qui n’auraient pas parcouru attentivement le chapitre précédent,
(*) Voir, à la fin du dernier chapitre, le tableau des grosseurs et la liste des couleurs des fils et cotons D.M.C.
DENTELLES DIVERSES
que les points de dentelles fines se font toujours en tenant le
chas de l’aiguille tourné vers l’ouvrière, la pointe vers l’extérieur. On arrive de cette manière à un travail plus régulier et plus exact.
On remplit donc toutes les parties successivement de jours que l’on distribuera selon le dessin en jours pleins ou en jours plus ajourés, jusqu’à ce que tous les vides du tracé soient comblés (voir fig. 825 et 826).
Lorsque tous les jours sont faits, on festonne les contours, au moyen de points très serrés.
Les anciens points de Venise sont en outre garnis de festons à reliefs très forts ou de « brodes », que l’on bourre fortement de fils, comme nous l’avons expliqué à la page à la broderie
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vénitienne.
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ÙÊÊÉm de Venise à fond de
I réseau (fig. 829). — Dans n des motifs détachés comme ceux des sept der-
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mères figures, on festonne Fil à dentelle ies contours dès que uacé: Coton ^ plei ns sont terminés,
DENTELLES DIVERSES
mais dans des dentelles dont les parties sont jointes par des brides ou par un réseau, on ne fait les contours festonnés qu’en dernier lieu. Ainsi dans la dentelle fig. 829 on achève d’abord tous les jours à l’intérieur des fleurs et des rinceaux, puis on ajoute le réseau, que l’on peut aussi remplacer par des brides picotées, et en dernier lieu seulement on fait les brodes et les festons extérieurs.
Comme tous ce s ouvrages sont d’assez longue haleine et demandent beaucoup d’exactitude dans l’exécution, nous conseillons à nos lectrices de se servir de préférence d'un fil légèrement teinté, tel que le Fil à dentelle D.M.C dans les Nos 70 à 200 (*).
Ce sont principalement les numéros les plus élevés de ce fil qui ont ce vrai ton ivoire que nous apprécions si fort dans les broderies anciennes.
Fleurette au point à l’aiguille (fig. 83o) — Les points à l’aiguille, appelés aussi Points de Bruxelles, exigent les mêmes préparatifs que le point de Venise ; seulement on y remarque rarement une aussi grande variété de points et de jours.
Ce sont ordinairement les points, fig. 720 et 737, qui alternent dans les fleurs ; les contours sont moins festonnés, les points partout
. 7 A A Fleurette au point a l’aiguille.
moins rapproches. Fournitures — Pour le tracé: Coton surfin
Ici, Comme pour les D.M.C N01 120 à i5o. — Pour les jours: autres dentelles, on recouvre Fl1 à dentelle D-M.c n* 200. (*) soigneusement les parties brodées, afin que la main ne se trouve jamais en contact avec les jours terminés.
(*) Voir, à la fin du dernier chapitre, le tableau des grosseurs et la liste des couleurs des fils et cotons D.M.C
DENTELLES DIVERSES
Les dessins pour dentelles points à l’aiguille se rapprochent plus de la nature ; les compositions sont moins artistiques, moins sévères que pour le point de Venise.
La branche que représente notre gravure montre en même temps le genre de dessin que l’on emploie pour la dentelle de Bruxelles et les jours qui servent à la produire.
Ouvrages de fantaisie.
Ayant été obligée de classer méthodiquement les diverses matières qui font l’objet de cette publication, il reste un certain nombre d’ouvrages qui n’ont pu être décrits jusqu’à présent et qui trouveront leur place dans le présent chapitre.
Parmi ceux-ci il en est beaucoup qui sont fort intéressants et qu’il eût été dommage de passer sous silence dans un recueil qui a pour but la description de tous les ouvrages de dames.
Le plus souvent, les dessins qui vont suivre ne contiennent en substance que l’application des divers genres de points déjà décrits dans les chapitres précédents, qu’il s’agisse de couture, de broderie ou de crochet ; aussi les personnes qui ont déjà la pratique des principaux genres d’ouvrages, comprendront-elles facilement les explications qui vont suivre.
Cordon noué à la main (fig. 83 1, 832, 833, 834, 835). — Le cordon noué dont il a été question dans la description des fig. 772 et 773 du chapitre Dentelle irlandaise est un ouvrage de pure fantaisie dans lequel les doigts jouent le rôle de crochet. La confection de ce cordon, entièrement composé de mailles enlacées les unes dans les autres et fortement serrées, est des plus simples et des plus faciles.
En exposant le moyen de l’établir soi-même, nous croyons rendre service aux personnes qui n’ont pas à leur portée les
Application de differents tissus sur satin avec sertissage de ganse.
