‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 302 sur 656 · Serre, Gaz. médic., p · texte numérisé non relu

Serre, Gaz. médic., p

(2) Syme, Edimb. med. and. surg.

Journ», p. 581, vol. xxxvn.

(3) Velpeau, ouv. cité, p. 121.

gion postérieure du tronc (I), à la partie antérieure de la poitrine (2), entre les muscles de l’abdomen (3), à l'aine et au périnée (4), sur les différents points de la cuisse, aux jambes (5), etc., etc., ainsi d’ailleurs que l’avaient indiqué depuis long-temps Chopart, Louis, Sam. Cooper et Alibert. Ces tumeurs adhèrent peu en général aux tissus voisins ; elles peuvent se présenter sous trois formes différentes : ainsi elles ont ou une large base, elles-mêmes étant pour ainsi dire aplaties, ou elles sont au contraire saillantes, ou enfin elles sont pédiculées.

TRAITEMENT

La science ne possède guère, du reste, qu’un seul moyen pour agir sur ces tumeurs, je veux parler de l’extirpation : quelques praticiens cependant ont recours encore, il est vrai, aux caustiques ou au fer rouge pour^ certains lipomes sous-cutanés, mais ce moyen nous paraît peu convenable ; il pourrait même devenir dangereux si on l’appliquait aux tumeurs sous-aponévrotiques et à plus forte raison aux tumeurs plus profondément situées.

§ Ier. Loupes sous -cutanées.

Lorsque les loupes sont sous-cutanées, l’extirpation en est en général très-facile; il suffit en effet d’une simple incision droite, si le volume de la tumeur est peu prononcé, et dans le cas contraire il suffit, pour mieux la mettre à nu, d’une incision cruciale, en A ou de toute autre mieux appropriée à la tumeur sur laquelle on agit. En général, cependant, pour les tumeurs plates et k large base l’opérateur, après avoir incisé la peau jusqu’à la surface de la tumeur, se borne à disséquer cette dernière à droite et à gauche, et cela d’habitude avec le manche du bistouri ou les doigts, à raison du peu d’adhérence des parties;

(1) Dupuytren, Journ. hebd. univ., t.

îv, p. 28. —Dorsey, Journ. des progrès, t. iv, p. 28t. — Velpeau, ouv. cité, p. 121. — Taillefer, Gazette médic., p. 95.

(2) Portulapi, Bull, de Férussac. t. i, p. 240.

(5) Græfe, Gaz. méd., p. 169. 1835.

(4) Taramelli, Bull, de Férussac, t.

xvi, p, 85.

(5) Velpeau, ouv. cité, p. 121.

DE MÉDECINE OPERATOIRE.

puis, cela une fois fait, il renverse la tumeur, ou s’en empare avec une érigne, et, divisant ensuite les dernières adhérences qui l’unissent aux tissus voisins, il la détache complètement et termine ainsi l’opération. Dans les tumeurs larges et saillantes,, au contraire, l’opérateur fait mieux d’enlever presque toujours une portion de téguments et, comme dans ees cas la tumeur adhère presque toujours plus intimement aux parties, il a soin, pour détruire ces dernières, de se servir d’un bistouri. Lorsque la tumeur est pcdicu/ce, l’opérateur alors, ou bien l’enlève en laissant la quantité de peau qui lui paraît nécessaire et en procédant par dissection , ou bien il place une ligature sur le pédicule, après avoir au préalable toutefois pratiqué une incision circulaire à la peau. Sabatier, dans le cas dont nous parlons, préférait, lorsque le malade redoutait l’instrument tranchant, tremper le lien avec lequel il pratiquait la ligature dans l'3cide nitrique, et l’appliquait ensuite sur la peau, de manière à détruire peu à peu cette dernière sans douleur et à appliquer ensuite la ligature sans en provoquer aucune. Nonobstant cet avantage, nous aimerions mieux, nous l’avouons, nous servir en pareille occasion de l’instrument tranchant.

§ II. Loupes sous-aponëvroliques.

Quant aux loupes sous-aponévroliques ou plutôt aux loupes profondes, il serait difficile de rien établir de précis touchant le manuel opératoire qui se rapporte à leur extirpation; car il varie pour ainsi dire suivant le siège et le volume de la tumeur. Sans doute les premiers temps de l’opération sont toujours à peu près les mêmes, c’est-à-dire que l’opérateur commence toujours par pratiquer une incision dont la forme approche de celle dont nous avons parlé ; mais, une fois cela fait, il faut souvent alors diviser, enlever même des portions plus ou moins étendues d’organe qui masquent la tumeur et s’opposent à son isolement ou à son enlèvement, sans compter les difficultés qui peuvent naître alors de la présence de nerfs ou de vaisseaux importants : aussi nous contenterons-nous de dire que, pour entreprendre dépareilles opérations, il faut connaître parfaitement l’anatomie de la région où s estdéveloppée la tumeur, sans quoi on expose son malade aux plus grands dangers.

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