Dict. de méd. en 30 vol., t. îv
DE MÉDECINE
gicale de la Faculté de médecine de Paris, M. A. Bérard, titulaire actuel de la clinire , crut reconnaître dans le genou du malade qui lui était présenté, l’existence d’un corps étranger, outre l’hydartlirose dont l'articulation était atteinte. On trouvait en effet à l’examen, outre l’épancheinent de sérosité, une tumeur distincte, circonscrite, roulant sous le doigt, grosse comme un noyau d’abricot, au côté externe du genou, audessus de la rotule. M. Marjolin ne partagea pas cette opinion et affirma que le prétendu corps étranger devait être une tumeur adhérente telle qu’on en rencontre souvent dans les hydarthroses, mais dont il ignorait, ajoutait-il, complètement la composition, n’ayant jamais eu occasion d’en faire la dissection. M. Malgaigne, qui partageait l’avis de M. A. Bérard, ayant rencontré à Bicêtre deux sujets qui présentaient les mêmes conditions que le malade examiné au concours, s’empressa, l’un d’eux étant mort accidentellement, d’examiner la tumeur, qu’il trouva formée par un flocon de graisse d’apparence tout à fait saine, et en examinant plusieurs autres sujets il ne tarda pas à se convaincre que son existence était toute normale et qu’elle se trouvait le plus souvent au côté externe et rarement au côté interne du genou. M. Malgaigne s’est assuré en outre que l’existence de ce flocon est indépendante de l’hydarthrose , car il persiste cette dernière une fois guérie : seulement il paraît augmenter de volume pendant que l’hydarthrose et l’inflammation articulaire prennent plus de développement. Enfin , la pression y détermine pendant long-temps un peu plus de douleur que partout ailleurs , comme si l’irritation disparaissait plus facilement lorsqu’elle n’occupe que la synoviale , que là où elle s’est propagée dans le tissu adipeux voisin (1). Divers moyens ont, du reste, été proposés pour guérir l’affection dont nous parlons; mais nous ne : ferons mention que de la compression et de l’extirpation ou mieux de l’extraction.