56o OUVRAGES DE FANTAISIE
ganses et les passementeries nécessaires pour le montage d’un ouvrage.
On réunit deux bouts de fil ou de soutache ; on prend l’un des bouts dans la main gauche (fig. 83 1), on forme une boucle
Fig. 83 i. Cordon noué a la main. Première pose des mains,
Fig. 832. Cordon noué a la main. Deuxième pose des mains,
Fig. 833. Cordon noué a la main. Troisième pose des mains.
en passant le fil sur la main droite et en élevant l’index, et on raidit le fil de la main gauche.
Puis, tenant de la main gauche le fil toujours tendu, on fait entrer l’index de gauche dans la boucle se trouvant sur
Th, de Dillmont, Encyclopédie des Ouvrages de Dames. In-8°, rel. anglaise, tranche dorée.
OUVRAGES DE FANTAISIE
l’index de droite et on ramène vers soi le fil, découlant de la main gauche et se trouvant derrière la boucle, fig. 832.
A l’instant même où l’index de gauche revient avec la nouvelle boucle, on laisse glisser celle de l’index de droite, et le bout avec les nœuds passe entre le pouce et le troisième doigt de la main gauche, tandis que la main droite serre le nœud, fig. 833.
Fig. 834. Cordon noué a la main. Quatrième pose des mains.
Dans la fig. 834 représentant la quatrième pose des mains, on voit comment l’index de la main droite relève le fil et passe par la boucle sur la main gauche ; le bout passera donc aussi immédiatement dans la main droite et la main gauche serrera le nœud.
C’est, par conséquent, en serrant tantôt le nœud de droite et tantôt celui de gauche que l’on produit ce joli cordon dont l’exécution est plutôt un délassement qu’un travail.
Des personnes adroites arriveront facilement à faire le même cordon avec quatre fils.
Dans ce cas on noue les bouts de fil, on fait quelques nœuds avec deux et deux fils, puis on lâche la boucle que l’on a sur l’index, on y monte la seconde et l’on serre le nœud en passant toutefois les fils par dessus ceux
Cordon noué a la main.
Fournitures : Fil à pointer D.M.C N°‘ 10 à 3o, Coton à tricoter D.M.C N01 6 à 12, Cordonnet 6 fils D.M.C N”* 3 à 25 ou Soutache D.M.C N°‘ i à 3. (*)
(*) Voir, à la fin du dernier chapitre, le tableau des grosseurs et la liste des couleurs des fils et cotons D.M.C.
Fig. 840.
Boules pour passementerie Découpage du carton.
840, 841). — Dans le chapitre du cro- Fig. 841.
chet nous avons donné deux exemples boule terminée avec tenon.
Fig. 836.
Boules pour passementerie.
Carton préparé.
Fig. 837.
Boules pour passementerie.
Carton surfilé en partie.
que l’on a laissé tomber. Puis on lâche de nouveau la boucle que l’on a sur le doigt, pour reprendre celle que l’on avait abandonnée en premier lieu.
Boules pour passementerie (fig. 836, 837, 838, 839,
OUVRAGES DE FANTAISIE
OUVRAGES DE FANTAISIE
de crochet à la fourche, terminés tous deux par des boules. Pour les faire on commence par préparer un certain nombre de cartons ronds percés d’un trou au centre, fig. 836, on en réunit deux et on les recouvre de points très serrés, fig. 83y, pour lesquels on prend du Coton à tricoter D.M.C (* *) ou du Coton à repriser D.M.C (*). Toute la circonférence du carton une fois recouverte, on fait entrer les ciseaux entre les deux cartons et on coupe tous les fils au bord extérieur, fig. 838 ; après quoi on passe un fil entre les deux cartons ; on en enlace plusieurs fois les fils en serrant très fortement, fig. 83cj, on arrête par un nœud et on laisse les bouts assez longs pour en former un tenon, par lequel on attachera plus tard la boule aux franges ; une fois les fils bien liés, on fait une entaille dans le carton, fig. 840, on le retire et la boule comme elle est représentée dans la fig. 840 est terminée.
Crochet sur métier (fig. 842, 843, 844, 845). — Depuis l’invention de la machine à coudre ce genre d’ouvrage avait quelque peu perdu de sa vogue, cependant comme on peut faire à la main et à l’aide du crochet un travail plus fini et mieux nuancé qu’à la machine, on a repris ce genre de crochet.
On ne peut le faire que sur un métier de dimension en rapport avec l’objet que l’on a l’intention de confectionner.
Les mailles ou points de chaînette que l’on produit au moyen du crochet exigent l’emploi d’un outil spécial, tel qu’on le voit dans la fig. 8q3, où
Fig. 842.