I. Compression médiate sur la tumeur
Un certain nombre de machines ont été inventées pour pratiquer la compression médiate, et de ce nombre se trou vent celles d’Arnaud, de Hunier, de" Bondon, de Foubert, mais on y a P'éaé râlement renoncé, et on préfère recoiT nr, quand on se sert de la compression" au procédé de Guattani. Quand on '’ décidé a recourir à ce dernier, on corn me.nce P»r »e servir d’une certaine aUan" hte de charpie qu’on place sur la ltl meur, de manière à la couvrir et de compresses épaisses qu’on dispose sur elle. Une autre compresse longue e épaisse est appliquée Ensuite auSsu
TRAITÉ
de l;i tumeur sur le trajet de l’artère ; on assujettit le tout avec un bandage roulé médiocrement serré, étendu de la partie inférieure de l’anévrisme à la partie supérieure du membre. Reste ensuite à humecter souvent cet appareil avec de l’eau vinaigrée ou tout autre liquide réfrigérant, à le renouveler tous les quinze ou vingt jours, et à pratiquer une ou plusieurs saignées pour .vider les vaisseaux, calmer la douleur, et hâter l’époque de la formation ducoagulum et le resserrement de l’artère. Guattani a été assez heureux pour guérir avec ce mode de compression trois anévrismes de l’artère poplitée: on ne saurait cependant méconnaître que celte manière de faire expose au gonflement œdémateux de la partie inférieure du membre.
Aussi Genga et Thedon ont-ils recommandé d’appliquer l’appareil sur tout le membre.