‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 394 sur 656 · III. Compression entre le cœur et la · texte numérisé non relu

III. Compression entre le cœur et la

tumeur [compression au-clessus de la

tumeur).

La compression au-dessus de la tumeur offre, on le conçoit, un avantage réel dans les cas où celte dernière est douloureuse, et à plus forte raison dans ceux où les téguments sont sur le point de s’ulcérer. Mais l’avantage qu’on en retire est peut-être plus grand encore, lorsque l’artère qui est le siège de la tumeur se trouve à une certaine distance de celle-ci placée superficiellement, et a son point d’appui presque immédiat sur un os, ainsi que cela a lieu pour l’artère axillaire derrière la clavicule, pour l’artère fémorale à son passage sur le pubis, ou plus bas sur la face interne du fémur. Dans les cas dont nous parlons, un demi-cercle d’acier portant à l’une de scs extrémités une pelote que l’on peut éloigner ou rapprocher à volonté à l’aide d'une vis de pression , et dont l’autre extrémité est garnie d’un coussin destiné à protéger la peau, nous paraît être l’instrument le plus convenable, etDupuytren y a eu recours plusieurs fois avec succès pour des anévrismes des extrémités inférieures. Seulement il importe de ne pas perdre de vue qu’il occasionne assez souvent des douleurs cl un engourdissement tels que les malades ne peuvent le supporter, et que parfois aussi on voit apparaître une excoriation à la peau qui, finissant par s’ulcérer, apporte ainsi un obstacle plus ou moins absolu h la continuation de l’appareil. Eu tout cas, quand on a été assez heureux pour guérir le malade, on voit s'oblitérer non-seulement la poche anéyrisinale , mais encore la portion d'artère qui s'étend jusqu au point comprimé, à moins cependant que le sang ne vienne à refluer dans cette partie du vaisseau , par le moyen de quelques artérioles; ce qui du reste, hâtons-nous de le déclarer, n’est pas toujours un obstacle à la guérison.

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