I. traitement
Arrachement des cils. — Une des méthodes le plus anciennement employées contre le trichiasis est l’arrachement des cils, mais à titre seulement de traitement palliatif. Un traitement beaucoup plus préconisé est la cautérisation du bulbe. Celse conseillait, à cet effet, d’enfoncer une aiguille rougie à blanc dans le bulbe ; mais on comprend qu’au moment où le corps incandescent arrive sur l’organe dont nous venons de parler, il doit avoir souvent perdu une partie de sa chaleur; aussi, dans l’intention d’y remédier , Champesme a emprunté à Ambroise Paré un cautère appelé tête- de-moineau, et qui consiste dans une petite boule d’acier dans laquelle se trouve fixée une aiguille de 12 millimètres d’étendue. Mais la cautérisation à l’aide de cet instrument ne laisse pas que d’être assez difficile, et M. Caron du Yillards lui a substitué avec avantage le procédé suivant.
L’opéraleur commence par faire pénétrer une épingle, dite épingle d'entomologiste, à la profondeur de ,3 millimètres , dans chaque bulbe ; puis il réunit toutes’ ces épingles à l’aide d’un petit fil d’argent ou d’une carte fendue. Approchant ensuite la flamme d’une petite bougie ou un fer à papillotes des épingles placées dans les bulbes , il y
traité
occasionne nécessairement une chaleur suffisante pour cuire le bulbe et l’atrophier à toujours. A en croire M. Vidai (de Cassis) et quelques autres chirurgiens , ce procédé serait très-douloureux. Mais si nous en jugeons par les faits que nous avons observés, nous serons obligé de reconnaître que M. Vidal (de Cassis) se trompe étrangement, alors surtout qu’on le voit préconiser le procédé de Vacca Berlinghieri , qui consiste dans la dissection et l’extraction des bulbes ; opération à coup sur bien autrement douloureuse que celle proposée par Carron du Villards.